RSS

Archives de Catégorie: MYTHOLOGIE

Image

AIJOURD’HUI, TOSHIRÔ MIFUNE AURAIT EU 100 ANS !

MIFUNE 100

 
Image

AUJOURD’HUI, IL AURAIT EU 90 ANS !

SMQ

 

STUART WHITMAN, HOMMAGE…

Stuart Whitman, qui vient de mourir à l’âge de 92 ans, avait débuté comme figurant au début des années 50 et comptait pratiquement 200 films et/ou téléfilms à son palmarès. Typé par son physique athlétique, ses sourcils broussailleux et un certain don de sympathie, il faillit toucher le vedettariat pendant les sixties, avant de se fondre progressivement dans l’oubli et les petits jobs alimentaires.SW

On l’aperçoit brièvement en soldat dans « 7 HOMMES À ABATTRE », il apparaît en étudiant indiscipliné dans le rôle-titre de « JOHNNY LA BAGARRE », joue un musicien dans « 10, RUE FRÉDÉRICK », un forain musclé dans « LE BRUIT ET LA FUREUR », un cowboy dans « DUEL DANS LA BOUE », tout en multipliant les « guests » à la TV. Whitman s’essaie aux rôles plus complexes en jouant un pédophile dans « THE MARK », une balance dans « CRIME, SOCIÉTÉ ANONYME ». Il trouve les meilleurs rôles de sa carrière dans le western « LES COMANCHEROS » où il forme un duo délectable avec John Wayne et en France dans « LE JOUR ET L’HEURE » de René Clément, en G.I. tombant amoureux de… Simone Signoret. Il retrouve Wayne dans « LE JOUR LE PLUS LONG », joue un capitaine dur à cuire dans « RIO CONCHOS », un concurrent de « CES MERVEILLEUX FOUS VOLANTS DANS LEURS DRÔLES DE MACHINES », un des survivants des « SABLES DU KALAHARI », un évadé dans le film franco-brésilien « TENDRES CHASSEURS ».

Whitman produit et interprète l’excellente série western « CIMARRON », mais celle-ci ne connaît hélas, pas le succès. Les années 70 marquent le glas de sa carrière et le voient se diluer dans d’innombrables apparitions à la TV, dans des seconds rôles dans des séries B comme « CAPITAINE APACHE », « SPÉCIAL MAGNUM », « LE BISON BLANC » ou « LE CROCODILE DE LA MORT ». Il s’épaissit, abandonne définitivement son allure sportive et change complètement de registre. De cette période, on retiendra essentiellement « GUYANA – LA SECTE DE L’ENFER » dont il tient la tête d’affiche.

Stuart Whitman fit partie de cette race d’acteurs aguerris, tous-terrains, rompus à tous les rôles, et qui est passé tout à côté d’une carrière plus ambitieuse.

 
5 Commentaires

Publié par le 18 mars 2020 dans ACTU DE BDW2, CARNET NOIR, MYTHOLOGIE

 

FARVÄL, MAX…

Il faudrait un livre entier pour retracer la carrière de l’acteur suédois Max Von Sydow qui vient de disparaître à l’âge de 91 ans, laissant derrière lui une œuvre de plus de 160 films tournés dans tous les pays du globe.

Personnalité singulière, au visage long et austère, au jeu minimaliste, au physique protéiforme, il a connu son âge d’or avec la douzaine de films qu’il tourna pour Ingmar Bergman, parmi lesquels l’iconique « LE SEPTIÈME SCEAU » où il affrontait la Mort aux échecs sur une plage lugubre. Alpagué par Hollywood, Von Sydow incarne le Christ dans « LA PLUS GRANDE HISTOIRE JAMAIS CONTÉE », avant d’affronter le diable dans « L’EXORCISTE », pour ensuite le devenir dans « LE BAZAAR DE L’ÉPOUVANTE ». Son parcours est impressionnant, parsemé de chefs-d’œuvre et de navets, puisqu’il ne cessait jamais de travailler, endossant toutes les nationalités, adoptant tous les accents, incapable d’être mauvais ou ridicule même dans « FLASH GORDON » ou « NEW YORK NE RÉPOND PLUS ».MVS copie

Il a traversé des décennies de cinéma, laissant sa trace dans « LES TROIS JOURS DU CONDOR » en tueur à gages français, en roi dans « CONAN LE BARBARE », il a travaillé en Italie dans « CADAVRES EXQUIS » ou « LE DÉSERT DES TARTARES », il campa plusieurs officiers nazis, côtoya Stallone dans « À NOUS LA VICTOIRE » et « JUGE DREDD », il joua même Blofeld dans « JAMAIS PLUS JAMAIS », fut dirigé par Spielberg, Woody Allen (en hommage à Bergman), John Boorman et tant d’autres. C’est vertigineux !

C’est véritablement un géant du 7ème Art qui s’en va aujourd’hui, discrètement, comme d’habitude. Dire qu’il va nous manquer est une douce litote.

 

« À BOUT DE SOUFFLE » (1960)

SOUFFLE2

JEAN-PAUL BELMONDO ET JEAN SEBERG

Premier long-métrage écrit et réalisé par Jean-Luc Godard, film-phare de la Nouvelle Vague naissante, « À BOUT DE SOUFFLE » a tout du film que – 60 ans après – on devrait en toute logique, haïr. Mais il n’en est rien. C’est même tout le contraire.SOUFFLE

C’est tourné « à l’arrache » dans un noir & blanc sur-ex ou sous-ex de Raoul Coutard, suivant à la trace Jean-Paul Belmondo, pâle voyou voleur de voitures qui vient d’abattre un motard à Marseille et traîne à Paris pour rester aux côtés de Jean Seberg, vendeuse du Herald Tribune sur les Champs-Élysées. Le scénario semble improvisé la plupart du temps, ellipsant des moments importants, dilatant des scènes apparemment anodines (le long face à face dans la chambre d’hôtel, l’interview de l’écrivain joué par Jean-Pierre Melville à Orly) et plaçant ses deux personnages sous une loupe insistante et magnifiante. Quelque chose de magique se produit, qu’on le veuille ou non, dû en grande partie à l’extraordinaire alchimie entre les deux jeunes acteurs : lui à la fois enfantin et désespéré, royalement désinvolte, imitant les tics de Bogart avec la clope au bec, achetant constamment le journal partout où il va et téléphonant sans arrêt à un certain « Antonio » qui n’est jamais là. Elle, innocente et perverse, ravissante, au charme intoxicant. À l’image, ils font des étincelles et rendent le film absolument fascinant. Mais il y a aussi le Paris des années 60, un monde disparu dans la nuit des temps, avec ses grosses voitures, son argot et une sorte de liberté qui irradie de la moindre image. Véritable OVNI souvent imité, jamais égalé, « À BOUT DE SOUFFLE » est, avec « LE MÉPRIS », le seul film de Godard que même ses détracteurs les plus acharnés peuvent aimer. C’est l’instantané d’une époque, l’autopsie d’une histoire d’amour instinctive, animale, qui s’achève par une trahison brutale et par la réplique : « Qu’est-ce que c’est, dégueulasse ? », entrée dans l’anthologie. À goûter en laissant ses préjugés au vestiaire. Le voyage en vaut la peine.

SOUFFLE3

JEAN SEBERG ET JEAN-PAUL BELMONDO

 

HOMMAGE…

RC RIP

ROBERT CONRAD, ALIAS JAMES T. WEST, L’ÉTERNELLE JEUNESSE DES HÉROS DE L’ENFANCE. BISES À ARTEMUS !

 

KIRK DOUGLAS : R.I.P.

KD RIP

KIRK DOUGLAS (1916-2020), UNE CARRIÈRE EXEMPLAIRE, UNE PERSONNALITÉ COMPLEXE, UNE LONGÉVITÉ STUPÉFIANTE. C’ÉTAIT LE DERNIER DES GÉANTS.