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Archives Mensuelles: août 2019

SUEURS FROIDES CHEZ MAKE MY DAY…

« COLD SWEAT », plus connu en France sous le titre « DE LA PART DES COPAINS », vient de sortir dans un combo Blu-Ray/DVD de l’excellente collection de Studio Canal : « MAKE MY DAY » (en référence, bien sûr, à la réplique de l’inspecteur Harry dans « SUDDEN IMPACT »).pu.jpg

Pour ce qui est du transfert : on peut dire que ça y est ! Ce film édité des centaines de fois à travers le monde, dispose ENFIN d’une image optimale, d’une v.o., d’une v.f., et de suppléments tout à fait intéressants : une présentation du cinéphile Jean-Baptiste Thoret (directeur de la collection), qui apporte un éclairage impartial et sans préjugé sur la carrière de l’ami Charley et marque une nette préférence pour sa « période européenne », un portrait détaillé et truffé d’anecdotes de l’acteur par le cinéaste Philippe Setbon, qui signa l’unique ouvrage sur Bronson paru en France il y a… 35 ans. Et enfin, une émission d’une heure consacrée à Michel Constantin, tournée en 1975, où le comédien français passe sa carrière en revue et mentionne évidemment Bronson dont il fut deux fois le partenaire.

De la belle ouvrage donc, pour un film certes discutable, mais qui fit beaucoup pour la popularité de Charles Bronson dont le T-shirt noir (mentionné à plusieurs reprises dans les suppléments !) a marqué les esprits. Indispensable, autrement dit. En attendant la prochaine salve de sorties bronsoniennes qui devrait donner un joli coup de jeune à la mythologie de notre mascotte n°1.

 

« LES ASSOCIÉS » (2003)

ASSOCIÉS.jpgInspiré d’un roman, « LES ASSOCIÉS » de Ridley Scott est certainement un film qu’on peut plus aisément apprécier si on n’y cherche pas la griffe habituelle du cinéaste ou son sens de l’esthétique qui est, qu’on le veuille ou non, sa principale marque de fabrique.

Tourné sans style particulier, avec froideur et un constant humour pince-sans-rire, le film se construit progressivement sur une énorme arnaque, ou plutôt plusieurs arnaques en poupées-gigognes, et s’achève sur un « twist » stupéfiant et un épilogue bienvenu qui vient réchauffer l’ambiance. Au cœur du film, le portrait de Nicolas Cage, dans un de ses meilleurs rôles : un escroc professionnel bourré de tics, de TOC, maniaque jusqu’à la folie, solitaire. Et surtout sa relation avec une adolescente délurée (Alison Lohman) qui s’avère être sa fille qu’il n’a jamais vue. Les deux acteurs fonctionnent parfaitement ensemble et permettent de s’impliquer un peu dans un film n’incitant pas beaucoup à l’empathie. Tous les seconds rôles sont impeccables, surtout Sheila Kelley, Bruce McGill ou Melora Walters. Seul Sam Rockwell ne donne aucun relief à son personnage pourtant crucial de coéquipier de Cage, un ludion irritant, sans la moindre profondeur et ne jouant que sur un seul registre. Dommage.

« LES ASSOCIÉS » est comme « À ARMES ÉGALES », « UNE GRANDE ANNÉE » ou « LE CARTEL », un film atypique dans l’œuvre de Ridley Scott, mais c’est sans aucun doute le plus réussi du lot. La dernière partie, dont le rythme s’emballe et entraîne dans une spirale vertigineuse de mensonges et de trahisons, vaut à elle seule le coup d’œil. Et puis c’est un des derniers bons films de Cage, qui allait – trois ans plus tard – entamer une descente aux enfers du nanar et du DTV dont il n’allait, à de rares exceptions près, plus ressortir.

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NICOLAS CAGE, ALISON LOHMAN ET SHEILA KELLEY

 

HAPPY BIRTHDAY, JOAN !

BLONDELL

JOAN BLONDELL (1906-1979), UNE LONGUE CARRIÈRE DÉBUTÉE DANS LES ANNÉES 30, QUAND ELLE JOUAIT LES BLONDES DÉLURÉES.

 
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Publié par le 30 août 2019 dans ANNIVERSAIRES

 

« TRUE GRIT » (2010)

TRUEPlus de 40 ans après « 100 DOLLARS POUR UN SHÉRIF » qui valut son Oscar à John Wayne, les frères Coen adaptent à leur sauce le roman de Charles Portis dans « TRUE GRIT » qui, malgré tous ses changements et différences de tonalité, demeure malgré tout un remake du classique d’Henry Hathaway. La seule façon de juger cette version est de tenter de ne jamais la comparer à celle de 1969, même si certaines séquences sont rigoureusement identiques.

L’approche visuelle des Coen rejette le pittoresque, les belles lumières, pour présenter un Ouest sinistre, pelé et glacial, peuplé d’hommes crasseux et peu ragoutants. Même ‘Rooster Cogburn’ incarné par Jeff Bridges n’a aucunement l’aura « bigger than life » qu’on connaissait. C’est un vieil ivrogne, un moulin-à-paroles au caractère de cochon, mais à l’indéniable courage. Sa relation avec la jeune Hailee Steinfeld maintient l’intérêt et sa progression est gérée avec finesse. Globalement, les personnages sont moins caricaturaux que dans le premier film, on pense surtout à Matt Damon jouant le Ranger, vantard et trop sûr de lui, mais qui évolue au fil de l’aventure. Les hors-la-loi sont campés par d’excellents acteurs comme Josh Brolin, Barry Pepper ou Domhnall Gleeson, qui leur donnent un beau relief.

On peut se questionner sur la nécessité de ce remake, dont le seul véritable apport est une tonalité beaucoup plus sombre et un épilogue d’une infinie tristesse. La fin des héros de l’Ouest est cafardeuse, solitaire, d’une ringardise achevée et la petite héroïne ne sera pas sortie indemne de son épopée initiatique. Les Coen ont toujours cette maîtrise du récit et de la caméra qui les font sortir du rang, quel que soit le projet. Pour conclure, disons que s’il avait réellement existé, Cogburn aurait certainement ressemblé à Bridges, mais que celui de Wayne demeure malgré tout le plus légendaire. Est-il nécessaire de ressortir une fois de plus la citation de John Ford au sujet des légendes et de la réalité ?

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HAILEE STEINFELD, JEFF BRIDGES, MATT DAMON, JOSH BROLIN ET BARRY PEPPER

 

MICHEL AUMONT : R.I.P.

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MICHEL AUMONT (1936-2019), ACTEUR DE THÉÂTRE QUI TOURNA 170 FILMS ET TÉLÉFILMS DANS DES EMPLOIS LE PLUS SOUVENT ANTIPATHIQUES.

 
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Publié par le 29 août 2019 dans CARNET NOIR, FILMS FRANÇAIS

 

« LES DISPARUES » (2003)

MISSINGL’ex-acteur Ron Howard est une personnalité sympathique et un réalisateur aussi fécond qu’éclectique. Mais force est de reconnaître que son œuvre n’est guère emballante et que son talent est pour le moins fluctuant. Aussi est-on surpris, voire « cueilli » par la réussite quasi-totale de son western « LES DISPARUES ».

Le thème renvoie à « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT », mais ici, les « searchers » sont une guérisseuse (Cate Blanchett) dure-à-cuire et son père (Tommy Lee Jones) qu’elle hait depuis qu’il a abandonné sa famille pour s’intégrer à la nation indienne, trente ans plus tôt. Ensemble, ils partent à la recherche de la fille aînée de Blanchett, kidnappée par un sorcier apache (Eric Schweig) pour être vendue au Mexique. Le sujet est classique, mais les portraits sont précis, acérés, et la tonalité, mélangeant ultra-violence et mysticisme est tout à fait originale. Le film doit beaucoup – pratiquement tout, en fait – à la confrontation sans mièvrerie de Jones, personnage étrange, tiraillé entre ses deux identités, et Blanchett, mère-courage inflexible et endurante. Leur lent rapprochement pendant la traque dans les paysages arides, évite le cliché et le sentimentalisme et donne au film son ossature. Ils sont bien entourés par des apparitions de Aaron Eckart en rancher qui connaît une fin atroce, Val Kilmer en officier de cavalerie sans foi ni loi, une toute jeune Elisabeth Moss en jeune mère kidnappée. Mais c’est Schweig qui crève l’écran, dans son rôle de « brujo » bestial et hideux. Défiguré par un maquillage efficace, il crée un véritable monstre et chacune de ses apparitions flirte ouvertement avec le fantastique, apportant au film une dimension horrifique inattendue.

« LES DISPARUES » replonge avec délectation dans l’ambiance des meilleurs westerns des années 50 ou 60, pimentée par une description de la violence assez crue et par une vision de l’humanité âpre et sans la moindre concession. Un très beau film ample et sauvage, qui supporte parfaitement les re-visions.

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CATE BLANCHETT, TOMMY LEE JONES ET ERIC SCHWEIG

 

« TARGET » (1985)

TARGET.jpg« Mon père, ce héros ! ». Il y a une grande idée dramatique dans « TARGET » : c’est ce jeune homme (Matt Dillon) s’apercevant par la force des choses, que son père (Gene Hackman) qu’il méprise gentiment, le prenant pour un « beauf » pusillanime et timoré, est en réalité un ex-espion de la CIA rangé des voitures, au passé aventureux. Tous les passages où le fiston découvre, ahuri, les talents cachés de son papa, sont irrésistibles. Sorti de cela, le scénario n’est hélas, qu’un enchaînement de clichés assez balourd.

C’est, après « BONNIE & CLYDE » et « LA FUGUE », le troisième et dernier film qu’Arthur Penn tourna avec Hackman dont il mit la carrière sur les rails. L’acteur est bien mis en valeur dans les deux facettes de son rôle, mais le dialogue est extrêmement pauvre, l’alchimie avec Dillon n’est pas toujours apparente et, malgré tout son métier, Hackman ne peut sauver des scènes complètement grotesques comme ce final dans un hangar de Berlin-ouest où l’intrigue se dénoue. On pense parfois à « FRANTIC » (1988) en moins réussi, et le scénario s’effiloche au fur et à mesure, en une bête histoire de vengeance mille fois ressassée. Quant à l’identité du traître, elle est tellement facile à deviner que l’acteur pourrait aussi bien avoir les mots « agent double » tatoués sur le front dès sa première apparition. On passe le temps en navigant entre Dallas, Paris, Hambourg et Berlin, mais la photo est pâlichonne, sans relief, la BO de Michael Small n’est vraiment pas ce qu’il a composé de meilleur. Parmi les seconds rôles, on remarque Jean-Pol Dubois assez effrayant en « hitman » à tête de mort et Gayle Hunicutt, habituée aux tournages français. « TARGET » est un film qui gaspille paresseusement un postulat intéressant et au fort potentiel, qui sera mieux exploité quelques années plus tard (et très différemment) par James Cameron dans son « TRUE LIES », par ailleurs remake d’un film français. On n’en sort pas ! À voir éventuellement pour Hackman, mais même lui a souvent été meilleur et plus concentré.

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GENE HACKMAN, MATT DILLON ET JEAN-POL DUBOIS

 

« LES DENTS DE LA MER » (1975)

JAWS.jpgQu’on aime ou pas le cinéma de Steven Spielberg, « LES DENTS DE LA MER » adapté d’un médiocre best-seller de Peter Benchley, demeure le film qui l’installa une bonne fois pour toutes dans la cour des grands et qui a redéfini les règles du film d’horreur et de suspense pour les décennies à venir.

Le film a étonnamment peu vieilli, dans son fond ou dans sa forme. Porté par un sens inné du cadrage, un montage en mouvement permanent, et bien sûr par la BO mythique de John Williams, Spielberg s’installe dans une réalité foisonnante (la vie familiale des Brody ou la description de la foule du 4 juillet dans la petite station balnéaire d’Amity), où tout le monde parle en même temps et où la frayeur surgit de nulle part, sous la forme – à peine entrevue – d’un grand requin blanc qui s’attaque aux vacanciers. La grande réussite du scénario est de ne s’être pas contenté de faire peur et de filmer les assauts du squale, mais de se concentrer sur un formidable trio de protagonistes d’égale importance : le shérif Roy Scheider, récemment débarqué de New York, aquaphobe et balloté par les politiciens locaux (Murray Hamilton magnifique en maire faux-jeton et irresponsable), l’océanographe Richard Dreyfuss, jeune homme fougueux et émotif et surtout le pêcheur Robert Shaw, grande gueule, obsédé par un besoin inconscient de vengeance contre tout ce qui porte aileron. Incompatibles, antagonistes, ils se retrouvent au milieu de l’océan sur un (trop) petit bateau, face au monstre qui semble leur en vouloir personnellement. Toute la partie située à bord de « l’Orca » est ce qu’il y a de meilleur dans le film, y compris le célèbre monologue de Shaw sur le naufrage de l’Indianapolis qui venait de livrer la bombe d’Hiroshima : immense moment de tension, uniquement basé sur le dialogue et la puissance d’évocation du comédien. Spielberg parvient avec simplicité et sans emphase, à créer une aura de toute-puissance malfaisante autour de son requin. C’est un Moby Dick aux dents acérées qui affronte Shaw, descendant du capitaine Achab, jusqu’à la choquante conclusion.

« LES DENTS DE LA MER » est un film parfait (le réalisateur a fait plus ambitieux, mais a-t-il fait mieux ?), une œuvre-phare du cinéma U.S. qu’on peut revoir indéfiniment en y découvrant toujours quelque chose de neuf à admirer.

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ROY SCHEIDER, MURRAY HAMILTON, RICHARD DREYFUSS ET ROBERT SHAW

 

« UNE PLACE AU SOLEIL » (1951)

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MONTGOMERY CLIFT

Adapté du roman de Theodore Dreiser, « UNE PLACE AU SOLEIL » de George Stevens met un moment à se dévoiler et à développer son thème de ‘film noir’, bien au-delà du mélodrame au sous-texte social.PLACE.jpg

Car on a souvent réduit le scénario à l’ambition aveugle d’un jeune homme pauvre (Montgomery Clift) s’immisçant dans la haute société californienne, tombant amoureux d’une belle héritière (Elizabeth Taylor) et prêt à tout pour arriver au sommet. Certes, c’est le sujet principal, mais en y regardant bien, le film se concentre finalement sur un dilemme insoluble qui oblige le spectateur à se poser l’éternelle question : « Qu’aurais-je fait à sa place ? ». Car le point-charnière, la bascule, c’est… Shelley Winters. Une ouvrière pas très jolie, pas très futée, que Clift a mise enceinte par désœuvrement, et qui exige maintenant d’être épousée. L’obstacle sur la route, le grain de sable qui va tout gâcher et ruiner définitivement le conte de fées. Une seule solution : l’éliminer. Qui voudrait finir sa vie avec Shelley Winters demande le scénario entre les lignes ? En cela, le choix de l’actrice est formidable. Plaintive, geignarde, quelconque (un contremploi pour elle, qu’on voyait surtout dans des rôles de blondes volcaniques à cette époque), elle fait une extraordinaire composition de « tête-à-claques » et inciterait n’importe qui à vouloir s’en débarrasser. Donc, Stevens force avec perversité l’identification avec Clift, personnage séduisant et sensible, dissimulant  – sans qu’on s’en rende vraiment compte – un monstre de froideur. Mais rien n’est si simple ! La photogénie surnaturelle de l’acteur et de Liz Taylor, magnifiquement mis en valeur par d’extrêmes gros-plans, en fait des « héros » dont on ne peut qu’espérer le bonheur et la réussite. D’autant plus que le procureur, obèse et globuleux, joué par Raymond Burr a une tête de « méchant » et que le juge est campé par Ted De Corsia habitué aux rôles de gangsters. Stevens brouille finement les cartes, fausse notre jugement, détourne nos sympathies. Ce n’est que lors de l’épilogue, dans le couloir de la mort, qu’il remet les pendules à l’heure. La magie s’est évaporée, l’histoire d’amour semble alors vaine et triviale. Seul demeure l’acte commis par l’assassin. Un film qui donne à réfléchir, ce n’est pas si courant que cela, sur nos propres instincts et impulsions…

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SHELLEY WINTERS, MONTGOMERY CLIFT ET ELIZABETH TAYLOR

 

« LA FIN DES TEMPS » (1999)

END.jpgProduit à la veille de l’an 2000, « LA FIN DES TEMPS » est donc chargé de toute la paranoïa afférente et le scénario est une bouillabaisse de Blockbuster mâtiné de fantasmes sataniques, un improbable mélange entre « ROSEMARY’S BABY » et les bons vieux polars urbains avec en héros-type, le flic endeuillé, alcoolo, suicidaire et… mal rasé.

Peter Hyams est un réalisateur (et directeur photo) attachant, même si très inégal et peu regardant sur ce qu’il tourne. C’est, à la base, un véhicule pour Arnold Schwarzenegger, pas crédible une demi-seconde avec son accent teuton, sa « déchéance physique » qui ne l’empêche pas d’avoir d’énormes biceps. On l’aime bien, c’est sûr. Mais il est épouvantable dans les séquences dramatiques, comme celle où il essaie de se suicider comme Mel Gibson dans « L’ARME FATALE » (et pour les mêmes raisons) ou celle où il retrouve sa foi perdue dans une église sous le regard de tous les saints. Car « LA FIN DES TEMPS » est plombé par son sous-texte religieux envahissant, par sa foncière bêtise aussi, il faut bien le dire. Arnold affronte donc Satan, qui prend d’abord l’apparence de Gabriel Byrne (qui, il faut le signaler, urine de l’essence hautement inflammable) et finalement celle d’une espèce de monstre lovecraftien. Combat absurde, puisque le diable est quasiment invincible et que notre héros passe tout le film à lui vider des chargeurs dessus. Mauvaise habitude prise pendant « TERMINATOR 2 » ? Le casting est plutôt plaisant et aide à tenir les deux heures : Rod Steiger en prêtre fort en gueule, la jolie Robin Tunney en « promise » effarouchée, CCH Pounder en flic possédée, sans oublier Kevin Pollak, Derrick O’Connor et Mark Margolis jouant… le pape !

Heureusement, la photo est belle, sombre comme toujours avec Hyams, mais au moins ne laisse jamais l’impression de voir un téléfilm. Les F/X tiennent plutôt bien la distance, il y de belles scènes d’action comme celle du métro, et au bout du compte, « LA FIN DES TEMPS » se laisse regarder, malgré 20 bonnes minutes de trop et un scénario vraiment crétin. À noter un excellent « one liner » : « Je n’ai pas peur de mourir ! »  s’exclame un fanatique. « Ça tombe bien », répond Schwarzie, « Parce que moi je n’ai pas peur de te tuer ».

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ARNOLD SCHWARZENEGGER, GABRIEL BYRNE ET ROBIN TUNNEY