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Archives de Catégorie: SÉRIES TÉLÉ

« SQUADRA CRIMINALE » : saison 1 (2015)

SQUADRA« SQUADRA CRIMINALE » est le titre français (sic !) de la série italienne « NON UCCIDERE » (litt. : « NE PAS TUER »), créée par Claudio Corbucci.

Située à Turin, au sein de la Brigade Criminelle, la 1ère saison se compose de six enquêtes dispatchées en douze épisodes. Les meurtres permettent de connaître toutes sortes de milieux, ils ne concernent que des citoyens « normaux », jamais des gangsters ou des psychopathes. Rien de très original, si ce n’est la personnalité de l’héroïne, incarnée par Miriam Leone, jeune femme introvertie et asociale, abrupte, dépourvue d’humour, mais dont l’apparente dureté dissimule un terrible traumatisme d’enfance et une compassion démesurée pour les victimes, voire les suspects. Idéalement castée, la belle comédienne tient la série sur les épaules.

Intéressante, parfois poignante, « SQUADRA CRIMINALE » n’est pas exempte de défauts : une image monochrome et sans contraste qui fatigue l’œil, des scénarios parfois déséquilibrés où la vie personnelle de ‘Valeria Ferro’ s’avère plus intéressante que l’enquête elle-même et une sensation irritante de répétition (le commissaire et amant de Valeria, constamment en désaccord avec elle, alors qu’elle résout systématiquement toutes les affaires).

La vraie charpente de la série sont les relations orageuses entre l’héroïne et sa mère, magnifique Monica Guerritore échappée d’une tragédie antique, sortie de prison après 17 ans pour avoir assassiné son mari, et qui porte son lot de secrets et de non-dits. Les face-à-face entre les deux actrices, également sobres, investies, sont vraiment extraordinaires de réalisme et d’émotion rentrée. Bien sûr, toutes les enquêtes ne sont pas du même niveau, certaines sont même franchement mal fichues et les rares séquences d’action sont très moyennement filmées, mais « SQUADRA CRIMINALE » séduit malgré tout par sa rigueur, sa sensibilité et, nous l’avons dit, pour le charisme de Miriam Leone qui crève littéralement l’écran.

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MIRIAM LEONE ET MONICA GUERRITORE

À noter que le coffret DVD sorti en France indique qu’il contient les saisons 1 & 2, alors qu’il ne propose que les douze épisodes de la première saison.

 

« HUNT THE MAN DOWN » : Burgess Meredith dans « The loner »

LONER MEREDITH2

LLOYD BRIDGES

« HUNT THE MAN DOWN » est un épisode de la série « THE LONER », réalisé par le vétéran hollywoodien Tay Garnett (orthographié ‘Garnet’ au générique) et non-écrit par Rod Serling qui s’est contenté de superviser.

L’histoire est assez spéciale : Lloyd Bridges est enrôlé dans une « posse » pour traquer Burgess Meredith, un vieux trappeur planqué dans les montagnes. Parmi les chasseurs, Tom Tully, un épicier particulièrement décidé à supprimer le bonhomme. Bridges apprend que le crime de Meredith est de descendre régulièrement en ville pour se soûler et tout saccager, mais cette fois il s’en est pris à une ville voisine et doit être emprisonné. Tully s’avère être en fait l’ami d’enfance du vieux fou, qui avait fait le serment de l’abattre si jamais il devait aller en prison.

Drôle de pitch, drôles de personnages, enjeux pas très clairs pour cet épisode filmé entièrement en extérieurs. Meredith, littéralement couvert de postiches cabotine joyeusement comme à son habitude dans ce rôle d’homme des bois infantile et rebelle. Détail intéressant : il apparaît et disparaît comme un fantôme. Parmi les seconds rôles, le solide Bert Freed joue un shérif. Bridges n’a pas grand-chose à faire et se contente de compter les points.

LONER MEREDITH

BURGESS MEREDITH ET TOM TULLY

 
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Publié par le 16 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« THE OATH » : Barry Sullivan dans « The loner »

LONER SULLIVAN

BARRY SULLIVAN

Écrit par Rod Serling et réalisé par Alex March, « THE OATH » est un bon épisode de la série « THE LONER ».

Lloyd Bridges débarque en pleine tempête dans un saloon tenu par un vieux Mexicain (George J. Lewis, le père de Guy Williams dans la série « ZORRO ») et sa nièce (Viviane Ventura). Ils sont tenus en otages par un jeune hors-la-loi (Joby Baker) agonisant à cause d’une crise d’appendicite aiguë. Apprenant qu’un docteur vit à l’étage, Bridges va lui demander d’intervenir. Mais celui-ci (Barry Sullivan) complètement alcoolique, révèle à notre héros qu’il est devenu manchot à la suite d’un accident. À Bridges donc, d’opérer le malade, sur les conseils du médecin.

Un épisode bien mené, à la photo nocturne magnifique et fort bien interprété par Sullivan, buriné et tourmenté, dans un beau rôle d’homme déchu et suicidaire. On notera l’épilogue étonnamment réaliste, montrant que le patient n’a pas survécu à cette chirurgie improvisée. Mais que sa mort a redonné le goût de vivre et d’enseigner à Sullivan.

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BARRY SULLIVAN, GEORGE J. LEWIS ET LLOYD BRIDGES

 
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Publié par le 15 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« WESTWARD, THE SHOEMAKER » : David Opatoshu dans « The loner »

LONER OPATOSHU

DAVID OPATOSHU

« WESTWARD, THE SHOEMAKER » est un épisode de la série « THE LONER », écrit par Rod Serling et réalisé par Joseph Pevney.

Lloyd Bridges rencontre David Opatoshu, un cordonnier polonais émigré qui transporte un sac contenant 400 dollars pour ouvrir une boutique dans la ville voisine. Naïf et hanté par les pogroms, le petit homme est protégé par notre héros qui récupère son argent quand il est plumé par un tricheur (Warren Stevens) au poker. Mais seulement pour découvrir qu’il a été roulé à son arrivée aux U.S.A. et que son argent – des billets confédérés – n’a aucune valeur. Les villageois se cotiseront pour l’aider à acheter son local, comme dans toute bonne fable totalement irréaliste.

Un épisode bien-pensant, sérieusement plombé par le cabotinage irritant de Opatoshu, qui en fait des caisses dans l’obséquiosité bêlante. L’épisode est en partie sauvé par un affrontement autour d’une table de saloon entre Bridges et Stevens dont il dévoile le paquet de cartes truqué.

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LLOYD BRIDGES ET WARREN STEVENS

 
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Publié par le 14 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« ALIVE AND STILL A SECOND LIEUTENANT » : Jon Voight dans « Naked city »

NAKED VOIGHT

HILDY BROOKS ET ROBERT STERLING

« ALIVE AND STILL A SECOND LIEUTENANT » est un épisode de la 4ème saison de la série « NAKED CITY », réalisé par Ralph Senensky.

Le scénario tourne autour d’une dispute entre deux automobilistes autour d’une place de parking, qui finit par la mort accidentelle de l’un d’eux. L’autre (Robert Sterling) s’enfuit avec sa secrétaire et maîtresse (Hildy Brooks). Mais il est bientôt bourrelé de remords et révèle sa personnalité pusillanime, autodestructrice et même masochiste, en cherchant à être puni de son crime par n’importe quel moyen.

L’étude psychologique est fouillée, le principe de l’escalade bien disséqué et Sterling incarne parfaitement ce citadin tourmenté, radotant ses piètres souvenirs de l’armée et empêtré dans ses complexes.

Si l’épisode – de toute façon intéressant en soi – vaut d’être vu, c’est surtout parce qu’il marque la toute première apparition de Jon Voight devant une caméra. À 25 ans, il joue le fils de la victime, un jeune homme en colère, jurant de le venger. C’est touchant et drôle de voir la gaucherie et le manque aveuglant de métier du débutant, qui surjoue, bouge mal, pleure maladroitement dans ses trois courtes scènes. Il fera heureusement de rapides et spectaculaires progrès !

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JON VOIGHT DANS SON PREMIER RÔLE

Quant aux héros-flics de la série, on sent que les auteurs, comme cela arrivait parfois dans « NAKED CITY » ont eu du mal à les intégrer dans l’histoire, tant il est évident qu’elle aurait pu se dérouler sans leur présence. Les décors naturels de New York sont toujours aussi intelligemment exploités pour une série de cette époque.

 
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SO LONG, BATMAN !

WEST HOMMAGE

 

« WITHOUT HONOR » : Jon Voight dans « Cimarron »

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ANDREW DUGGAN ET STUART WHITMAN

« WITHOUT HONOR » est un épisode de la trop brève série TV « CIMARRON », réalisé par Robert Butler. Son principal intérêt est d’offrir à Jon Voight un de ses premiers rôles principaux.

La série proposant des épisodes de 70 minutes, les scénarios sont relativement développés et les personnages possèdent une psychologie assez fouillée, en tout cas bien davantage que dans les séries de 52 minutes courantes à l’époque. Comme « LE VIRGINIEN », « CIMARRON » faisait exception à la règle.

Jeune soldat quelque peu névrosé, Voight hait Andrew Duggan, un officier qu’il ne connaît pas mais qu’il sait être son père. Après lui avoir révélé son identité, il déserte pour offrir ses talents de dynamiteur à un gang de hors-la-loi qui écume la région. Duggan accompagné du shérif Stuart Whitman, héros de la série, va s’efforcer de le ramener au bercail sain et sauf.

Le film est porté par l’excellente prestation d’un Voight de trente ans, qui en joue dix de moins, et qui tient ce rôle avec finesse et même complexité. Le voyou instable du début devient de plus en plus attachant à mesure que l’épisode avance et il finit par retourner sa veste, se réconciliant avec son père. Avec son visage poupin mais tourmenté, son regard intense, l’acteur laisse deviner la belle carrière qui l’attendait. Parmi les autres « guest stars », Paul Mantee en ‘bad guy’ méchant comme une teigne.

CIMARRON VOIGHT

JON VOIGHT

 
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Publié par le 11 juin 2017 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS