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Archives Mensuelles: octobre 2018

« LA FEMME REPTILE » (1966)

REPTILE« LA FEMME REPTILE » de John Gilling est un des fameux films d’horreur de la firme britannique Hammer. Il faut se replacer dans le contexte de l’époque pour pouvoir ressentir quelque inquiétude (ne parlons pas de peur) à sa vision, mais celle-ci n’est pas désagréable.

Le vieux mythe du loup-garou est transposé en Cornouailles, où la fille (Jacqueline Pearce) d’un explorateur (Noel Willman) revenu de Bornéo,  frappée d’une malédiction, se transforme de temps en temps en horrible femme-cobra qui attaque – et pique – les humains. Un couple de voisins (Ray Barrett et Jennifer Daniel) fraîchement installé va se trouver mêlé à cette sombre affaire. Le scénario est très simpliste, voire un peu simplet, les intérieurs sont trop éclairés, dénués de tout mystère et les décors sont à la limite de la série Z. Comme les comédiens sont, à l’exception de Miss Pearce, sans grand intérêt, on a un peu de mal à s’accrocher. Reste qu’on retrouve avec un plaisir nostalgique ce petit « look Hammer » et que le monstre lui-même apparaît très fugitivement et n’a pas le temps d’être complètement ridicule. Ce petit conte naïf et linéaire se laisse donc voir sans enthousiasme, mais il se laisse voir.

À noter tout de même, que ne bénéficiant visiblement pas d’un très gros budget, « LA FEMME REPTILE » réutilise ad nauseam les mêmes décors et que les cascadeurs utilisés dans les rares scènes d’action sont beaucoup trop identifiables. Lors de l’empoignade entre Willman et Marne Maitland, on s’y perd un peu, vu qu’on dirait que quatre personnages distincts sont en train de se rouler par terre au lieu de deux !

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JENNIFER DANIEL ET JACQUELINE PEARCE

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Publié par le 17 octobre 2018 dans CINÉMA ANGLAIS, FILMS D'HORREUR

 

HAPPY BIRTHDAY, RITA !

RITA

RITA HAYWORTH (1918-1987), STAR DE L’ÂGE D’OR AU DESTIN TRAGIQUE. INOUBLIABLE DANS « GILDA » OU « LA DAME DE SHANGHAÏ ».

 
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Publié par le 17 octobre 2018 dans ANNIVERSAIRES

 

« RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL » (1957)

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BURT LANCASTER ET KIRK DOUGLAS

Sans présenter les qualités plastiques et romanesques de « LA POURSUITE INFERNALE » de John Ford, « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL », énième version du duel mythique qui opposa le marshal Wyatt Earp et ses frères au clan des Clanton à Tombstone, a fini par l’égaler dans l’esprit des amoureux du western. John Sturges, armé d’un scénario en béton armé de Leon Uris et surtout d’un casting éblouissant signe un de ses meilleurs films.OK2

On peut trouver la mécanique trop millimétrée, le rôle de Rhonda Fleming superflu et certains décors de studio pas très heureux, mais le film balaie les réticences par l’excellent traitement de son thème principal : l’amitié entre un homme de loi psychorigide (Burt Lancaster) et un joueur tuberculeux qui tue comme il respire (Kirk Douglas). Uris bâtit cette histoire d’hommes comme une love story hollywoodienne traditionnelle : rencontre inopinée, coup de foudre, conflit, complicité grandissante, etc. D’ailleurs, l’amie de Doc Holiday est ouvertement jalouse de Earp au point de l’envoyer à la mort pour s’en débarrasser ! C’est dire que l’ambiguïté règne, mais sans insistance. Les deux acteurs sont superbes, particulièrement Douglas en âme tourmentée, suicidaire, aveuglément fidèle à ce « lawman » qu’il devrait haïr. Ses scènes avec Jo Van Fleet jouant une prostituée ni très belle, ni très jeune, sont très étonnantes dans un film de cette époque. Une relation complexe, toxique, flirtant avec le SM pur et simple. Sturges surfe avec maestria de morceaux de bravoure en séquences magnifiquement dialoguées avec une certaine raideur nullement déplaisante.

Imparfait mais puissant, devenu un vrai classique westernien après avoir été longtemps dénigré au profit du chef-d’œuvre de Ford, « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL » permet à l’amateur de se délecter d’une distribution de seconds rôles extraordinaire : Dennis Hopper, Lee Van Cleef, John Ireland, Jack Elam (à peine figurant), Earl Holliman, DeForest Kelley et beaucoup d’autres. Un vrai régal, ce film.

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KIRK DOUGLAS, JO VAN FLEET ET LEE VAN CLEEF

 

HAPPY BIRTHDAY, MICHAEL !

CATON

MICHAEL CATON-JONES, RÉALISATEUR ÉCOSSAIS TRÈS INÉGAL, IL SIGNA MALGRÉ TOUT UN VRAI GRAND FILM : « ROB ROY ».

 
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Publié par le 15 octobre 2018 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« QUAND LA VILLE DORT » (1950)

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STERLING HAYDEN

Inspiré d’un roman de W.R. Burnett, réalisé par John Huston, « QUAND LA VILLE DORT » est un des deux ou trois chefs-d’œuvre du réalisateur, mais aussi du ‘film noir’ et plus généralement une des plus inaltérables réussites du cinéma U.S. toutes époques confondues.ASPHALT.jpg

L’anecdote est plus que simple : la réunion d’une demi douzaine de malfrats pour cambrioler une bijouterie. Mais Huston expédie rapidement l’acte lui-même pour se focaliser sur ses conséquences et sur la poisse qui poursuit ses protagonistes. Filmé au rasoir dans un noir & blanc acéré, enveloppé dans la BO stressante de Miklós Rózsa, le film est d’une modernité inouïe. À peine peut-on deviner son âge dans les séquences impliquant les policiers, inutilement explicatives. Ce qui fait tout le prix de « QUAND LA VILLE DORT » c’est l’absence de toute espèce de jugement moral dans le regard que porte Huston sur ces voyous, ces laissés-pour-compte, ces déracinés traînant leurs vices, leurs obsessions et leur enfance comme un boulet qui les mène droit au tombeau. Même les plus méprisables possèdent une étincelle d’humanité. Et le casting est une pure merveille : Sam Jaffe extraordinaire en « cerveau » au physique de petit comptable, Sterling Hayden dans son plus beau rôle, celui d’un gros bras monosyllabique, une brute épaisse étrangement touchante, Jean Hagen géniale en paumée s’accrochant à lui, Marc Lawrence d’une fabuleuse authenticité en bookmaker couard, et Louis Calhern, James Whitmore, un juvénile Brad Dexter en privé sans scrupule. On remarquera bien sûr le petit rôle de Marilyn Monroe, d’une touchante gaucherie. Il faut un œil averti pour reconnaître Strother Martin dans sa première apparition à l’écran, en suspect aligné au commissariat.

« QUAND LA VILLE DORT » fait partie de ces films qu’on peut revoir régulièrement sans la moindre lassitude. La tapisserie urbaine tissée par Huston ne cesse de surprendre, de dérouter, d’émouvoir, même si le brillant dialogue ne cède jamais au sentimentalisme ou au romantisme noir. La fin dans le pré du Kentucky est tout simplement terrassante.

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MARILYN MONROE, LOUIS CALHERN, SAM JAFFE, JEAN HAGEN ET STERLING HAYDEN

 

« FANTÔMES À ROME » (1961)

FANTASMI.jpgComment résister à un film italien des années 60 avec à son générique des noms comme Ettore Scola (scénario), Giuseppe Rotunno (photo) ou Nino Rota (musique) ? Sans compter le casting et même le sujet alliant comédie et fantastique.

« FANTÔMES À ROME » réalisé par Antonio Pietrangeli raconte le combat d’un petit groupe de revenants pour empêcher le palais de leur descendant récemment décédé, d’être démoli pour construire un centre commercial. C’est très charmant, parfois poétique, parfois cocasse, mais force est de reconnaître que le scénario est anémique, qu’il ne s’y passe pas grand-chose et que le développement du pitch de départ est minimal. Les acteurs en totale liberté, font l’essentiel du travail : Marcello Mastroianni en grande forme dans un rôle de séducteur poudré papillonnant et aussi de jeune oisif tête-à-claques héritant de la demeure, Sandra Milo hilarante en oie blanche pas très futée et se suicidant tous les soirs, Vittorio Gassman – qui apparaît tard dans l’action – en fantôme susceptible d’un peintre moyennement renommé et la sublime Belinda Lee en arriviste sans cœur. Hélas, tous ces talents réunis ne suffisent pas à éviter que l’ennui ne s’installe et ne fasse que s’épaissir à mesure que l’histoire progresse. Pas de surprise, aucune volte-face ou révélation, tout se déroule paresseusement, aimablement, sans la moindre aspérité. On parvient à rester jusqu’au bout pour l’ambiance romaine des sixties, pour des détails pittoresques, des petits rôles attachants (la clocharde se prenant pour la reine, le plombier mal embouché), mais « FANTÔMES À ROME » n’est pas de ces films qui impriment la mémoire et aurait probablement mérité un réalisateur plus caustique, car il possédait un vrai potentiel.

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VITTORIO GASSMAN, MARCELLO MASTROIANNI ET BELINDA LEE

 

PEGGY McCAY : R.I.P.

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PEGGY McCAY (1927-2018), ACTRICE DE TV CONNUE POUR SON RÔLE DANS PLUS DE 600 ÉPISODES DU SOAP « DES JOURS ET DES VIES ».

 
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Publié par le 13 octobre 2018 dans CARNET NOIR