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Archives de Catégorie: FILMS FRANÇAIS

GUY BEDOS : R.I.P.

BEDOS

GYY BEDOS (1934-2020), HUMORISTE AU STYLE CAUSTIQUE, IL JOUA DANS 44 FILMS ET SE DISTINGUA DANS CEUX D’YVES ROBERT

 
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Publié par le 28 mai 2020 dans CARNET NOIR, FILMS FRANÇAIS

 

JEAN-LOUP DABADIE : R.I.P.

DABADIE

JEAN-LOUP DABADIE (1938-2020), PAROLIER ET SCÉNARISTE FRANÇAIS, INDISSOCIABLE DE SAUTET, YVES ROBERT, REMARQUABLE DIALOGUISTE

 
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Publié par le 24 mai 2020 dans CARNET NOIR, FILMS FRANÇAIS

 

MICHEL PICCOLI : R.I.P.

PICCOLI

MICHEL PICCOLI (1925-2020), ACTEUR-PHARE DES ANNÉES 70, A TOURNÉ PLUS DE 230 FILMS, AVEC LES PLUS GRANDS RÉALISATEURS INTERNATIONAUX

 
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Publié par le 18 mai 2020 dans CARNET NOIR, FILMS FRANÇAIS

 

HAPPY BIRTHDAY, SERGE !

LEROY

SERGE R. LEROY (1937-1993), RÉALISATEUR EFFICACE AUX SUJETS FORTS. UNE CARRIÈRE POURTANT DÉCEVANTE. DOMMAGE…

 
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Publié par le 14 mai 2020 dans ANNIVERSAIRES, FILMS FRANÇAIS

 

« SCÈNES DE CRIME » (2000)

« SCÈNES DE CRIME » de Frédéric Schoendoerffer, c’est un peu l’anti « SE7EN », sur un thème assez proche : l’enquête laborieuse d’un vieux flic (André Dussollier) et de son co-équipier plus jeune, pour arrêter un serial killer aux agissements particulièrement atroces.CRIME

Où Fincher situait toute son action pendant la nuit, sous la pluie, dans une semi-pénombre, le réalisateur français adopte un style naturaliste, dangereusement proche du téléfilm et s’efforce de coller à la réalité du terrain et à la routine fastidieuse du travail des policiers. C’est étonnamment prenant et accrocheur, d’abord grâce au duo de protagonistes parfaitement assortis : Dussollier n’a peut-être jamais été meilleur qu’un « vieux cheval » alcoolique et désabusé et Berling compose un personnage crédible avec ses zones d’ombre. Un tandem qui éclatera sans prévenir – et avec un culot narratif louable – à la mort d’un des deux, bien avant la fin. On suit donc avec intérêt le travail de fourmi des enquêteurs, on survole leur vie privée bancale, on apprécie les seconds rôles bien campés, toujours dans un même souci de réalisme. Le film se conclut par un excellent quart d’heure de suspense et le face à face effrayant et ultra-violent avec l’assassin. On est donc dans du très bon polar hexagonal, qui ne doit pas grand-chose aux indéboulonnables classiques du genre, dont tout le monde se revendique depuis les années 60, et c’est rafraîchissant. Une bonne surprise donc que ce « SCÈNES DE CRIME » âpre et sans concession au spectaculaire, qui vaut largement le détour.

À noter dans un tout petit rôle, l’apparition en clin d’œil de Jacques Perrin, acteur-fétiche de Pierre Schoendoerffer, le célèbre père du réalisateur.

 

DANIEL CAUCHY : R.I.P.

CAUCHY

DANIEL CAUCHY (1930-2020), SECOND RÔLE VU CHEZ JACQUES BECKER, MELVILLE ET MOLINARO, ÉGALEMENT PRODUCTEUR

 
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Publié par le 8 mai 2020 dans CARNET NOIR, FILMS FRANÇAIS

 

« LE SAMOURAÏ » (1967)

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ALAIN DELON

« LE SAMOURAÏ » marque la première des trois collaborations entre Jean-Pierre Melville et Alain Delon et le premier rôle où celui-ci adopte ce jeu impassible et glacial qui deviendra sa marque de fabrique.SAMOURAI

Polar conceptuel, où les décors de studio « font studio », où le dialogue est réduit au strict minimum, où les personnages sont à peine silhouettés, « LE SAMOURAÏ » s’il garde de nombreux aspects fascinants, ne serait-ce que par l’univers totalement factice créé par Melville, n’en a pas moins énormément vieilli. Le rythme est funéraire et d’ailleurs, la plupart des acteurs ou actrices jouent avec une froideur confinant à la rigidité cadavérique. Seul François Périer apporte une bouffée de vie dans son rôle de flic entêté et pernicieux. Avec sa tenue d’icône du film noir made in U.S.A., imper mastic, feutre mou, Delon déambule comme un fantôme au visage d’ange et maintient le cap jusqu’au dénouement, sans rien révéler de ses mystères. Il est la charpente du film. Sa relation quasi-télépathique avec son oiseau en cage est une jolie trouvaille. Pour quelques moments forts, une atmosphère à couper au couteau et la vision d’un Paris grisâtre, vétuste, d’une grande laideur, il faut hélas subir d’interminables séquences muettes comme cette démotivante traque dans le métro, qui n’en finit pas, ces trajets en voiture ou à pied qui ralentissent le rythme général et finissent par générer une certaine léthargie.

Considéré par d’innombrables cinéastes, de John Woo à Michael Mann, comme le polar ultime, « LE SAMOURAÏ » réussit indéniablement son pari d’austérité, de stylisation, mais nécessite beaucoup de patience et/ou d’admiration pour le cinéaste pour ne pas trouver le temps long. À chacun de juger…

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NATHALIE DELON, FRANÇOIS PÉRIER ET ALAIN DELON