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Archives de Catégorie: MYTHOLOGIE

LE RÉTRO À L’HONNEUR…

Signalons la parution du nouveau numéro de l’excellente revue anglaise « CINEMA RETRO », entièrement consacrée au cinéma populaire des années 60 et 70. Un magazine pour cinéphiles nostalgiques et pointilleux, truffé de souvenirs, de raretés, d’anecdotes, d’interviews de personnes guère interviewées, de photos introuvables, d’hommages, etc.RETRO

Dans ce n°38, « BDW2 » et tous ses amis marvinophiles et/ou bronsonophiles (ce sont souvent les mêmes, d’ailleurs) trouveront matière à réjouissance : en effet c’est « 12 SALOPARDS » (1967), le blockbuster de Robert Aldrich qui est à l’honneur, avec un dossier très complet sur la préparation (on y apprend qu’après la défection de John Wayne, c’est Burt Lancaster qui devait le remplacer) et le tournage. Photos de studio, coupures de presse et affiches de tous les pays viennent illustrer tout cela. En bonus, pour le bronsonophile uniquement cette fois, une petite rétrospective sur la carrière de Susan George où est analysé « L’ANGE ET LE DÉMON ». On y trouve un court extrait d’interview où Honor Blackman dit tout le bien (ironique !) qu’elle pense de l’ami Charley et de ses capacités à jouer la comédie.

On y croise également John Carpenter et on tombe sur une photo de Clint Eastwood et Jeff Bridges, quarante ans après « LE CANARDEUR ». Bref, que du nectar délectable pour le visiteur de « BDW2 » !

 

SO LONG, SAM…

SHEPARD RIP

SAM SHEPARD, IL AVAIT VÉRITABLEMENT L’ÉTOFFE DES HÉROS…

 
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Publié par le 1 août 2017 dans ACTU DE BDW2, MYTHOLOGIE

 

ADIEU, JEANNE…

MOREAU RIP

QUATRE FILMS PIOCHÉS AU HASARD DANS UNE ÉNORME FILMOGRAPHIE : WELLES, TRUFAUT, KAZAN, MALLE, ANTONIONI ET TANT D’AUTRES…

 
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Publié par le 31 juillet 2017 dans ACTU DE BDW2, MYTHOLOGIE, FILMS FRANÇAIS

 

« THE WITCH » (2015)

Premier long-métrage de Robert Eggers, « THE WITCH », basé sur des légendes et superstitions de la Nouvelle Angleterre du 17ème siècle, se passe entièrement dans une ferme perdue non loin d’une forêt.WITCH

Ce que raconte en filigrane ce film étrange, statique, austère et presque rébarbatif, c’est la lente désagrégation d’une famille puritaine, confrontée au péché en la personne de la fille aînée (Anya Taylor-Joy) en train de devenir une séduisante adolescente. Eggers montre peu et laisse beaucoup à deviner. Quand un évènement atroce se passe – comme l’assassinat d’un bébé par exemple – c’est hors du champ de la caméra. Mais on en a vu suffisamment pour que l’imagination fasse le reste. C’est assez virtuose, très maîtrisé, mais il faut s’accrocher un peu, tant l’ambiance est plombée de A jusqu’à Z, sans la moindre respiration ou instant de répit. Les cadrages rigoureux, la photo monochrome et la BO très angoissante participent de cette immersion qui anesthésie le sens critique.

« THE WITCH » flirte avec le fantastique, le film d’horreur, sans en respecter les codes. La peur naît de l’inconnu, de la mince frontière séparant le réel du cauchemar et surtout de la folie des hommes obnubilés par la religion et la peur de l’enfer. Dominée par la remarquable Taylor-Joy, la distribution est parfaitement homogène : Ralph Ineson plus vrai que nature dans un rôle ambigu de pater familias hypocrite, Kate Dickie (« GAME OF THRONES ») est superbe en mère fanatique et instable.

Une œuvre personnelle, incontestablement intéressante, mais peut-être pas tout à fait à la hauteur de son exceptionnelle réputation. À tenter, de toute façon, pour son originalité foncière et quelques moments authentiquement stressants. Le bouc noir incarnant le diable est une belle trouvaille…

 

FAREWELL, MARTY !

LANDAUMartin Landau est mort, à l’âge de 89 ans. Contemporain de James Dean et Steve McQueen dont il fut l’ami à l’Actors Studio, il fut un très grand comédien, un Fregoli infatigable, un stakhanoviste des tournages, quitte à accepter n’importe quoi pour le seul plaisir de jouer, d’exercer son art. Sa carrière hélas, ne fut pas à la hauteur de son talent, même si par chance, il connut un regain de gloire à partir de ses soixante ans.

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« CLÉOPÂTRE »

Acteur intense, ne reculant devant aucun excès, aucune transformation physique ou vocale, Landau fut un second rôle exceptionnel dans « LA MORT AUX TROUSSES » d’Hitchcock en homme-de-main ambigu ou « CLÉOPÂTRE » de Mankiewicz. Mais c’est essentiellement à la télé qu’il travailla à ses débuts, enchaînant les rôles de Mexicains fourbes et d’Indiens cruels. Son regard halluciné, son rire exalté et son humour pince-sans-rire où affleurait toujours le second degré, lui permirent de s’imposer petit à petit.

La série « MISSION : IMPOSSIBLE » le rendit définitivement familier au grand public. Aux côtés de sa femme Barbara Bain, il incarne ‘Rollin Hand’, un magicien capable d’incarner n’importe quel ennemi, au sein d’une improbable équipe d’espions. On revoit le couple dans la série anglaise de SF « COSMOS 1999 », qui marque le début de la traversée du désert de Landau qu’on ne verra plus que dans des séries B, voire Z pendant des années. On l’aperçoit dans des westerns multinationaux comme « LES BRUTES DANS LA VILLE », des curiosités comme « L’ÎLE AU TRÉSOR » de Raoul Ruiz avec… Sheila ! Il joue des jumeaux dans un épisode de « COLUMBO », apparaît en général fanatique dans « MÉTÉORE », etc.

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« COSMOS 1999 » AVEC BARBARA BAIN

C’est Coppola qui le ressuscite littéralement grâce à un joli rôle dans « TUCKER : L’HOMME ET SON RÊVE » en 1988. Landau obtient l’Oscar du second rôle et sa carrière prend un nouvel essor totalement inespéré. Il est magnifique dans « CRIMES ET DÉLITS » de Woody Allen, en grand bourgeois poussé à faire assassiner sa maîtresse et attendant un châtiment divin qui n’arrive jamais. « HOLLYWOOD MISTRESS » lui offre un beau personnage de producteur has-been prêt à toutes les compromissions. Il trouve la consécration et le rôle de sa vie dans « ED WOOD » de Tim Burton, où il incarne Bela Lugosi, l’acteur lessivé qui incarna Dracula dans les années 30, et se retrouve âgé, drogué jusqu’à l’os et abandonné de tous. Ou presque. Il obtient un second Oscar amplement mérité pour cette splendide composition. On le revoit en Gepetto dans « PINOCCHIO », dans des films sympathiques comme « EN DIRECT SUR ED TV », « SHINER » ou « THE MAJESTIC » où il est toujours excellent dans des emplois plus routiniers.

Landau malgré le grand âge, ne ralentit jamais son rythme de travail : il tourne pour la TV, le cinéma, tout et n’importe quoi. On le retrouve vieilli, diminué, mais encore et toujours remarquable dans « REMEMBER » d’Atom Egoyan.

Martin Landau s’en est donc allé. Il ne fut jamais une grande star, une « icône » pour reprendre cette expression galvaudée. Mais un artisan infatigable, un saltimbanque prêt à toutes les expériences qui ne quitta jamais le devant de la scène. C’était un des derniers géants de la génération « Actors Studio ». RIP.

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« STAGECOACH TO DANCER’S ROCK » ET « CRIMES ET DÉLITS » AVEC JERRY ORBACH

 
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Publié par le 17 juillet 2017 dans ACTU DE BDW2, IMAGES DE LÉGENDE, MYTHOLOGIE

 

DÎNER AU SOMMET…

Pour le plaisir de l’œil, une photo tirée d’un article de presse glané sur le site de l’acteur Steve Rowland et datant vraisemblablement de 1965. Clint Eastwood – portant sa barbe de « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » et Charles Bronson dînent avec Rowland.CLINT CHARLEY

Où ? À quelle occasion ? On ne peut que faire des hypothèses. Voici le résultat de la petite enquête de « BDW2 » : pendant cette période, les trois hommes se trouvaient en Espagne. Bronson et Rowland pour « LA BATAILLE DES ARDENNES » et Eastwood à l’occasion du second western de Sergio Leone cité plus haut. Un cliché rare donc, scellant les brèves retrouvailles de Clint et Charley, qui venaient de tourner côte à côte dans un épisode de « RAWHIDE » quelques semaines auparavant.

On notera au passage que l’ami Charley semble avoir mangé beaucoup plus vite que ses camarades et qu’il fumait à table. En 1986, se croisant à nouveau pour l’émission « ALL-STAR PARTY FOR CLINT EASTWOOD », les deux acteurs échangèrent une poignée de mains et Clint fit une allusion à ce fameux repas, laissant entendre qu’il devait toujours une invitation à Charley depuis 1965 !

 

HELLO, TUCO !

Une photo en hommage à ce vieux grigou de Tuco, qui nous manque depuis exactement trois ans aujourd’hui.WALLACH 3 ANS

Muni d’une corde (il la portait généralement autour du cou !), dans une image extraite de « L’OR DE MACKENNA », Eli Wallach, son œil malicieux, son humour en autodérision et son sens inné du comique ont définitivement marqué le cinéma qu’on aime, des « DÉSAXÉS » au « PARRAIN III » en passant par « LES 7 MERCENAIRES », « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND » (le rôle de sa vie) et tant d’autres personnages inoubliables.