RSS

Archives de Catégorie: MYTHOLOGIE

Image

OLIVIA DE HAVILLAND A 103 ANS…

ODH103

Publicités
 
4 Commentaires

Publié par le 1 juillet 2019 dans ANNIVERSAIRES, MYTHOLOGIE

 

IL FUT UNE FOIS… L’OUEST !

Avant toute autre considération, « ONCE UPON A TIME IN THE WEST : SHOOTING A MASTERPIECE » de Christopher Frayling, qui vient de sortir en Grande Bretagne, est définitivement l’ouvrage que tout le monde attendait depuis… plus de 50 ans. Un imposant pavé de plus de 320 pages grand format, pas facile à soulever. Des interviews inédites du décorateur, d’Ennio Morricone, de Jason Robards (où on apprend que Leone avait promis à Bronson et lui qu’ils seraient ensuite les stars de « IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉVOLUTION » !), des photos de plateau jamais publiées, des anecdotes croustillantes sur Sergio Leone (sa panique en découvrant que Fonda avait vieilli), un extrait du scénario original, des clichés de plusieurs séquences coupées au montage, etc.

CHFR

EN ROUTE POUR LA CONFÉRENCE DE PRESSE À ROME, LE PREMIER JOUR DU TOURNAGE

Et pour les fans de l’ami Charley Bronson, un peu en manque ces derniers temps sur « BDW2 », une petite révélation du scénariste Sergio Donati. L’auteur italien raconte qu’à son arrivé à Rome, Bronson demanda à le rencontrer pour « retravailler » son dialogue avec lui. L’acteur, nerveux à l’idée de porter une production de cette importance sur les épaules selon Donati, demandait qu’on modifie certaines répliques, qu’on trouve d’autres manières de les formuler. Jusqu’à ce que Donati, irrité, comprenne soudain que l’Américain avait… un défaut d’élocution ! Il prononçait ses « s » en sifflant, ce qui donnait un son proche du « f ». Et Bronson s’efforçait donc de supprimer le maximum de mots comprenant des « s ». Donati lui répondit qu’il aurait pu le dire tout de suite et qu’il ne retoucherait pas un mot. Bronson, bien sûr, lui fit la gueule jusqu’à la fin du tournage !

Et ce n’est qu’une des multiples anecdotes révélées par ce bien beau livre préfacé (longuement !) par l’intarissable Quentin Tarantino.

 

LE FOULARD DE LIBERTY…

Il existe enfin une explication logique au foulard un brin absurde que Lee Marvin porte sur le visage lors de sa première apparition dans « L’HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE » de John Ford. Cela a toujours semblé illogique, puisque foulard ou pas, tout le monde sait bien que c’est lui qui a attaqué la diligence transportant James Stewart et lui également qui a frappé celui-ci avec sa cravache. Alors pourquoi se masquer ainsi ?

LEE

LEE MARVIN, SALEMENT AMOCHÉ PENDANT UNE BAGARRE MAL RÉGLÉE DANS « ROUTE 66 »

Eh bien, tout simplement parce que le pauvre Lee était complètement défiguré ! Il sortait du tournage de « MON PETIT CHOU », un épisode de la série « ROUTE 66 » réalisé par son ami Sam Peckinpah. Il jouait, comme souvent, un odieux individu qu’un des deux héros de la série, Martin Milner, finissait par affronter mano a mano. Si Marvin était déjà connu pour être un cascadeur hors-pair et se passait de doublure, il n’en était pas de même pour Milner. Aussi le jeune acteur envoya-t-il involontairement son poing en pleine figure à Lee. Résultat : un nez cassé, du sang partout (c’est un film de Bloody Sam, après tout) et deux yeux au beurre noir. Peckinpah fit ce qu’il put pour terminer l’épisode avec Marvin en silhouette ou à contrejour, mais c’est avec cette gueule abimée qu’il débarqua sur le plateau de papy Ford, qui trouva lui aussi une solution pour filmer Marvin sans vraiment le montrer. Il ne se démasque qu’à la fin de la scène, mais en plan large.

LEE2

QUELQUES JOURS PLUS TARD, AVEC SON FOULARD CACHE-MISÈRE

Un mystère résolu !

 
Image

AUJOURD’HUI, IL AURAIT EU 89 ANS…

SMQ89

 
Image

LES 95 ANS DU GRAND LEE…

LEE85

 

AUJOURD’HUI, IL AURAIT FÊTÉ SES 100 ANS !

PALANCE

JACK PALANCE, LE ROI DES « MÉCHANTS » DES ANNÉES 50 À 70, UNE CARRIÈRE INTERNATIONALE ET UNE EMPREINTE INDÉLÉBILE.

 

SO LONG, ALBERT…

Albert Finney, un des acteurs « en colère » du cinéma anglais des années 60 vient de mourir. Il était le contemporain d’Alan Bates, Oliver Reed, Tom Courtenay ou Anthony Hopkins. Il étudia son art à la Royal Shakespeare Company aux côtés de Laurence Olivier et, après quelques téléfilms, se fait remarquer à ses côtés dans « LE CABOTIN ».

Finney fait sensation dans « SAMEDI SOIR, DIMANCHE MATIN » en jeune ouvrier tiraillé entre deux femmes puis dans le rôle-titre de « TOM JONES » un aventureux « bâtard » du 18ème siècle. Il tourne assez peu, forme un couple en crise avec Audrey Hepburn dans « VOYAGE À DEUX », joue un écrivain volage dans « CHARLIE BUBBLES » qu’il réalisa lui-même, tient le rôle-titre de « SCROOGE ».FINNEY RIP.jpg

Après une longue absence des écrans, Finney revient, méconnaissable dans « LE CRIME DE L’ORIENT-EXPRESS » où il incarne Hercule Poirot, sous un lourd maquillage théâtral. Il joue brièvement Fouché dans « DUELLISTES » et multiplie les expériences américaines avec l’excellent « WOLFEN », « LOOKER », « ANNIE » et surtout « L’USURE DU TEMPS » où il se montre remarquable. Finney retrouve ses racines avec le très beau « L’HABILLEUR » où il incarne un vieux cabot insupportable. John Huston, qui l’avait déjà dirigé dans « ANNIE », lui offre le rôle de sa vie : le consul alcoolique et suicidaire dans « AU-DESSOUS DU VOLCAN » où il est extraordinaire.

Albert Finney vieillit, se modifie physiquement, prend du poids et change de catégorie. Il est un gangster dans « MILLER’S CROSSING », un avocat dans « ERIN BROCKOVICH », il incarne Hemingway dans « HEMINGWAY, THE HUNTER OF DEATH », joue le héros âgé dans « BIG FISH », il accepte de petites apparitions dans des blockbusters comme « OCEAN’S TWELVE », « SKYFALL » ou « LA VENGEANCE DANS LA PEAU ». Mais sa vraie « sortie », Finney l’a accomplie dans « 7H58, CE SAMEDI-LÀ » où il retrouve Sidney Lumet qui l’avait dirigé dans « LE CRIME DE L’ORIENT-EXPRESS ». Finney y joue le père d’une famille dysfonctionnelle qui prend au cours du récit une dimension tragique. Magnifique chant du cygne pour un acteur insaisissable et inclassable.

 
5 Commentaires

Publié par le 9 février 2019 dans ACTU DE BDW2, CINÉMA ANGLAIS, MYTHOLOGIE