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Archives de Catégorie: IMAGES DE LÉGENDE

QUAND TAB RENCONTRE CLINT…

En hommage à Tab Hunter, qui vient de nous quitter à l’âge de 87 ans, cette photo hautement symbolique de « C’EST LA GUERRE », film autobiographique de William A. Wellman, tourné en 1958 sous le titre original de « LAFAYETTE ESCADRILLE ».TAB CLINT

Sur cette image, le général français Marcel Dalio félicite l’héroïque Tab, qui tient le premier rôle du film. En levant la tête pour recvoir l’accolade, celui-ci cache une partie du visage du soldat derrière lui, qui n’est autre que… Clint Eastwood !

Alors que Tab Hunter caracolait en tête d’affiche, Clint son aîné d’un an végétait encore dans une quasi-figuration. Un cliché de ce qui aurait pu être et qui – tant mieux pour l’ami Eastwood – n’a pas été très longtemps. Si le figurant à moitié dissimulé par la casquette de son collègue au moment où le photographe de plateau appuyait sur le déclencheur, est devenu la star que l’on connaît, Tab Hunter a sombré dans l’oubli et n’a été remis en lumière que pour des révélations sur sa vie privée. C’est la guerre… C’est la vie…

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7 JOURS DANS L’OUEST…

Sortie en Italie d’un petit livre de 100 pages : « SERGIO LEONE – BACKSTAGE OF A GENIUS », écrit par Daniel Jarach, d’après une série de photos prises par son père Dino, célèbre photographe italien, sur le plateau de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » en 1968.BOOK

La première petite déception vient du petit nombre de clichés, dû au fait que Jarach ne fut invité qu’une semaine par Leone qui avait fermé son tournage à la presse. C’était la semaine où se tournaient les séquences de la maison des McBain et de la seconde rencontre entre Jill (Claudia Cardinale) et Cheyenne (Jason Robards). Ce sont eux qu’on voit essentiellement sur les photos et leur complicité fait d’ailleurs plaisir à voir. On aperçoit Henry Fonda – sans la teinture noire qu’il arbore dans le film – se faisant bronzer avec sa femme sur une photo. Et… pas du tout Charles Bronson, absent de ces séquences et probablement retourné chez lui aux U.S.A. ou resté à l’hôtel.

Certaines de ces images sont déjà connues, d’autres sont inédites. Et elles valent le coup d’œil pour ces émouvants instants de vie capturés sur pellicule par un visiteur de passage. Les fans de Claudia seront à la fête, les amoureux de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » resteront certainement un peu frustrés par l’absence des autres comédiens, des divers décors de studio et… de couleur. Mais un demi-siècle plus tard, ce modeste témoignage est tout de même indispensable pour tout complétiste du maestro Leone.

 

CLINT WALKER, HOMMAGE…

Clint Walker, avec son visage aux traits réguliers, sa mâchoire carrée, son 1 m 98 et son imposante carrure semblait tout droit échappé des ‘comics’ western de l’époque. Il débute comme figurant dans « LES DIX COMMANDEMENTS » et dès l’année suivante se voit proposer le rôle-titre d’une série Warner : « CHEYENNE », où il incarne ‘Cheyenne Bodie’, un aventurier pacifique, élevé par les Indiens et errant dans l’Ouest où il fait office de justicier.CW

Walker imposa sa personnalité discrète et effacée, son jeu minimaliste pendant les sept années – et les 108 épisodes – que dura la série. Dans le même temps, il tourna en vedette plusieurs westerns pour le grand écran, souvent dirigé par Gordon Douglas, comme « SUR LA PISTE DES COMANCHES », « LE GÉANT DU GRAND NORD » ou « LE TRÉSOR DES 7 COLLINES » dans des emplois similaires. Il joue un capitaine dans l’unique film réalisé par Frank Sinatra : « L’ÎLE DES BRAVES ». Dans les sixties, il retourne au Far-West pour « LE RANCH MAUDIT », « PLUS MORT QUE VIF » et « SAM WHISKEY LE DUR » dans des rôles plus secondaires. Mais c’est « 12 SALOPARDS » où il incarne ‘Samson Posey’, un gentil colosse d’origines indiennes, qui l’imprime définitivement dans l’Histoire du 7ème Art. La scène où Lee Marvin le provoque jusqu’à le faire sortir de ses gonds est devenue un classique et Walker s’y montre excellent.

Mais le gentil géant n’a rien d’un stakhanoviste et sa filmographie ne comprend finalement qu’une petite quarantaine de titres. On le revoit en Espagne dans une version comique de « PANCHO VILLA » avec… Telly Savalas, à la TV pour quelques téléfilms western, pour les 13 épisodes de la série « KODIAK » (1974) où il joue un patrouilleur en Alaska. On l’aperçoit encore dans « LE BISON BLANC » dans un tout petit rôle de hors-la-loi barbu, mais il se fait de plus en plus rare et son ultime « apparition » sera vocale. Il prête sa voix à un des personnages de « SMALL SOLDIERS », il y a exactement vingt ans. Il retrouva à cette occasion plusieurs de ses partenaires des « 12 SALOPARDS ».

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EN SAMSON POSEY DANS « 12 SALOPARDS »

Incarnation des héros inoxydables et sans reproche de l’enfance des baby boomers, Clint Walker disparaît à l’âge de 90 ans, après une carrière modeste, mais laisse l’image simple et chaleureuse d’un ‘westerner’ sympathique, à la voix douce. N’aurait-il pas incarné le Superman/Clark Kent idéal ?

 

LE DERNIER PLAN…

ANNIV CB

POUR CLORE CETTE JOURNÉE D’ANNIVERSAIRE, LE TOUT DERNIER PLAN DE CHARLEY AU CINÉMA : LA FIN DE « DEATH WISH 5 ».

 

LE BON, LA BRUTE ET LE VERBEUX…

Cette photo montrant Clint Eastwood couché dans l’herbe, écoutant Lee Van Cleef apparemment en verve, est tirée du film de Sergio Leone : « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND ». On a longtemps cru qu’il s’agissait d’une photo de tournage, puisqu’elle ne correspond à aucune scène du film. En fait, l’image est extraite d’une séquence coupée au montage, comme le révèle le blog de Tom B. « WESTERN ALL’ITALIANA ».BUONO

Alors qu’ils sont en chemin pour aller chercher le trésor de ‘Bill Carson’, Blondin et Sentenza s’accordent une petite pause casse-croûte. Le premier en profite pour demander au second comment il a été mis au courant de l’existence de ce butin. Et effectivement, le film ne donne aucune explication quant à la soudaine présence du tueur ‘Sentenza’ au bagne, alors qu’il n’était apparu qu’au début du film dans deux situations pas très connectées à la suite de l’action.

S’ensuit alors une longue explication, reproduite sur le blog, qui éclaircit certains points du scénario, mais tellement longue et verbeuse qu’on comprend pourquoi Leone a jugé bon de la supprimer. L’histoire restera avec quelques « trous », peut-être, mais ne cèdera pas au verbiage et à la banalité. Leone fera de même avec « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », laissant des zones d’ombre dans le récit, mais privilégiant la fluidité et le rythme général.

 

QUAND HARRY RENCONTRE CHARLEY…

Pour le plaisir, et pour prolonger notre hommage au grand Harry Dean Stanton qui vient de nous quitter à l’âge de 91 ans, une image de l’épisode « SIX FACES OF SATAN » de la série « MAN WITH A CAMERA », où il croisa Charles Bronson en 1958. Dans le rôle d’un des excités prêts à lyncher un innocent, Stanton est admonesté par Charley qui lui offre même une photo de lui, en pleine démonstration de haine aveugle.HDS CB

Cinq ans plus tard, les deux acteurs se retrouveront face-à-face sur un plateau de télé pour « NOBODY DIES ON SATURDAY », épisode de la série « EMPIRE » où Stanton jouait cette fois un des malfrats qui kidnappent Charley et le retiennent en otage.

Brèves rencontres entre deux « tronches », deux comédiens au fort tempérament qu’on aurait bien aimé voir s’affronter plus longuement.

 

FAREWELL, MARTY !

LANDAUMartin Landau est mort, à l’âge de 89 ans. Contemporain de James Dean et Steve McQueen dont il fut l’ami à l’Actors Studio, il fut un très grand comédien, un Fregoli infatigable, un stakhanoviste des tournages, quitte à accepter n’importe quoi pour le seul plaisir de jouer, d’exercer son art. Sa carrière hélas, ne fut pas à la hauteur de son talent, même si par chance, il connut un regain de gloire à partir de ses soixante ans.

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« CLÉOPÂTRE »

Acteur intense, ne reculant devant aucun excès, aucune transformation physique ou vocale, Landau fut un second rôle exceptionnel dans « LA MORT AUX TROUSSES » d’Hitchcock en homme-de-main ambigu ou « CLÉOPÂTRE » de Mankiewicz. Mais c’est essentiellement à la télé qu’il travailla à ses débuts, enchaînant les rôles de Mexicains fourbes et d’Indiens cruels. Son regard halluciné, son rire exalté et son humour pince-sans-rire où affleurait toujours le second degré, lui permirent de s’imposer petit à petit.

La série « MISSION : IMPOSSIBLE » le rendit définitivement familier au grand public. Aux côtés de sa femme Barbara Bain, il incarne ‘Rollin Hand’, un magicien capable d’incarner n’importe quel ennemi, au sein d’une improbable équipe d’espions. On revoit le couple dans la série anglaise de SF « COSMOS 1999 », qui marque le début de la traversée du désert de Landau qu’on ne verra plus que dans des séries B, voire Z pendant des années. On l’aperçoit dans des westerns multinationaux comme « LES BRUTES DANS LA VILLE », des curiosités comme « L’ÎLE AU TRÉSOR » de Raoul Ruiz avec… Sheila ! Il joue des jumeaux dans un épisode de « COLUMBO », apparaît en général fanatique dans « MÉTÉORE », etc.

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« COSMOS 1999 » AVEC BARBARA BAIN

C’est Coppola qui le ressuscite littéralement grâce à un joli rôle dans « TUCKER : L’HOMME ET SON RÊVE » en 1988. Landau obtient l’Oscar du second rôle et sa carrière prend un nouvel essor totalement inespéré. Il est magnifique dans « CRIMES ET DÉLITS » de Woody Allen, en grand bourgeois poussé à faire assassiner sa maîtresse et attendant un châtiment divin qui n’arrive jamais. « HOLLYWOOD MISTRESS » lui offre un beau personnage de producteur has-been prêt à toutes les compromissions. Il trouve la consécration et le rôle de sa vie dans « ED WOOD » de Tim Burton, où il incarne Bela Lugosi, l’acteur lessivé qui incarna Dracula dans les années 30, et se retrouve âgé, drogué jusqu’à l’os et abandonné de tous. Ou presque. Il obtient un second Oscar amplement mérité pour cette splendide composition. On le revoit en Gepetto dans « PINOCCHIO », dans des films sympathiques comme « EN DIRECT SUR ED TV », « SHINER » ou « THE MAJESTIC » où il est toujours excellent dans des emplois plus routiniers.

Landau malgré le grand âge, ne ralentit jamais son rythme de travail : il tourne pour la TV, le cinéma, tout et n’importe quoi. On le retrouve vieilli, diminué, mais encore et toujours remarquable dans « REMEMBER » d’Atom Egoyan.

Martin Landau s’en est donc allé. Il ne fut jamais une grande star, une « icône » pour reprendre cette expression galvaudée. Mais un artisan infatigable, un saltimbanque prêt à toutes les expériences qui ne quitta jamais le devant de la scène. C’était un des derniers géants de la génération « Actors Studio ». RIP.

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« STAGECOACH TO DANCER’S ROCK » ET « CRIMES ET DÉLITS » AVEC JERRY ORBACH

 
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Publié par le 17 juillet 2017 dans ACTU DE BDW2, IMAGES DE LÉGENDE, MYTHOLOGIE