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Archives de Catégorie: MYTHOLOGIE

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AUJOURD’HUI, IL AURAIT 88 ANS…

MCQ 88

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« BLANCHE-NEIGE : LE PLUS HORRIBLE DES CONTES » (1997)

« BLANCHE-NEIGE : LE PLUS HORRIBLE DES CONTES », réalisé par l’inconnu Michael Cohn, est une tentative de livrer une version « adulte » de l’œuvre des frères Grimm, marqué à jamais par l’adaptation faite par Disney.SNOW

L’idée est valable et fut d’ailleurs reprise des années plus tard, mais ce film est ni plus ni moins qu’une catastrophe. Tourné à Prague dans des décors tristes à pleurer, handicapé par des maquillages hideux, des perruques ridicules et un casting décourageant, il respire l’amateurisme et le manque de moyens et évoque bien plus un téléfilm des pays de l’Est qu’un long-métrage de cinéma.

Monica Keena est une héroïne dépourvue de personnalité et de grâce, Sam Neill joue son idiot de père avec un inamovible sourire, Gil Bellows est un des sept nains (enfin – il n’est pas vraiment nain, c’est un peu compliqué à expliquer, d’autant plus qu’il finit par pécho Blanche-Neige !). On serait tenté de zapper au bout de vingt minutes et d’accrocher son DVD à une branche d’arbre pour faire peur aux oiseaux, mais il reste heureusement, Sigourney Weaver. Non pas qu’elle y fasse des exploits de comédienne et parvienne à sauver la chose du naufrage, mais au moins semble-t-elle s’être bien amusée à jouer la belle-mère sorcière d’une réjouissante méchanceté. Impériale et parfois presque émouvante, elle s’accapare les seuls brefs instants à peu près intéressants (la fausse-couche, les face-à-face avec le miroir) et vaut à l’extrême rigueur qu’on jette un rapide coup d’œil au film.

Inutile de dézinguer plus avant ce « BLANCHE-NEIGE : LE PLUS HORRIBLE DES CONTES » qui ne mérite pas un tel sort. C’est un ratage absolu, un ‘misfire’ comme disent nos amis anglo-saxons, qui ferait passer la version de 2012 avec Charlize Theron pour un classique du 7ème Art. À fuir à toutes jambes.

SNOW2

SIGOURNEY WEAVER

 

CIAO, MAESTRO !

LEONE 88

PARCE QU’AUJOURD’HUI UN DES RÉALISATEURS LES PLUS CÉLÉBRÉS DE L’HISTOIRE DU CINÉMA AURAIT EU 89 ANS.

 

« LANCELOT, LE PREMIER CHEVALIER » (1995)

FIRST2La légende de Camelot a inspiré un nombre phénoménal de films et de séries TV de tous genres depuis des décennies. Aussi, quand Jerry Zucker, un des ‘ZAZ’ s’empare de la chose, on s’attend à une grosse parodie. Eh bien, pas du tout ! « LANCELOT, LE PREMIER CHEVALIER » fait plutôt dans le mélodrame emphatique, l’histoire d’amour médiévale, le « soap opera » en cotte de mailles. Bon ! Pourquoi pas après tout ? Il a déjà été mis à toutes les sauces…

À part que Zucker n’était manifestement pas l’homme de la situation : les séquences d’action sont d’une nullité effarante, avec en point d’orgue une bataille nocturne qui frise l’amateurisme pur et simple : une bouillie de gros-plans, d’inserts mal cadrés, sans aucun sens de l’espace. Si les noms de Sean Connery, Julia Ormond, Ben Cross ou John Gielgud rassurent, celui de Richard Gere dans le rôle-titre envoie immédiatement un signal d’alarme. Et ça ne loupe pas ! Avec son accent U.S. qui détone au milieu de toutes ces « belles voix » british, son regard chafouin et ses sempiternels tics de jeu, Gere est tellement à côté de la plaque en armure, qu’il semble contaminer ses partenaires. Connery en particulier, qui ressemble bien plus à Merlin l’enchanteur qu’au roi Arthur et qui paraît éteint, fatigué, la tête ailleurs. Il était bien plus impressionnant dans son caméo de deux minutes dans « ROBIN DES BOIS, PRINCE DES VOLEURS », quatre ans plus tôt ! En fait à bien y réfléchir, les trois têtes d’affiche ont clairement dix ans de trop pour leurs rôles, ce qui déséquilibre complètement le film et les relations entre eux. Seule Julia Ormond s’en sort à peu près, créant une Guenièvre sensible et combative avec fougue.

« LANCELOT » dure deux grosses heures. Cela peut être très long quand la mayonnaise ne prend pas. Bien sûr, la photo d’Adam Greenberg (« TERMINATOR ») et la BO de Jerry Goldsmith qui évoque le style d’un John Barry, sont de premier ordre, mais ce genre de film nécessite une vraie connaissance du genre. Et quand on contemple l’affligeant duel final entre Gere et Ben Cross, on a une pensée nostalgique pour le cher Errol Flynn qui a dû se retourner dans sa tombe devant tant de gaucherie et d’absence de panache. Quant à gaspiller Connery à ce point-là, il faut vraiment y mettre du sien !

FIRST

SEAN CONNERY, JULIA ORMOND ET RICHARD GERE

 
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JOYEUX NOËL !

XMAS

 
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Publié par le 25 décembre 2017 dans ACTU DE BDW2, MYTHOLOGIE

 
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LES 101 ANS DE KIRK D. !

KD 101

 

SO LONG, JOHNNY…

Tout le monde connaît le chanteur, le rocker et ses hordes de fans s’accordent à dire qu’il fut et demeure le plus grand. En France, tout du moins. Il a chanté jusqu’au bout, déjà malade, avec ses potes Eddy Mitchell et Jacques Dutronc.

On connaît moins sa carrière d’acteur, débutée par une figuration aux côtés de Simone Signoret dans « LES DIABOLIQUES » de Clouzot. Mais Jean-Philippe Smet a tout de même tourné une trentaine de films, pas que des chefs-d’œuvre c’est sûr, mais plusieurs curiosités.JOHNNY RIP

On ne parlera pas de « D’OÙ VIENS-TU, JOHNNY ? » ou « CHERCHEZ L’IDOLE », qui se voulaient l’équivalent des nanars U.S. d’Elvis. Il joue un ‘biker’ plus ou moins hippie dans « À TOUT CASSER » de l’américain John Berry, face à Eddie Constantine, apparaît en kidnappeur sensible dans « POINT DE CHUTE ». Il joue dans le nanar-culte « LE SPÉCIALISTE », spaghetti western pourtant réalisé par Sergio Corbucci, où il incarne un pistolero taiseux en cotte de maille. Anthologique au énième degré ! Il tient son propre rôle dans « L’AVENTURE C’EST L’AVENTURE », apparaît dans un caméo dans « MALPERTUIS ».

Il tente une carrière plus sérieuse en campant un manager de boxe dans « DÉTECTIVE » de Godard, joue un braqueur dans « CONSEIL DE FAMILLE » de Costa-Gavras, se décrédibilise gravement en apparaissant dans « TERMINUS » en sous-Mad Max manchot aux cheveux blancs. La suite (la série télé « DAVID LANSKY », « LA GAMINE » ou « WANTED ») semble l’enterrer définitivement comme comédien.
Mais, renaissant de ses cendres, on le revoit malgré tout en malfrat dans « L’HOMME DU TRAIN » de Patrice Leconte face à Rochefort, dans le raté « JEAN-PHILIPPE » où il offre pourtant une de ses meilleures prestations dans une étonnante mise en abyme de son propre mythe de chanteur. Il remplace au pied-levé Alain Delon dans « VENGEANCE », étrange polar de Johnnie To où il incarne un tueur sans mémoire. Il apparaît encore dans deux films de Lelouch.

Johnny ne fut jamais un véritable comédien, probablement parce que son meilleur rôle, le seul où il se montrait crédible, c’était le sien, dans la vraie vie. Allez… Allumons le feu en sa mémoire !

 
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Publié par le 6 décembre 2017 dans ACTU DE BDW2, MYTHOLOGIE