RSS

Archives de Catégorie: LES FILMS DE ROBERT VAUGHN

DERNIER CLIN D’OEIL À M. VAUGHN…

bob-last

PAGE DU NUMÉRO DE « STAR CINÉ VAILLANCE » CONSACRÉ AUX « 7 MERCENAIRES », SORTI EN 1961. LES CAUCHEMARS DE LEE…

 

« DRY RUN » : Robert Vaughn dans « Alfred Hitchcock présente »

dry

WALTER MATTHAU ET ROBERT VAUGHN

« DRY RUN » est un épisode de la 5ème saison de « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE » réalisé par John Brahm.

dry2

WALTER MATTHAU

Après une introduction dans le bureau très « business man » d’un mafioso en col blanc amateur de piranhas (David White, le boss dans la sitcom « MA SORCIÈRE BIEN-AIMÉE »), un jeune ‘hitman’ (Robert Vaughn) se voit confier pour mission de rencontrer un rival (Walter Matthau) et de le supprimer. Le rendez-vous a lieu dans une cave à vins. Le scénario devient alors un long face-à-face, un dialogue à huis clos entre Matthau, grande gueule et pas né de la dernière pluie, et l’ambitieux Vaughn qui se laisse tenter par la trahison : 10 000 dollars pour éliminer White et devenir le bras-droit de Matthau ! Évidemment, le jeunot succombera à la tentation et… aux balles de Matthau, qui lui faisait passer un test de loyauté pour le compte de White.

On devine la chute pratiquement depuis le début du film. Et le scénario souffre d’une ÉNORME invraisemblance : méfiant et paranoïaque, Matthau ne fouille même pas Vaughn pour voir s’il est armé !

Mais ce n’est pas très grave. L’affrontement feutré entre deux « pointures » aussi différentes dans leur style que le roué Matthau et le glacial et cérébral Vaughn vaut largement le détour, au même titre qu’une très belle photo en clair-obscur de Lionel Lindon (collaborateur régulier de John Frankenheimer au cinéma). À voir donc !

dry3

WALTER MATTHAU ET ROBERT VAUGHN

 

ROBERT VAUGHN : HOMMAGE

bob

« A GOOD DAY FOR A HANGING »

C’était le dernier survivant des « 7 MERCENAIRES » et tous les médias le présentent aujourd’hui ainsi, au jour de sa mort à l’âge de 83 ans.

Robert Vaughn avait failli faire carrière dans la politique, mais s’était orienté vers la comédie à la fin des années 50. Sa carrière n’a jamais ralenti et il affiche aujourd’hui près de… 800 titres à sa filmographie !

bob2

« ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE »

Son parcours cinéma est discret, même s’il débuta avec une nomination à l’Oscar pour « CE MONDE À PART ». On s’en souviendra surtout pour le rôle de ‘Lee’ un des « magnifiques » de John Sturges, le plus complexe, celui qui est rongé par la peur. Une image prémonitoire de l’emploi de Vaughn, qui devait se spécialiser dans les personnages troubles, corrompus, voire franchement antipathiques, dont le sénateur de « BULLITT » est le plus bel exemple. Il a tenu des rôles secondaires dans des superproductions comme « LA TOUR INFERNALE » ou « SUPERMAN 3 », s’est montré hilarant en producteur dans « S.O.B. », excellent en officier allemand dans « LE PONT DE REMAGEN ».

Mais c’est la TV qui fit sa gloire avec la série « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX » où il incarnait avec suavité l’espion Napoléon Solo. Un rôle très pince-sans-rire, sorte de pastiche U.S. de 007 qui le fixa à jamais dans la mémoire du public. Il joua un aventurier à Londres dans la série « POIGNE DE FER ET SÉDUCTION » et tout récemment un vieil escroc professionnel dans « LES ARNAQUEURS VIP ». Il apparaît dans les miniséries « COLORADO », « CAPITAINES ET ROIS » et surtout « INTRIGUES À LA MAISON BLANCHE » où son duo avec Jason Robards est prodigieux.

bob3

« DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX »

Sans parler des dizaines de « guests » qu’il signa au fil des années dans « ZORRO », « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », « LES INCORRUPTIBLES » ou dernièrement « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE ». Avec son jeu froid, son expression hautaine et ironique, il fut un assassin idéal dans « COLUMBO » face à Peter Falk.

Robert Vaughn a tout fait, tout joué, en vieux « pro » habitué à ne refuser aucun projet. Aujourd’hui, il s’en est allé retrouver les six autres mercenaires pour parler du « bon vieux temps » bien révolu. En effet, proche de Robert Kennedy et de sa famille, fervent démocrate, « Bob » est mort au lendemain de l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Une coïncidence bien sûr, mais troublante, pour l’homme qui aura toujours été passionné de politique et signa même un livre : « ONLY VICTIMS » sur le maccarthisme.

Son autobiographie : « A FORTUNATE LIFE » est truffée d’anecdotes et d ‘humour en autodérision.

bob4

« INTRIGUES À LA MAISON BLANCHE »

bob5

« NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE »

bob6

« COLUMBO »

bob7

« LES INCORRUPTIBLES »

 

ADIOS, NAPOLÉON SOLO…

vaughn-poster

QUATRE POSTERS PRIS AU HASARD DANS L’IMMENSE FILMOGRAPHIE DE MR ROBERT VAUGHN. UNE CARRIÈRE ÉCLECTIQUE…

 
 

ROBERT VAUGHN : R.I.P.

ROBERT VAUGHN, LE DERNIER DES « 7 MERCENAIRES », PLUS ACTIF QUE JAMAIS.

ROBERT VAUGHN (1932-2016), C’ÉTAIT LE DERNIER DES « 7 MERCENAIRES », ACTIF JUSQU’AU BOUT. UNE ÉNORME FILMOGRAPHIE.

 
14 Commentaires

Publié par le 11 novembre 2016 dans CARNET NOIR, LES FILMS DE ROBERT VAUGHN

 

« NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE » : saison 16 (2015)

Et voilà… Il fallait bien que ça arrive un jour. Après quinze ans de bons et loyaux services, de saisons de plus en plus denses, de personnages de plus en plus fouillés et attachants, « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE » nous propose une 16ème saison faiblarde, anémiée et clairement au bout du rouleau.NEW YORK

Trop de départs dommageables (Chris Meloni d’abord, puis Richard ‘Munch’ Belzer et enfin Dann Florek, véritable pilier de la série qui revient ici pour un épisode en ‘guest’), une héroïne qui en passant commissaire a perdu de son peps et de son mordant. Et pour finir une sous-intrigue (Mariska Hargitay adoptant le bébé d’un horrible proxénète) aussi invraisemblable que chronophage. Cela commence à faire beaucoup ! Généralement, une saison comprenait quatre ou cinq épisodes moyens sur 23. Cette fois, la tendance s’est carrément inversée ! Sans compter non pas un mais DEUX « crossovers » tirés par les cheveux avec la série « CHICAGO P.D. » .

Énorme déconvenue donc que cette saison-là, d’autant plus qu’elle s’achève sur le départ d’un des personnages récurrents les plus intéressants. Que restera-t-il pour l’année prochaine ? Tous les récurrents, de Kelli Giddish à Ice-T font acte de présence avec une évidente usure, le « new guy » Peter Scanavino cherche ses marques. Bref, c’est la Bérézina !

Parmi les bonnes choses à retenir, quelques ‘guests’ : Lili Taylor excellente comme toujours en mère « infiltrée » pour arracher sa fille à un réseau de prostitution, ce cher Robert Vaughn en vieil écrivain atteint d’Alzeihmer, « violé » (sic !) par une desperate housewife (Marcia Cross), Stacy Keach en manager de Basket, Harry Hamlin en shérif violeur ou Missi Pyle en fanatique anti-vaccin (re-sic !) dans le plus mauvais épisode de la saison.

Reste à oublier cette déception un peu inattendue et à croiser les doigts pour que la 17ème, déjà en boîte, remonte le niveau et se montre digne des 15 premières. Sinon, les plus accros risquent tout bonnement de décrocher une bonne fois pour toutes…

 

LES CHEVEUX BLANCS DE NAPOLÉON…

Dans « ESPIONS EN HÉLICOPTÈRE », long-métrage tiré de deux épisodes de la série TV « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX » et exploité en salles, Robert Vaughn – alias Napoléon Solo – était artificiellement vieilli par une perruque blanche.

WHITE BOB

DE 1967 À 2015… TOUTE UNE VIE !

45 ans plus tard, c’est dans une autre série, « NEW YORK – UNITÉ SPÉCIALE », qu’il arbore à nouveau des cheveux blancs. À la différence que cette fois, il n’a nul besoin de postiche ! Un raccourci saisissant entre l’acteur de 35 ans à l’aube de son vedettariat et le vétéran de 83 printemps qui continue de tourner plusieurs films par an et à enchaîner les conférences et les interviews. Respect, Mr Vaughn !