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Archives de Catégorie: SÉRIES TÉLÉ

MIKE KOVAC RETURNS !

MWC

L’INTÉGRALE DE « MAN WITH A CAMERA » RÉÉDITÉE PAR MILL CREEK AUX U.S.A. SORT EN OCTOBRE. IMAGE REMASTÉRISÉE ? LE SUSPENSE EST ENTIER…

 

« DOOMSDAY » : Dan Duryea dans « Suspicion »

DOOMSDAY

DAN DURYEA ET ROBERT MIDDLETON

Écrit par Sy Bartlett, réalisé par Bernard Girard, « DOOMSDAY » est un épisode de la série policière « anthologique » (c’est-à-dire présentant des téléfilms sans rapport les uns avec les autres) « SUSPICION ». Dan Duryea y joue un braqueur de banques ultra-professionnel, dont l’identité est inconnue de tous. Avec l’aide de son « imprésario » (Robert Middleton), il monte un hold-up préparé, comme à son habitude, jusqu’au moindre détail. Il réunit pour ce faire une bande composée d’Edward Binns, Paul Birch, Bing Russell et Charles Bronson auxquels il interdit d’avoir recours à la violence. Alors que tout se déroule comme prévu, Duryea est abattu à la sortie de la banque ! Alors qu’il parvient à fuir avec Middleton, se demandant qui a bien pu le trahir ainsi, il entend à la radio qu’il a été touché… par erreur ! L’homme qui a ouvert le feu, l’atteignant mortellement, cherchait en fait à tuer quelqu’un d’autre : le fiancé de sa fille en l’occurrence. L’ironie du sort est renforcée par le fait que le tireur était le voisin d’hôtel de Duryea, que celui-ci entendait s’engueuler avec sa fille au sujet dudit fiancé !

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BING RUSSELL ET CHARLES BRONSON

« DOOMSDAY » est un bon petit ‘film noir’ de 52 minutes, porté par la prestation décontractée mais énigmatique de Duryea qui apporte une certaine humanité fatiguée à son personnage. La chute est inattendue et originale. En revanche, le fan de Bronson risque une grosse déconvenue : troisième au générique, il n’apparaît qu’en filigrane et ne bénéficie d’aucun gros-plan, un peu comme dans ses apparitions de tout début de carrière. Après une première scène dialoguée au début, dans la pénombre, où il cherche à rassurer un complice inquiet, il ne fait que de la figuration, un marteau-piqueur aux mains, se faisant passer pour un ouvrier. Au policier qui lui demande pourquoi il détruit le trottoir, Charley répond en rigolant : « C’est le fils du gouverneur, il a perdu sa balle en caoutchouc ! ». Il participe aussi au braquage, arme au poing. À noter que son acolyte dans ces scènes n’est autre que Bing Russell, le père de Kurt qui sera lui-même le partenaire de Bronson dans la série « LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS » quelques années plus tard.

 

« THE DUPLICATE MAN » : Constance Towers dans « Au-delà du réel »

DUPLICATE

LE MÉGAZOÏDE !

Inspiré d’une histoire de Clifford D. Simak, « THE DUPLICATE MAN » est un épisode de la 2ème saison de la série-culte « AU-DELÀ DU RÉEL », réalisé par Gerd Oswald.

Un téléfilm particulièrement bizarre dans une série peu avare en bizarreries ! Dans un lointain futur (2011 !), Ron Randell est un chercheur qui a gardé illégalement un alien dans sa cave pendant des années, un ‘Mégazoïde’ dangereux qui s’évade dans le seul but de… se reproduire. Pour le retrouver, Randell ne trouve rien de plus simple que de se faire dupliquer, afin que son clone aille chasser à sa place et se fasse tuer le cas échéant. Mais pas de chance, le dit-clone s’introduit chez lui et… séduit sa femme Constance Towers qui retrouve enfin l’homme qu’elle avait épousé et qui a tant changé.

Compliqué ? Un peu, oui. Les motivations des uns et des autres ne sont pas très claires, le rythme est d’une lenteur éprouvante et la chute totalement décevante. Que reste-t-il alors ? Eh bien, déjà la beauté racée de Miss Towers, alors au sommet de sa carrière (elle venait de tourner « SHOCK CORRIDOR » et « NAKED KISS » pour Sam Fuller), mais qui n’a hélas pas grand-chose à faire. Et surtout le look désopilant du monstre : une sorte de gorille velu doté d’un bec d’aigle et parlant parfaitement l’anglais avec une voix haut-perchée ! Un vrai régal pour l’amateur.

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CONSTANCE TOWERS

 

« BROTHER’S KEEPER » : film-pilote de la série « Deux flics à Miami »

VICE« BROTHER’S KEEPER » est le film-pilote de « DEUX FLICS À MIAMI », série produite par Michael Mann et qui marqua profondément les eighties.

Réalisé par Thomas Carter, ce téléfilm de 90 minutes a tous les attributs d’un long-métrage de cinéma, hormis le format carré de 1.33 :1. Dès les premières images, il semble avoir encapsulé tout ce qui symbolisait les années 80 : les brushings et « balayages », le montage clipé, la bande-son saturée de tubes à la mode et les tics de langage de l’époque. Le style flashy est tellement appuyé, qu’il apparaît aujourd’hui comme patiné plutôt que désuet et on peut parfaitement prendre un réel plaisir à suivre les aventures de ce tandem de flics. Le scénario narre leur rencontre, préfigurant un peu « L’ARME FATALE » : Don Johnson, « beau gosse » infiltré, habitant sur un bateau avec un alligator nommé ‘Elvis’ et Philip Michael Thomas, flic new-yorkais cherchant à venger son frère abattu par un narcotrafiquant colombien. D’abord conflictuelle, leur relation va progressivement devenir amicale, permettant à la série de perdurer pendant cinq saisons.

Va sa durée exceptionnelle, ce pilote paraît parfois longuet et s’égare trop longtemps sur des scènes de « vie privée » pas indispensables, mais le côté « buddy movie » fonctionne à plein régime et la nostalgie fait le reste. Quand nos compères prennent leurs flingues et partent à la bagarre sur une chanson de Phil Collins, comment résister ?

Dans un cast homogène, on retiendra la courte présence de Jimmy Smits dans sa toute première apparition à l’écran, jouant le coéquipier rapidement éliminé de ‘Crockett’.

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DON JOHNSON, GREOGRY SIERRA ET PHILIP MICHAEL THOMAS

« BROTHER’S KEEPER » définit parfaitement ce que sera la série à succès qui mit Michael Mann sur le devant de la scène et qui fit clairement évoluer les séries « polar » U.S. en soignant particulièrement la forme et le style.

 

« SQUADRA CRIMINALE » : saison 1 (2015)

SQUADRA« SQUADRA CRIMINALE » est le titre français (sic !) de la série italienne « NON UCCIDERE » (litt. : « NE PAS TUER »), créée par Claudio Corbucci.

Située à Turin, au sein de la Brigade Criminelle, la 1ère saison se compose de six enquêtes dispatchées en douze épisodes. Les meurtres permettent de connaître toutes sortes de milieux, ils ne concernent que des citoyens « normaux », jamais des gangsters ou des psychopathes. Rien de très original, si ce n’est la personnalité de l’héroïne, incarnée par Miriam Leone, jeune femme introvertie et asociale, abrupte, dépourvue d’humour, mais dont l’apparente dureté dissimule un terrible traumatisme d’enfance et une compassion démesurée pour les victimes, voire les suspects. Idéalement castée, la belle comédienne tient la série sur les épaules.

Intéressante, parfois poignante, « SQUADRA CRIMINALE » n’est pas exempte de défauts : une image monochrome et sans contraste qui fatigue l’œil, des scénarios parfois déséquilibrés où la vie personnelle de ‘Valeria Ferro’ s’avère plus intéressante que l’enquête elle-même et une sensation irritante de répétition (le commissaire et amant de Valeria, constamment en désaccord avec elle, alors qu’elle résout systématiquement toutes les affaires).

La vraie charpente de la série sont les relations orageuses entre l’héroïne et sa mère, magnifique Monica Guerritore échappée d’une tragédie antique, sortie de prison après 17 ans pour avoir assassiné son mari, et qui porte son lot de secrets et de non-dits. Les face-à-face entre les deux actrices, également sobres, investies, sont vraiment extraordinaires de réalisme et d’émotion rentrée. Bien sûr, toutes les enquêtes ne sont pas du même niveau, certaines sont même franchement mal fichues et les rares séquences d’action sont très moyennement filmées, mais « SQUADRA CRIMINALE » séduit malgré tout par sa rigueur, sa sensibilité et, nous l’avons dit, pour le charisme de Miriam Leone qui crève littéralement l’écran.

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MIRIAM LEONE ET MONICA GUERRITORE

À noter que le coffret DVD sorti en France indique qu’il contient les saisons 1 & 2, alors qu’il ne propose que les douze épisodes de la première saison.

 

« HUNT THE MAN DOWN » : Burgess Meredith dans « The loner »

LONER MEREDITH2

LLOYD BRIDGES

« HUNT THE MAN DOWN » est un épisode de la série « THE LONER », réalisé par le vétéran hollywoodien Tay Garnett (orthographié ‘Garnet’ au générique) et non-écrit par Rod Serling qui s’est contenté de superviser.

L’histoire est assez spéciale : Lloyd Bridges est enrôlé dans une « posse » pour traquer Burgess Meredith, un vieux trappeur planqué dans les montagnes. Parmi les chasseurs, Tom Tully, un épicier particulièrement décidé à supprimer le bonhomme. Bridges apprend que le crime de Meredith est de descendre régulièrement en ville pour se soûler et tout saccager, mais cette fois il s’en est pris à une ville voisine et doit être emprisonné. Tully s’avère être en fait l’ami d’enfance du vieux fou, qui avait fait le serment de l’abattre si jamais il devait aller en prison.

Drôle de pitch, drôles de personnages, enjeux pas très clairs pour cet épisode filmé entièrement en extérieurs. Meredith, littéralement couvert de postiches cabotine joyeusement comme à son habitude dans ce rôle d’homme des bois infantile et rebelle. Détail intéressant : il apparaît et disparaît comme un fantôme. Parmi les seconds rôles, le solide Bert Freed joue un shérif. Bridges n’a pas grand-chose à faire et se contente de compter les points.

LONER MEREDITH

BURGESS MEREDITH ET TOM TULLY

 
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Publié par le 16 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« THE OATH » : Barry Sullivan dans « The loner »

LONER SULLIVAN

BARRY SULLIVAN

Écrit par Rod Serling et réalisé par Alex March, « THE OATH » est un bon épisode de la série « THE LONER ».

Lloyd Bridges débarque en pleine tempête dans un saloon tenu par un vieux Mexicain (George J. Lewis, le père de Guy Williams dans la série « ZORRO ») et sa nièce (Viviane Ventura). Ils sont tenus en otages par un jeune hors-la-loi (Joby Baker) agonisant à cause d’une crise d’appendicite aiguë. Apprenant qu’un docteur vit à l’étage, Bridges va lui demander d’intervenir. Mais celui-ci (Barry Sullivan) complètement alcoolique, révèle à notre héros qu’il est devenu manchot à la suite d’un accident. À Bridges donc, d’opérer le malade, sur les conseils du médecin.

Un épisode bien mené, à la photo nocturne magnifique et fort bien interprété par Sullivan, buriné et tourmenté, dans un beau rôle d’homme déchu et suicidaire. On notera l’épilogue étonnamment réaliste, montrant que le patient n’a pas survécu à cette chirurgie improvisée. Mais que sa mort a redonné le goût de vivre et d’enseigner à Sullivan.

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BARRY SULLIVAN, GEORGE J. LEWIS ET LLOYD BRIDGES

 
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Publié par le 15 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS