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Archives de Catégorie: MYTHOLOGIE

« LES TÉMOINS » (2002)

TÉMOINS2.jpg« LES TÉMOINS » de Brian Gilbert fait partie de ce genre de films qui exige énormément du spectateur en matière de « suspension d’incrédulité ». Mais pas seulement. Il faut également subir une première moitié confuse, d’une extrême lenteur, qui semble n’aller nulle part, un rythme léthargique, pour enfin s’éveiller un peu dans la seconde. Mais bien trop tard.

Le sujet ? Pour faire simple, disons qu’un groupe de personnes ont été maudites pour avoir assisté à la crucifixion du Christ sans intervenir, et qu’ils sont condamnés depuis à être les témoins des pires catastrophes humaines à travers les âges. Une jeune femme amnésique (Christina Ricci) hébergée par une famille du Kent, va tenter d’empêcher un malheur imminent. En gros, c’est de cela qu’il s’agit. Et franchement, c’est tellement tiré par les cheveux, qu’on se désintéresse du sort de ces braves gens, jusqu’au moment où le fou du village prend son fusil et commence à massacrer tout le monde, pour se venger des abus qu’il a subi dans son enfance. Ce n’est pas totalement nul, il y a même de bonnes scènes d’atmosphère et l’enquête du prêtre qui retrouve ces fameux « témoins » tout au long de l’Histoire, sur des œuvres d’art, est assez prenante. Mais le scénario ne tient pas vraiment debout, accumule les aberrations (la scène érotique entre Ricci et Ioan Gruffudd qui n’a aucun sens, à la réflexion) et les redites. Reste que Ricci est très mignonne, charnelle et étrange, et qu’il est toujours intéressant de la voir évoluer à l’écran. Autour d’elle, de bons acteurs comme Stephen Dillane ou Kerry Fox qui n’ont hélas, rien de passionnant à faire jusqu’à la toute fin. « LES TÉMOINS » étire un pitch trop succinct pendant presque 100 minutes et quand arrive le dénouement, rares seront ceux qui ne l’auront pas vu venir des kilomètres à l’avance. Pas indispensable donc, mais à éventuellement tenter un jour de disette.

TÉMOINS

CHRISTINA RICCI, ROBERT HARDY, STEPHEN DILLANE ET IOAN GRUFFUDD

 

« STAN ET OLLIE » (2018)

STAN« STAN ET OLLIE » de John S. Baird n’est pas un biopic traditionnel. Il se base sur la tournée théâtrale que Stan Laurel et Oliver Hardy, glorieux has-beens vieillissants ont accepté de faire en Angleterre en 1953, pour redorer leur blason et décrocher un tournage de film dans la foulée.

Ce film est un petit miracle d’émotion et d’équilibre, jamais scolaire ou hagiographique, il dépeint principalement la relation compliquée de deux hommes qui ne s’apprécient pas vraiment – du moins au début – mais qui n’existent pas l’un sans l’autre. Laurel (Steve Coogan) le cerveau du tandem, l’auteur boulimique de travail, presque désincarné, et Hardy (John C. Reilly), le bon-vivant qui ne demande qu’à vivre tranquillement et à ne pas faire de vagues. C’est pendant cette tournée, d’abord minable et désespérante, puis dans de vrais théâtres, qu’une véritable amitié va naître, après une confrontation violente, qui mettra à jour des conflits larvés depuis des années, des rancœurs. Cette scène, située lors d’une soirée en leur honneur est la plus remarquable du film à tous points-de-vue. Si Coogan est un Laurel sobre et convaincant, le film appartient tout entier à Reilly, enseveli sous des tonnes de prothèses corporelles et faciales, qui réincarne littéralement « Ollie », jusqu’à la plus infime mimique. C’est un travail prodigieux, qui ne doit rien à la bête imitation, mais part de l’intérieur et rend compte de l’âme complexe d’un comique-né qui sent sa fin venir. Reilly aurait largement mérité un Oscar. L’autre grande force de « STAN ET OLLIE » est de n’avoir pas négligé les seconds rôles, en particulier les épouses : l’étrange Shirley Henderson en Mme Hardy protectrice et omniprésente et l’extraordinaire Nina Arianda en épouse russe de Laurel, égocentrique et mythomane. Leur duo fait magnifiquement écho à celui de leurs conjoints.

Bien filmé, soigneusement photographié, d’une finesse de chaque instant, c’est un très bel hommage à ce tandem inoubliable et un regard sans complaisance sur le revers de la médaille du showbiz.

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STEVE COOGAN ET JOHN C. REILLY

 

12 NOUVEAUX SALOPARDS…

Alors qu’on annonce la mise en production d’un remake de « 12 SALOPARDS » de Robert Aldrich par David Ayer, il est temps de faire un point sur les films de l’ami Charley Bronson qui ont déjà fait l’objet d’une nouvelle version ou sont eux-mêmes des remakes.

Dans l’ordre : « L’HOMME AU MASQUE DE CIRE », remake du « MUSÉE DE CIRE », « LA BELLE DU PACIFIQUE » remake de « FAIBLESSE HUMAINE », « LES 7 MERCENAIRES » remake des « 7 SAMOURAÏS », « LES BAROUDEURS » remake (inavoué) de « VERA CRUZ », « DE LA PART DES COPAINS » déjà filmé dans la série « THE ALFRED HITCHCOCK HOUR » à la TV.RMK

Les films dont Charley fut la vedette qui ont été re-filmés : « VERA CRUZ » (voir plus haut), « LES 7 MERCENAIRES » (avec Denzel Washington), « LE FLINGUEUR » (avec Jason Statham), « UN JUSTICIER DANS LA VILLE » (avec Bruce Willis).

Une belle petite collection…

 
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Publié par le 17 décembre 2019 dans ACTU DE BDW2, FILMS DE GUERRE, MYTHOLOGIE

 
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AUJOURD’HUI, IL A… 103 ANS !

KD103

 

« BLACKTHORN » (2011)

BLACKTHORN.jpgCoproduction anglo-espagnole, réalisée par Mateo Gil et tournée en Bolivie, « BLACKTHORN » est un western revenant sur le mythe du hors-la-loi Butch Cassidy à la manière de Billy the Kid dans « YOUNG GUNS 2 ».

Butch et Sundance ne seraient pas morts sous les balles de l’armée bolivienne, comme dans le film de George Roy Hill. Le second, mortellement blessé, a toutefois dû être achevé par son ami qui lui, a vécu tranquillement pendant vingt ans en dressant des chevaux sauvages. Mais, alors qu’il espère retourner aux U.S.A. à la fin de sa vie, Butch croise la route d’un Espagnol traqué. Et la grande aventure reprend. Mais cette fois teintée de désillusion et d’amertume. L’amitié n’est plus ce qu’elle était, et encore moins la parole donnée. L’époque des bandidos joyeux et insouciants est bien loin et Cassidy va l’apprendre à ses dépens.

« BLACKTHORN » (pseudonyme choisi par Butch) est un très beau et émouvant post-western. Il joue avec élégance et nostalgie des composantes de la légende de l’Ouest et offre un de ses plus beaux rôles à Sam Shepard absolument magnifique en vieux grigou au bout du rouleau mais encore vivace. Si Sundance et Etta Place ne sont que des silhouettes à peine esquissées lors de courtes scènes, Cassidy prend ici une véritable épaisseur humaine. Il faut dire que Nikolaj Coster-Waldau qui l’incarne dans les flash-backs ressemble tellement à son aîné qu’on n’a aucune peine à les voir comme un seul et même personnage. Brillante idée de casting ! Stephen Rea est également parfait en ex-flic de Pinkerton devenu consul et ivrogne. Eduardo Noriega se sort bien de son rôle de traître faux-jeton et rusé en qui Butch croit un moment avoir retrouvé un nouveau « Kid ».

« BLACKTHORN » est donc une franche réussite à la réalisation fluide et sans effets inutiles, aux séquences d’action sèches et efficaces, porté par Sam Shepard au sommet de son charisme indolent.

BLACKTHORN2

SAM SHEPARD, DOMINIQUE McELLIGOTT, NIKOLAJ COSTER-WALDAU ET EDUARDO NORIEGA

 
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AUJOURD’HUI, ELLE A 85 ANS…

LOREN

 
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Publié par le 20 septembre 2019 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN, MYTHOLOGIE

 
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OLIVIA DE HAVILLAND A 103 ANS…

ODH103

 
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Publié par le 1 juillet 2019 dans ANNIVERSAIRES, MYTHOLOGIE