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Archives de Catégorie: FILMS FRANÇAIS

HAPPY BIRTHDAY, JEANNOT !

SWZARC

JEANNOT SZWARC, RÉALISATEUR FRANÇAIS QUI FIT CARRIÈRE À LA TV U.S. ET SIGNA QUELQUES LONGS-MÉTRAGES DONT « QUELQUE PART DANS LE TEMPS ».

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Publié par le 21 novembre 2017 dans ANNIVERSAIRES, FILMS FRANÇAIS

 

« DOM JUAN OU LE FESTIN DE PIERRE » (1965)

DOM« DOM JUAN OU LE FESTIN DE PIERRE », réalisé par Marcel Bluwal d’après l’œuvre de Molière, fait partie des grands classiques de la télévision française, qui produisait alors des films de prestige, tournés en 35MM, aussi ambitieux dans la forme que dans le fond. Cela a bien changé depuis !

L’adaptation, tout en extérieurs, est parfaitement « aérée », découpée, mettant en valeur le texte et surtout les comédiens magnifiquement choisis. À quarante ans, Michel Piccoli trouve un des rôles de sa vie, endossant avec sa morgue et son mystère, la défroque de ce séducteur compulsif, cynique et hautain, d’un égoïsme effarant et d’une indifférence suicidaire, même face à la mort. Vraiment difficile d’imaginer quelqu’un d’autre dans le rôle. Face à lui, Claude Brasseur est un Sganarelle réjouissant, même si parfois irritant à force de tics et de facilités de jeu. Le face-à-face avec Piccoli au style diamétralement opposé, fonctionne à merveille. Tous les rôles secondaires sont impeccables, à commencer par Lucien Nat en père meurtri ou la délicieuse Josée Steiner en paysanne séduite. À peine pourra-t-on tiquer sur le numéro d’Angelo Bardi qui prend un tel accent que son long monologue est quasiment inintelligible. Pourquoi prend-il une telle place ? Mystère…

L’intelligence des acteurs, l’adresse de la mise-en-scène rendent le texte de Molière complètement accessible. Il y a de très beaux gros-plans de visages, de belles ambiances de forêt et la musique de Mozart fait le reste. C’est de la grande télévision, tellement ambitieuse qu’on fermera les yeux sur une statue du Commandeur bien peu convaincante, à la limite du ridicule et une conclusion trop rapidement expédiée.

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MICHEL PICCOLI, CLAUDE BRASSEUR ET JOSÉE STEINER

 

HAPPY BIRTHDAY, HENRI-GEORGES !

CLOUZOT

HENRI-GEORGES CLOUZOT (1907-1977), UN DES TRÈS GRANDS RÉALISATEURS FRANÇAIS, À LA PERSONNALITÉ CONTROVERSÉE.

 
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Publié par le 20 novembre 2017 dans ANNIVERSAIRES, FILMS FRANÇAIS

 

« LE HASARD ET LA VIOLENCE » (1974)

HASARDDepuis sa sortie, « LE HASARD ET LA VIOLENCE » se traîne une réputation de navet intersidéral. Aussi, au vu du générique, le cinéphile curieux (et audacieux) serait-il tenté de revoir l’objet sans œillères, ne serait-ce que pour le couple Yves Montand-Katharine Ross, et – pourquoi pas – de le réhabiliter.

Hélas, le film de Philippe Labro n’a pas usurpé sa « notoriété » et c’est avec une consternation croissante qu’on suit pendant 79 petites mais très longues minutes ce « film d’auteur » à des lieux du cinéma « à l’Américaine » généralement revendiqué par l’auteur. Montand, criminologue réputé, débarque à Nice pour écrire un essai sur la violence. Il se fait amocher dans des WC par un karatéka onaniste (sic !) et rencontre une doctoresse du coin qui ressemble à l’égérie de Butch Cassidy et du Sundance Kid. Ensuite, cela devient de plus en plus abscons : on apprend que ce bon Yves fut jadis emprisonné injustement, il aide un prisonnier à s’évader et se refait bastonner sur une plage de galets, au cours d’une bagarre tellement mal filmée qu’elle en devient hilarante. Aucun coup ne porte ! Tout ceci agrémenté d’un montage « à effet » antédiluvien, d’une BO insupportable et de seconds rôles italiens mal doublés tous plus atroces les uns que les autres. Ce film est donc un authentique cas d’école. Montand avec son unique expression crispée et mal à l’aise, semble se demander pourquoi il a accepté un tel scénario. Il s’est sûrement consolé à tenir dans ses bras la sublime Katharine, totalement incongrue en médecin niçoise, avec l’accent américain et sœur d’un musicien qui lui, n’a aucun accent. Why not, après tout ? On n’en est plus à ça près. Le journaliste et écrivain Labro a réalisé sept longs-métrages tous très discutables, mais celui-ci est très certainement le plus indéfendable. À moins d’être amoureux de Katharine Ross, ça va sans dire… Mais il faut être très TRÈS amoureux !

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KATHARINE ROSS ET YVES MONTAND

 

« LES GALETTES DE PONT-AVEN » (1975)

AVENÉtonnant film que « LES GALETTES DE PONT-AVEN », entre comédie et film d’auteur ! Il démarre comme un road movie égrillard sur la vie lugubre d’un VRP en parapluies circulant dans la province française. À la suite d’une panne en Bretagne, on le voit ensuite s’émanciper, briser ses chaînes pour une belle Canadienne et sombrer finalement dans l’alcool et la déchéance quand elle le quitte.

Joël Séria offre à Jean-Pierre Marielle le rôle de sa vie, un personnage qui le résume et le dépasse, sans jamais céder à la caricature. Son ‘Henri Serin’ frustré et mal dans sa peau se prendra un moment pour Gauguin, mais il finira par admettre qu’il n’en a pas le génie et trouvera le bonheur comme serveur de crêperie auprès d’une gentille jeune fille affectueuse (Jeanne Goupil). Le scénario, qui semble improvisé au fil de la plume, lui fait croiser des individus pittoresques et bizarres comme le toujours extraordinaire Claude Piéplu en bigot vivant avec son inquiétante sœur vieille fille, Bernard Fresson en peintre voyeur et particulièrement malsain (l’acteur est remarquable, comme d’habitude) ou – dans une séquence d’anthologie, Dominique Lavanant en prostituée en tenue bigoudène typique, s’exprimant en patois. Quelques minutes qui valent à elles seules qu’on voie le film.

Le ton est alerte, le dialogue grivois, les femmes sont systématiquement dénudées, mais le film n’est jamais vulgaire. Il y plane une espèce de poésie libertaire, une envie d’aventure touchante et une certaine générosité derrière le sarcasme. Marielle est pour beaucoup dans le plaisir qu’on prend au visionnage, affinant son numéro habituel de matamore grandiloquent lors de vrais moments de désespoir. Son parcours incertain finit par le rendre extrêmement attachant et il aide à faire passer la singulière petite musique de l’auteur.

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JEAN-PIERRE MARIELLE, BERNARD FRESSON ET DOMINIQUE LAVANANT

 

ROBERT HIRSCH : R.I.P.

HIRSCH

ROBERT HIRSCH (1925-2017), GRAND NOM DU THÉÂTRE, IL NE TOURNA QU’UNE MODESTE QUARANTAINE DE FILMS ET TÉLÉFILMS.

 
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Publié par le 16 novembre 2017 dans CARNET NOIR, FILMS FRANÇAIS

 

ALAIN MOTTET : R.I.P.

MOTTET

ALAIN MOTTET (1928-2017), BON SECOND RÔLE DES ANNÉES 60 ET 70.

 
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Publié par le 11 novembre 2017 dans CARNET NOIR, FILMS FRANÇAIS