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Archives de Catégorie: FILMS FRANÇAIS

MARIA PACÔME : R.I.P.

PACOME copie

MARIA PACÔME (1923-2018), ACTRICE COMIQUE DE THÉÂTRE TRÈS POPULAIRE, MALGRÉ UNE FILMOGRAPHIE PEU FOURNIE.

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Publié par le 2 décembre 2018 dans CARNET NOIR, COMÉDIES, FILMS FRANÇAIS

 

« BARTLEBY » (1976)

BARTLEBYAdapté d’une nouvelle de Herman Melville, « BARTLEBY » est un téléfilm français coécrit et réalisé par Maurice Ronet, dont on devine qu’il aurait été parfait dans le rôle-titre qu’il a donné à un comédien plus jeune.

C’est l’histoire, confinant à l’absurde, d’un notaire (Michel Lonsdale) routinier et célibataire, qui engage un copiste (Maxence Mailfort). Celui-ci, taciturne, imperméable aux rapports humains comme à l’autorité, ne s’exprime qu’en répétant qu’il « ne préfère pas » faire certaines choses. Au lieu de le licencier, car son « absence » perturbe gravement l’équilibre de l’office, le notaire s’efforce de le comprendre, de l’aider et le laisse détruire sa réputation professionnelle puis peu à peu, sa vie privée. Pourquoi ? Ce n’est jamais explicite. Bartleby fait-il écho au vide profond qu’est sa vie quotidienne ? Il y a de ça. Toujours est-il que, malgré une facture qui a terriblement vieilli, « BARTLEBY » demeure un film fascinant, déprimant au possible. Ronet s’avère un excellent directeur d’acteurs. Lonsdale n’a jamais été meilleur que dans ce personnage médiocre, coincé, mais qui lâche progressivement prise, allant jusqu’au bout de lui-même et aux confins de la folie. Face à lui, Mailfort blême et impavide est un Bartleby ectoplasmique idéal. Parmi les seconds rôles, on retrouve Maurice Biraud en clerc alcoolique et Dominique Zardi dans un de ses rares rôles principaux, en collègue mesquin.

« Il faut vivre », dit le notaire à son copiste à la fin, « Il n’y a pas d’autre moyen ! ». C’est tout le propos de ce film austère et suffocant, qui au fond, ressemble tellement à l’acteur Maurice Ronet, ou tout du moins à l’image que renvoie de lui un film comme « LE FEU FOLLET ». Dire qu’il fut un temps où la télévision française était capable de produire et de diffuser des œuvres d’une telle exigence !

BARTLEBY2

MICHEL LONSDALE ET MAXENCE MAILFORT

 

SAMUEL HADIDA : R.I.P.

HADIDA

SAMUEL HADIDA (1953-2018), DISTRIBUTEUR ET PRODUCTEUR FRANÇAIS À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE CONSACRÉE AU CINÉMA POPULAIRE.

 

« D’APRÈS UNE HISTOIRE VRAIE » (2017)

Le scénario (co-signé par Olivier Assayas, ce qui n’a rien de rassurant) est inspiré d’un roman « à clés » de Delphine de Vigan, l’histoire évoque « ÈVE » de Mankiewicz et « J.F. PARTAGERAIT APPARTEMENT » de Barbet Schroder, le tout à la sauce « film d’auteur à la française ». C’est dire que « D’APRÈS UNE HISTOIRE VRAIE » de Roman Polanski ne suscite pas a priori un enthousiasme délirant.VRAIE

Le face-à-face entre une romancière à succès (Emmanuelle Seigner) et une pique-assiette envahissante (Eva Green) met un temps infini à se mettre en place. Les dialogues sont plats, convenus, la présence de « people » des médias parisiens (Josée Dayan ??? Elisabeth Quin ???) est vaine, mal venue et la sauce ne commence à prendre – et c’est déjà bien tard – que dans son dernier quart, quand le film s’assume comme suspense à part entière et délaisse toute prétention cérébrale et littéraire. Une histoire vécue ? Une fable sur la schizophrénie de l’écrivain en quête d’inspiration ? Une fiction policière poussive ? Ça n’a pas grande importance, au fond. Tout ce qu’on voit, c’est que Polanski continue de galvauder son talent et que cette incursion française rappelle celles, tout aussi désolantes, de Brian DePalma, Samuel Fuller ou Paul Verhoeven. Il n’y a pas grand chose à dire de Seigner, qui se débat avec un rôle très passif et irritant, mais la vraie déception vient d’Eva Green, actrice qui avait jusqu’ici accompli un sans-faute et qui, peut-être parce qu’elle joue dans sa langue natale, perd une grande partie de son mystère. Sans compter que les auteurs l’ont privée de son atout principal : le second degré. Son rôle de doppelgänger malveillant aux yeux exorbités et à la voix rauque, frise souvent le ridicule.

« D’APRÈS UNE HISTOIRE VRAIE » étonne par sa terne facture, par son manque d’audace et par la banalité de son sujet déjà maintes fois traité au cinéma. Si on n’attend plus de miracle de la part du réalisateur octogénaire de « RÉPULSION », « CHINATOWN » ou « LE LOCATAIRE », on croise les doigts pour un prompt comeback en fanfare de Miss Green. Elle nous doit une revanche !

 

LES 83 ANS DU SAMOURAÏ…

DELON 83

ALAIN DELON A 83 ANS AUJOURD’HUI. ON EN PROFITE POUR RÉCLAMER 4 DE SES FILMS INTROUVABLES. PAS FORCÉMENT DES CHEFS-D’OEUVRE, MAIS BON…

 

FRANCIS LAI : R.I.P.

LAI

FRANCIS LAI (1932-2018), COMPOSITEUR AUX 130 FILMS, UNE CARRIÈRE INTERNATIONALE DUE AU SUCCÈS DE « UN HOMME ET UNE FEMME » DE LELOUCH.

 
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Publié par le 7 novembre 2018 dans CARNET NOIR, FILMS FRANÇAIS

 

HAPPY BIRTHDAY, MARLÈNE !

JOBERT

MARLÈNE JOBERT, SENSATION DE LA FIN DES SIXTIES. RETIRÉE DES ÉCRANS DEPUIS 20 ANS, ELLE ÉCRIT. SA FILLE EVA GREEN A PRIS LE RELAIS.

 
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Publié par le 4 novembre 2018 dans ANNIVERSAIRES, FILMS FRANÇAIS