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Archives de Catégorie: MYTHOLOGIE

HELLO, TUCO !

Une photo en hommage à ce vieux grigou de Tuco, qui nous manque depuis exactement trois ans aujourd’hui.WALLACH 3 ANS

Muni d’une corde (il la portait généralement autour du cou !), dans une image extraite de « L’OR DE MACKENNA », Eli Wallach, son œil malicieux, son humour en autodérision et son sens inné du comique ont définitivement marqué le cinéma qu’on aime, des « DÉSAXÉS » au « PARRAIN III » en passant par « LES 7 MERCENAIRES », « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND » (le rôle de sa vie) et tant d’autres personnages inoubliables.

 
Image

SO LONG, BATMAN !

WEST HOMMAGE

 

FAREWELL, ROGER…

MOORE copie

OUI ! « AMICALEMENT VÔTRE » EST SORTI EN SALLES EN ITALIE !

Même s’il allait allègrement sur ses 90 ans, qu’on ne le voyait plus beaucoup à l’écran ou en public, Roger Moore faisait partie de ces icônes qu’on finit par croire réellement immortelles.

ROGER 007

Il débute comme figurant dans les années 40 et c’est Richard Brooks qui lui offre son premier rôle conséquent, celui d’un playboy suave, dans « LA DERNIÈRE FOIS QUE J’AI VU PARIS », face à Liz Taylor. On le revoit dans d’autres productions américaines comme « MÉLODIE INTERROMPUE », « DIANE DE POITIERS » ou « LE VOLEUR DU ROI », toujours séduisant, légèrement ironique, mais sans jamais crever l’écran.

C’est le petit qu’il finit par crever grâce au rôle-titre de la courte (39 épisodes) série « IVANOHÉ ». Il tient également la vedette de « THE ALASKANS » aux U.S.A. et remplace James Garner en cousin british de ‘Bret’ dans « MAVERICK ». Mais c’est « LE SAINT » et le personnage de ‘Simon Templar’ qui cristallisent définitivement la personnalité de Moore au fil de 118 épisodes où s’affine son jeu en constante autodérision, en clins d’œil goguenards et en séduction désinvolte.

MOORE4Il surprend dans « LA DOUBLE MORT D’HAROLD PELHAM » en business man rigide peu à peu remplacé par un avatar beaucoup plus sympathique que lui. La courte série « AMICALEMENT VÔTRE » où il forme un tandem comique avec Tony Curtis, marque durablement les esprits. Il y trouve son emploi idéal : un lord oisif et dilettante, éminemment affable.

Puis, il remplace son ami Sean Connery dans la franchise des « JAMES BOND ». De « VIVRE ET LAISSER MOURIR » à « DANGEREUSEMENT VÔTRE », Moore campera un 007 adoré du public mais rejeté par les puristes. Cela ne l’empêchera pas de tourner sept opus, jusqu’à l’âge de 58 ans.

Au fil des années et entre deux 007, on le retrouve égal à lui-même dans de grosses productions comme « LES OIES SAUVAGES », « PAROLE D’HOMME », « LES LOUPS DE HAUTE-MER », ou « LE COMMANDO DE SA MAJESTÉ », il est un Holmes étonnant dans « SHERLOCK HOLMES IN NEW YORK » pour la TV, se pastiche lui-même dans « L’ÉQUIPÉE DU CANNONBALL » en cinglé qui se prend pour… Roger Moore. Puis sa carrière s’effiloche progressivement, il tourne avec Jean-Claude Van Damme et les Spice Girls, puis ne fait plus que de brève apparitions en forme d’hommage.

Fut-il un grand acteur ? Probablement pas. Richard Harris, son partenaire dans « LES OIES SAUVAGES », le tannait pour qu’il prenne son job de comédien plus au sérieux. Mais Roger n’en avait cure. Il aimait voyager, donner des interviews, se rendre à des festivals, prêter son image à de bonnes causes. Difficile de l’en blâmer. Aujourd’hui, sa mort prend tout le monde au dépourvu et laissera sans doute un vide auquel on ne s’attendait pas.

MOORE2

UN DUO INOUBLIABLE AVEC TONY CURTIS

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans ACTU DE BDW2, MYTHOLOGIE

 

« PENNY DREADFUL » : saison 3 (2016)

PENNY3Pour sa troisième et ultime saison, « PENNY DREADFUL » confirme un peu les craintes qu’on pouvait avoir quant à son avenir. Si l’univers décrit est toujours aussi ludique, sombre et visuellement fascinant, le développement scénaristique laisse toujours autant à désirer et paraît même souvent improvisé au fil de la plume. Les neuf épisodes semblent très inutilement étirés et auraient sûrement pu être condensés en six.

Cette saison multiplie les sous-intrigues : l’une d’elles nous entraîne au Far-West et on y retrouve Wes Studi en « dernier des Apaches » mystérieux et Brian Cox en rancher implacable. Une autre nous fait retrouver Dracula et Renfield, une autre encore transforme la fiancée de Frankenstein (Billie Piper) en suffragette sanglante (ce qu’il y a de plus faible dans le tricotage de la saison). Le nouveau personnage du ‘Dr. Jekyll’ est très mal exploité. L’épisode « A BLADE OF GRASS » se déroule entièrement en flash-back dans la cellule capitonnée d’un asile où Eva Green se désagrège mentalement mais trouve de la compassion chez son infirmier, le futur « monstre » Rory Kinnear. On revoit également Patti Lupone en psy, descendante de la sorcière de la saison précédente.

Tous les protagonistes se retrouvent finalement dans « THE BLESSED DARK », pour affronter Dracula et ses vampires-zombies lors d’une baston géante dans un vieil abattoir sombre. Rien de très convaincant donc pour clore cette saga victorienne au ‘pitch’ si intrigant et à l’exécution si hasardeuse. Reste bien sûr l’étonnante présence d’Eva Green, qui affine encore davantage son jeu à la fois intense et subtilement décalé et ironique. Elle a de très jolis face-à-face avec Lupone et la fin de son parcours tourmenté est émouvante.

Difficile de se montrer enthousiaste donc, pour cette 3ème fournée de « PENNY DREADFUL », série ambitieuse qui n’a jamais complètement tenu ses promesses, malgré un concept inventif, revivifiant les vieux mythes de l’horreur en les imbriquant les uns dans les autres. Cette saison délayée et trop bavarde permet de quitter ‘Vanessa Ives’ et ses compagnons sans trop de regrets.

PENNY3 2

WES STUDI ET EVA GREEN

 

BRANDO INÉDIT…

Un peu d’archéologie, aujourd’hui ! Marlon Brando, acteur mythique parmi les mythiques, roi du comeback, fauteur de troubles invétéré, personnage insaisissable et ingérable, n’a tourné en fait qu’une petite quarantaine de films entre 1950 et 2001.

Tous ces films sont connus, répertoriés, commentés au fil des livres le concernant, des diffusions télé et des rééditions en DVD ou Blu-ray. Ce qu’on sait moins, c’est qu’avant de débuter au cinéma avec « C’ÉTAIENT DES HOMMES » directement en tête d’affiche, Brando avait tourné deux téléfilms.

Le premier, adapté d’une histoire de Henry Kane, fait partie de la collection « ACTOR’S STUDIO ». Diffusé en 1949, « I’M NO HERO » (réalisateur inconnu) voit Brando en jeune médecin obligé d’opérer un gangster blessé, qui le menace de son arme. Ce face-à-face entre la sensation de Broadway et le second rôle Harry Bellaver durait 26 minutes.BRANDO TV

L’année suivante, Marlon apparaît dans « COME OUT FIGHTING » réalisateur anonyme également, téléfilm d’une même durée, qui aurait dû être le pilote d’une série jamais tournée. Il y incarne un boxeur nommé ‘Jimmy Brand’ aux côtés de Richard Boone (qu’il retrouvera 18 ans plus tard dans « LA NUIT DU LENDEMAIN » au cinéma), Lee Tracy, J. Edward Bromberg et Audrey Christie. Ces deux œuvres n’ont jamais refait surface depuis leur sortie. Ont-elles disparu corps et biens ? Sont-elles récupérables dans les archives d’une chaîne de TV ? On serait bien aise de les voir exhumées un jour ou l’autre. Par simple curiosité…

 

« TROIE » (2004)

troie2Qu’on ait lu l’œuvre d’Homère ou pas, qu’on apprécie les péplums hollywoodiens ou non, qu’on rechigne à se plonger dans un film de plus de trois heures, on ne pourra pas nier – en toute objectivité – que le « TROIE » de Wolfgang Petersen est une sacrée tranche de cinoche !

D’une ambition démente, d’une ampleur peu commune, intégrant les CGI sans le moindre débordement, traitant tous les (très nombreux) personnages avec attention sans jamais perdre de vue le mouvement général, « TROIE » cloue sur son fauteuil et entraîne dans une grande aventure épique, adulte, politique, jamais naïve ou complaisante, traitant des héros de légende comme des êtres humains faillibles et paradoxaux. Bref : une totale réussite et un monument du genre.

Le cast est quasi-parfait : Eric Bana et Orlando Bloom sont peut-être un peu falots, mais au fond cela correspond bien à leurs rôles, surtout en opposition à Brad Pitt qui compose un extraordinaire ‘Achille’. Présenté comme une sorte de rock star bodybuildée, une brute narcissique et barbare, il parvient à donner une réelle épaisseur à ce héros légendaire, aussi attachant qu’il est odieux. Superbe dans les scènes d’action (son combat à mort avec Bana), Pitt est également impressionnant dans son face-à-face poignant avec le vieux roi Peter O’Toole venu le supplier de restituer le cadavre de son fils. Les comédiennes sont aussi belles qu’impeccables (Diane Kruger en Hélène, Saffron Burrows, Rose Byrne et même Julie Christie dans une brève apparition) et pour les seconds rôles, on a droit au top du top : Brian Cox, affreux Agamemnon, Brendan Gleeson, Sean Bean en Ulysse peu sympathique, James Cosmo, etc.

troie

BRAD PITT, ERIC BANA ET ORLANDO BLOOM

« TROIE », peut-être sous-évalué à sa sortie, est un grand film qui revitalise un genre tombé en désuétude. Les scènes de bataille, la destruction de Troie, sont des morceaux de bravoure étonnants et la BO de James Horner accompagne l’épopée avec style. À redécouvrir…

À noter : le film sortit d’abord à 163 minutes, mais fut suivi d’un ‘director’s cut’ de 196 minutes. C’est ce dernier qui est chroniqué ici.

 

ADDIO, TOMAS !

MILIAN RIP

QUATRE RAISONS PARMI TANT D’AUTRES POUR LESQUELLES ON N’OUBLIERA PAS TOMAS MILIAN DE SITÔT. UN PILIER DU WESTERN ITALIEN !