RSS

Archives de Catégorie: LES FILMS DE HENRY SILVA

« TOURIST ATTRACTION » : Ralph Meeker dans « Au-delà du réel »

OUTER MEEKER

RALPH MEEKER

« TOURIST ATTRACTION » est un épisode de la 1ère saison de « AU-DELÀ DU RÉEL » réalisé par Laslo Benedek (« L’ÉQUIPÉE SAUVAGE »).

Dans un lac d’Amérique Latine, un riche aventurier américain (Ralph Meeker) trouve une étrange créature amphibie et la capture. Il veut la ramener aux U.S.A. mais le dictateur local (Henry Silva) veut garder la bête pour lui tout seul et l’utiliser pour attirer les touristes. Seulement voilà, le gros triton a des copains qui se réunissent pour le sortir d’affaire…

OUTER MEEKER2

JERRY DOUGLAS ET HENRY SILVA

Au début, on pense au classique Universal « L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR » et Benedek a suffisamment de métier pour masquer son manque de budget grâce à d’habiles cadrages et en mêlant des stock-shots à son montage. Le téléfilm a donc des allures de série B de cinéma, mais hélas le scénario ne vole vraiment pas haut et il ne s’y passe pas grand-chose. Meeker joue un arrogant yankee avec sa morgue habituelle, Janet Blair joue sa secrétaire amoureuse de lui envers et contre tout et Silva joue un tyran d’opérette avec force sourires carnassiers et poses à la Mussolini.

Techniquement parlant, l’épisode a donc une certaine tenue, mais ce qu’il raconte est tellement étiré qu’il est difficile de le suivre jusqu’au bout. À voir pour se rendre compte du chemin parcouru par les séries TV fantastiques en un demi-siècle.

Publicités
 

« THE MICE » : Henry Silva dans « Au-delà du réel »

OUTER SILVA

HENRY SILVA

« THE MICE » est un épisode de la 1ère saison de « AU-DELÀ DU RÉEL », série concurrente de « THE TWILIGHT ZONE ». Le téléfilm est réalisé par Alan Crosland, Jr. ex-monteur et téléaste généralement fiable mais pourvu ici d’un budget tellement squelettique que le résultat évoque presque les pires nanars d’Ed Wood.

OUTER SILVA2

LE VISITEUR DE CHROMO !

Contactés par les aliens de la planète Chromo, des scientifiques acceptent d’échanger un terrien contre un extra-terrestre grâce à la téléportation. Ils choisissent un taulard (Henry Silva) et accueillent le « visiteur » qui s’avère être un savant préparant une invasion. Un sujet traditionnel de la SF complètement saboté par des décors risibles (la machine à téléporter est un placard en bois avec une loupiotte à l’intérieur), une lenteur épouvantable qui semble doubler la durée déjà copieuse de 51 minutes et des dialogues à pleurer de rire au dixième degré. Le plus hallucinant est encore le look de l’alien, sorte de gros tubercule de deux mètres de haut avec des feuilles pendouillantes et des pinces de homard. Il marche sur deux jambes, comme tout le monde et grognonne comme un vieux chat ronchon.

Reste Henry Silva, pas tout à fait égal à lui-même, puisqu’il joue un personnage finalement sympathique et avenant qui connaît même une love story avec l’assistante des savants. Son incroyable faciès creusé est magnifiquement mis en valeur par la photo de Conrad Hall, qui devait devenir un des plus grands chefs-opérateurs U.S., et qui assura de nombreux épisodes de la série.

 

« LES 3 SERGENTS » (1962)

3SERG2Réalisé par John Sturges entre deux de ses chefs-d’œuvre : « LES 7 MERCENAIRES » et « LA GRANDE ÉVASION », « LES 3 SERGENTS » est une commande du ‘Rat Pack’ et un remake westernisé de « GUNGA DIN ».

Ne tournons pas autour du pot. C’est tellement mauvais qu’on ne sait même pas par où commencer ! Pourtant les apparences sont trompeuses au premier abord : CinémaScope rutilant, paysages mythiques, moyens considérables, etc. Mais dès la première bagarre de saloon (une des plus nulles jamais tournées), la dure réalité s’impose. Frank Sinatra est venu avec tout son gang de mornes fêtards : Dean Martin, Sammy Davis, Jr., Peter Lawford, Henry Silva et Joey Bishop et ils ont décidé de s’offrir du bon temps. Le scénario n’est qu’une enfilade de fusillades et de cascades antédiluviennes, entrecoupées de sketches se voulant comiques à base de whisky (l’interminable séquence de la mule malade qui n’a rien à voir avec rien).

Côté interprétation, c’est la Bérézina : on va de l’affligeant avec le cabotinage éhonté de Davis, à la démission totale : Sinatra emperruqué et visiblement l’esprit ailleurs, en passant par la transparence absolue avec l’irritant Lawford. Aucun humour, aucune alchimie entre eux. Seul s’en sort à peu près Dean Martin, parce que quoi qu’il fasse, il a toujours cette élégance dévoyée, ce sens inné de l’autodérision qui font tout pardonner. L’amateur de western sera effaré de retrouver Silva et Michael Pate en Indiens fanatiques échappés d’un Mel Brooks.

Faut-il aussi parler des pans de montagnes recréés en studio ? Des cascadeurs qui s’efforcent courageusement de cacher leur visage pendant les scènes d’action ? Des mannequins balancés du haut des falaises ? On n’a pas très envie. Ce navet insondable et pratiquement irregardable a hélas, marqué la fin des grandes années de John Sturges qui, en se mettant au service du ‘Rat Pack’ a manifestement laissé pas mal de plumes.

DEAN MARTIN, FRANK SINATRA, PETER LAWFORD ET HENRY SILVA

DEAN MARTIN, FRANK SINATRA, PETER LAWFORD ET HENRY SILVA

 

« THE WEAPONS MAN » : J.D. Cannon & Henry Silva dans « Stoney Burke »

HENRY SILVA

HENRY SILVA

« THE WEAPONS MAN » est un épisode de la série « STONEY BURKE » écrit et réalisé par Leslie Stevens.

Lors d’un show de rodéo, un Indien (Henry Silva) tue accidentellement un spectateur d’une flèche dans la gorge. Le shérif demande l’aide d’un expert en armes de tous genres (J.D. Cannon) qui connaissait la victime pendant la WW2 et est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre délibéré. L’enquête démontrera que Silva est japonais et non indien et qu’il cherchait à venger son père.

L’épisode trouve tout son intérêt dans le personnage de Cannon, sorte de Sherlock Holmes omniscient, pète-sec et surdoué qui s’aliène instantanément notre brave – mais peu brillant – héros Jack Lord, appelé comme consultant. Leurs échanges sont amusants, tout comme la courte scène où Warren Oates tente de vendre à Cannon un Derringer qui a soi-disant appartenu à Annie Oakley.

J.D. CANNON, JACK LORD, FRANK DeKOVA, WARREN OATES ET HENRY SILVA

J.D. CANNON, JACK LORD, FRANK DeKOVA, WARREN OATES ET HENRY SILVA

Dans un contexte ethnique qui tient de la pure bouillabaisse sino-japonaise sommairement documentée, Silva prête son masque inquiétant à un archer « zen » au nom japonais, avec son habituelle présence. Lors d’une bagarre finale à mains nues avec Cannon, les doublures sont tellement visibles que la scène en devient hilarante.

Parmi les seconds rôles, l’inévitable Frank DeKova joue un chef comanche se produisant dans des spectacles forains et Philip Ahn, figure familière de tant de films, incarne un moine japonais.

 

« JAIL WARD » : Henry Silva dans « Docteur Kildare »

JAMES FRANCISCUS ET RICHARD CHAMBERLAIN

JAMES FRANCISCUS ET RICHARD CHAMBERLAIN

« JAIL WARD » est un bon épisode « polar » de la 2ème saison de « DOCTEUR KILDARE », réalisé par Jack Arnold.

Après qu’un voleur (Henry Silva) ait abattu de sang-froid son coéquipier, un flic (James Franciscus) blessé est soigné dans le même hôpital que le tueur. L’hôpital de Richard Chamberlain, bien sûr. Alors que celui-ci soigne Silva atteint de leucémie, Franciscus ne rêve que de virer ‘vigilante’ et de flinguer purement et simplement le voyou. Confrontation intéressante entre les points-de-vue du praticien et du policier, renforcée par la ressemblance physique entre les deux comédiens (le dialogue mentionne même qu’ils sont nés le même jour) et par l’étrange – et cypto-gay – jeu de séduction qui se noue entre eux au fil de l’épisode.

RICHARD CHAMBERLAIN, ROBERT STRAUSS ET HENRY SILVA

RICHARD CHAMBERLAIN, ROBERT STRAUSS ET HENRY SILVA

Bien mené, surtout dans ses scènes d’action (Silva tentera bien évidemment de s’évader), « JAIL WARD » tient en haleine grâce à son sujet même : doit-on absolument soigner un homme alors même qu’il va être condamné à la chaise électrique ? Franciscus est très bien et Silva comme toujours irremplaçable en tueur-né au regard de requin. Il a un remarquable moment quand il se retrouve face-à-face avec le jeune flic et se dégonfle complètement, défiguré par une trouille abjecte. Il fait énormément penser à Jack Palance dans « PANIQUE DANS LA RUE ». Parmi les seconds rôles, le cabotin Robert Strauss (« STALAG 17 ») étonnamment sobre en maton chaleureux.

 

« L’ANTIGANG » (1981)

RACHEL WARD ET BURT REYNOLDS

RACHEL WARD ET BURT REYNOLDS

« L’ANTIGANG », on le sait, est né du désir de Burt Reynolds de faire son « Dirty Harry À Atlanta ». Aussi a-t-il mis en place tous les éléments nécessaires : un superflic rebelle, une équipe de choc, un scénario mettant en scène la mafia, un gouverneur corrompu, une belle call-girl.SHARKY2

Mais en cours de route, les choses ont dû plus ou moins volontairement changer, et en fait de polar « hard boiled », le film est une hydre à deux têtes : un thriller parfois hyper-violent où on fait exploser des crânes à bout-portant, où on tranche des doigts et une love story tendre et romantique à la limite de la mièvrerie. Hélas, on sent que c’est cette seconde facette qui a le plus intéressé Reynolds en tant que réalisateur. C’est un peu normal, vu que c’est Rachel Ward la magnifique qui joue la prostituée ! Lui-même se donne un rôle de poulet sentimental, très proche de celui qu’il incarnait dans « LA CITÉ DES DANGERS » d’Aldrich. Mais le film en reste terriblement déséquilibré et comporte deux énormes « ventres mous » (la surveillance de l’appartement de ‘Dominoe’ interminable et la planque où le flic va la cacher), qui plombent gravement le rythme et font perdre complètement le nœud de l’intrigue.

Le cinéphile reconnaîtra au passage les emprunts au classique du ‘film noir’ « LAURA », qui peuvent passer pour un hommage respectueux. On rage parfois de voir tant de bons éléments à peine utilisés comme l’équipe de Sharky, sympathiques Pieds-Nickelés qu’on voit trop peu, comme le rôle de Vittorio Gassman bêtement caricatural. Mais le film possède indéniablement son charme et il est truffé d’idées saugrenues et formidables : le personnage de Bernie Casey, flic adepte du « zen », l’aspect quasi-fantastique du tueur Henry Silva – extraordinaire ! – véritable zombie boosté au PCP et photographié (par le grand William A. Fraker) comme dans un film d’horreur.

BERNIE CASEY, BURT REYNOLDS, HENRY SILVA ET VITTORIO GASSMAN

BERNIE CASEY, BURT REYNOLDS, HENRY SILVA ET VITTORIO GASSMAN

Il y a autant à prendre qu’à laisser dans « L’ANTIGANG », polar qui semble écrit au fil de la plume, qui prend son temps, qui se permet des digressions, des « tartines » dialoguées incongrues, mais qui demeure un film singulier, attachant et chaleureux, à l’image de Burt Reynolds qui a rarement été aussi sobre et vulnérable que dans ce rôle. Et puis… et puis… LA VOIX DE RACHEL WARD !

 

« AVEC LES COMPLIMENTS DE… CHARLIE »

SORTIE DVD ANNONCÉE EN JUIN POUR LE POLAR HELVÉTICO-TEXAN DE BRONSON. ENFIN AU FORMAT RESPECTÉ ET EN 16/9 ? À SUIVRE...

SORTIE DVD ANNONCÉE EN JUIN POUR LE POLAR HELVÉTICO-TEXAN DE BRONSON. ENFIN EN VERSION INTÉGRALE ET EN 16/9 ? À SUIVRE…