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Archives Mensuelles: avril 2019

ANÉMONE : R.I.P.

ANÉMONE

ANÉMONE (1950-2019), ACTRICE COMIQUE DES ANNÉES 80, IMMORTALISÉE PAR SON RÔLE DE THÉRÈSE DANS « LE PÈRE NOËL EST UNE ORDURE ».

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Publié par le 30 avril 2019 dans CARNET NOIR, FILMS FRANÇAIS

 

« TOM JONES : DE L’ALCÔVE À LA POTENCE » (1963)

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ALBERT FINNEY

Adapté d’un roman de Henry Fielding (1707-1754), « TOM JONES : DE L’ALCÔVE À LA POTENCE » de Tony Richardson est le film qui fit une star du jeune Albert Finney, et un des premiers à traiter une œuvre « historique » avec irrespect et une liberté de ton inaccoutumée au début des années 60.TOM.jpg

C’est l’histoire picaresque d’un « bâtard » libertin, tombant amoureux fou d’une voisine riche (Susannah York) et harcelé par le père de celle-ci (Hugh Griffith) et son propre cousin (David Warner) qui le hait. Fuyant sa maison natale, il va vivre des aventures endiablées qui vont, in extremis, le ramener à celle qu’il aime. Rien d’original là-dedans a priori, mais Richardson raconte tout cela de façon débridée en utilisant les apartés caméra, les arrêts sur image, les accélérés, la caméra portée et une musique qui devient d’ailleurs très vite insupportable. Mais malgré quelques fautes de goût, des longueurs et une agitation permanente lassante à la longue, « TOM JONES ! » tient la distance grâce à Finney, qui est vraiment formidable d’énergie en héros bon-vivant, paillard et généreux. Il est bien entouré par le gratin du cinéma de l’époque : Joyce Redman magnifique en femme libérée et gourmande (la scène de séduction où elle séduit Tom en se bâfrant salement !), Warner très drôle en faux-jeton boutonneux, Diane Cilento en souillon sexy ou Jack McGowran en bandit de grands chemins incompétent. Le cast d’ensemble est pour beaucoup dans le plaisir qu’on peut prendre au film. La reconstitution est parfaite, la photo de Walter Lassally évocatrice. C’est un film sympathique, très inégal, mais qui se laisse regarder avec un réel plaisir.

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JOYCE REDMAN ET SUSANNAH YORK

À noter que le film durait 128 minutes à sa sortie, mais Tony Richardson le re-monta des années plus tard, le réduisant à 121 minutes. C’est cette seconde version qui est chroniquée ici.

 

JOHN SINGLETON : R.I.P.

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JOHN SINGLETON (1968-2019), RÉALISATEUR ET PRODUCTEUR AFRO-AMÉRICAIN AU STYLE VISUEL AGRESSIF ET SOUVENT EFFICACE.

 
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Publié par le 29 avril 2019 dans CARNET NOIR

 

QUELQUES SORTIES HD AUX U.S.A.

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4 BLU-RAYS DE FILMS RARES : DONT UN POLAR CANADIEN, UN FILM DE FANTÔMES EFFRAYANT ET LE MEILLEUR ALAN PARKER.

 
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Publié par le 29 avril 2019 dans ACTU DE BDW2, SORTIES DVD ET BLU-RAY

 

« DES GENS COMME LES AUTRES » (1980)

Inspiré d’un roman de Judith Guest, « DES GENS COMME LES AUTRES » est le premier film réalisé par Robert Redford, alors au faîte de sa gloire comme acteur. Il n’a pas choisi la facilité, en premier lieu par le sujet même et ensuite parce qu’il ne joue pas dedans. C’est le drame intimiste d’une famille dont le fils aîné s’est récemment noyé et dont le cadet (Timothy Hutton) émerge d’un séjour en HP après une tentative de suicide.GENS

Sobrement réalisé, photographié en demi-teintes, d’une lenteur délibérée, le film parvient à maintenir l’intérêt par une sorte d’enquête menée autour de l’instabilité de l’ado. Et si son malaise persistant ne venait pas uniquement de la mort de son frère ? S’il fallait chercher du côté de la mère (Mary Tyler Moore), femme distante, dominatrice, incapable d’affection ou d’altruisme ? Outre le personnage haut-en-couleur du psy chargé de suivre le jeune homme, excellemment campé par Judd Hirsch, le véritable protagoniste est en réalité Donald Sutherland, jouant le père qui apparaît d’abord en retrait, comme un homme dépassé par les événements, désemparé face à ses problèmes familiaux et complètement dominé par sa femme. Mais peu à peu, on le voit s’éveiller, prendre conscience. Et le jeu de Sutherland est alors d’une extraordinaire subtilité. Hors de l’influence écrasante de cette épouse qu’il n’aime plus, sans même en avoir eu conscience jusque-là, il va retrouver son autonomie, sa vraie personnalité. Le regard qu’il pose sur elle dans l’avion, alors qu’ils rentrent de vacances au Texas, est d’une terrible lucidité. Il faut dire que Mary Tyler Moore incarne idéalement cette bourgeoise américaine sûre d’elle, égoïste, qui s’avère être un véritable « monstre » destructeur.

« DES GENS COMME LES AUTRES » n’est pas un film parfait. On se serait volontiers passé de la plupart des flash-backs, et le fils disparu n’aurait probablement pas dû être montré, à l’instar du cousin dans « SOUDAIN, L’ÉTÉ DERNIER » par exemple, qui en prenait une dimension symbolique. Parmi les seconds rôles, on reconnaît M. Emmet Walsh en prof de natation  indélicat et une Elizabeth McGovern de 19 ans, en girl friend rayonnante et joyeuse.

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DONALD SUTHERLAND AVEC ROBERT REDFORD SUR LE TOURNAGE

 

HAPPY BIRTHDAY, ALISTAIR !

MACLEAN

ALISTAIR MacLEAN (1922-1987), ROMANCIER ET SCÉNARISTE ÉCOSSAIS, SPÉCIALISTE DES BEST-SELLERS DE GUERRE ET D’ESPIONNAGE.

 
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Publié par le 28 avril 2019 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« LA DISPARITION D’ALICE CREED » (2009)

ALICECREED.jpgÉcrit et réalisé par J Blakeson, « LA DISPARITION D’ALICE CREED » est la parfaite démonstration qu’un bon scénario, un trio d’acteurs compétents et un dialogue soigné, peuvent compenser un budget minuscule et faire oublier que les trois-quarts de l’action se déroulent dans le huis clos d’un appartement désert transformé en geôle.

Gemma Arterton est kidnappée par deux hommes cagoulés (Martin Compston et Eddie Marsan) qui l’enferment, l’attachent et exigent une rançon. Pendant sa dure captivité, il va se passer énormément de choses, des coups de théâtre vont se succéder, la paranoïa va grimper en flèche et la zizanie va séparer les deux complices. Un scénario simple mais extrêmement bien ficelé, qui oblige littéralement à ne pas quitter l’écran des yeux une seconde et à toujours s’attendre au pire. La réalisation, efficace, se fait discrète et au service de l’histoire. Le film va droit au but, aucun autre personnage n’apparaît à l’image hormis l’otage et ses deux bourreaux. La relation entre ces derniers, un ex-taulard menaçant et coléreux (Marsan, fabuleux d’intensité comme toujours) et un jeune homme un peu trop malin et tordu (Compston, d’une totale ambiguïté) est au cœur du film pendant une bonne partie, mais progressivement, leur victime émerge de son statut de « paquet » immobile et asservi, pour prendre une étonnante dimension. Charnelle, moins fragile qu’elle n’en a l’air, pleine de ressources, Gemma Arterton tire le maximum de ce rôle ingrat qu’elle parvient à faire vivre et à rendre passionnant, jusqu’à l’épilogue réjouissant de noirceur. « LA DISPARITION D’ALICE CREED » vaut vraiment le coup d’œil, car c’est un thriller-en-chambre inattendu et bourré de trouvailles narratives que nous ne dévoilerons pas davantage pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte. À savourer.

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MARTIN COMPSTON, EDDIE MARSAN ET GEMMA ARTERTON