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Archives de Catégorie: IMAGES DE LÉGENDE

LE BON, LA BRUTE ET LE VERBEUX…

Cette photo montrant Clint Eastwood couché dans l’herbe, écoutant Lee Van Cleef apparemment en verve, est tirée du film de Sergio Leone : « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND ». On a longtemps cru qu’il s’agissait d’une photo de tournage, puisqu’elle ne correspond à aucune scène du film. En fait, l’image est extraite d’une séquence coupée au montage, comme le révèle le blog de Tom B. « WESTERN ALL’ITALIANA ».BUONO

Alors qu’ils sont en chemin pour aller chercher le trésor de ‘Bill Carson’, Blondin et Sentenza s’accordent une petite pause casse-croûte. Le premier en profite pour demander au second comment il a été mis au courant de l’existence de ce butin. Et effectivement, le film ne donne aucune explication quant à la soudaine présence du tueur ‘Sentenza’ au bagne, alors qu’il n’était apparu qu’au début du film dans deux situations pas très connectées à la suite de l’action.

S’ensuit alors une longue explication, reproduite sur le blog, qui éclaircit certains points du scénario, mais tellement longue et verbeuse qu’on comprend pourquoi Leone a jugé bon de la supprimer. L’histoire restera avec quelques « trous », peut-être, mais ne cèdera pas au verbiage et à la banalité. Leone fera de même avec « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », laissant des zones d’ombre dans le récit, mais privilégiant la fluidité et le rythme général.

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QUAND HARRY RENCONTRE CHARLEY…

Pour le plaisir, et pour prolonger notre hommage au grand Harry Dean Stanton qui vient de nous quitter à l’âge de 91 ans, une image de l’épisode « SIX FACES OF SATAN » de la série « MAN WITH A CAMERA », où il croisa Charles Bronson en 1958. Dans le rôle d’un des excités prêts à lyncher un innocent, Stanton est admonesté par Charley qui lui offre même une photo de lui, en pleine démonstration de haine aveugle.HDS CB

Cinq ans plus tard, les deux acteurs se retrouveront face-à-face sur un plateau de télé pour « NOBODY DIES ON SATURDAY », épisode de la série « EMPIRE » où Stanton jouait cette fois un des malfrats qui kidnappent Charley et le retiennent en otage.

Brèves rencontres entre deux « tronches », deux comédiens au fort tempérament qu’on aurait bien aimé voir s’affronter plus longuement.

 

FAREWELL, MARTY !

LANDAUMartin Landau est mort, à l’âge de 89 ans. Contemporain de James Dean et Steve McQueen dont il fut l’ami à l’Actors Studio, il fut un très grand comédien, un Fregoli infatigable, un stakhanoviste des tournages, quitte à accepter n’importe quoi pour le seul plaisir de jouer, d’exercer son art. Sa carrière hélas, ne fut pas à la hauteur de son talent, même si par chance, il connut un regain de gloire à partir de ses soixante ans.

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« CLÉOPÂTRE »

Acteur intense, ne reculant devant aucun excès, aucune transformation physique ou vocale, Landau fut un second rôle exceptionnel dans « LA MORT AUX TROUSSES » d’Hitchcock en homme-de-main ambigu ou « CLÉOPÂTRE » de Mankiewicz. Mais c’est essentiellement à la télé qu’il travailla à ses débuts, enchaînant les rôles de Mexicains fourbes et d’Indiens cruels. Son regard halluciné, son rire exalté et son humour pince-sans-rire où affleurait toujours le second degré, lui permirent de s’imposer petit à petit.

La série « MISSION : IMPOSSIBLE » le rendit définitivement familier au grand public. Aux côtés de sa femme Barbara Bain, il incarne ‘Rollin Hand’, un magicien capable d’incarner n’importe quel ennemi, au sein d’une improbable équipe d’espions. On revoit le couple dans la série anglaise de SF « COSMOS 1999 », qui marque le début de la traversée du désert de Landau qu’on ne verra plus que dans des séries B, voire Z pendant des années. On l’aperçoit dans des westerns multinationaux comme « LES BRUTES DANS LA VILLE », des curiosités comme « L’ÎLE AU TRÉSOR » de Raoul Ruiz avec… Sheila ! Il joue des jumeaux dans un épisode de « COLUMBO », apparaît en général fanatique dans « MÉTÉORE », etc.

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« COSMOS 1999 » AVEC BARBARA BAIN

C’est Coppola qui le ressuscite littéralement grâce à un joli rôle dans « TUCKER : L’HOMME ET SON RÊVE » en 1988. Landau obtient l’Oscar du second rôle et sa carrière prend un nouvel essor totalement inespéré. Il est magnifique dans « CRIMES ET DÉLITS » de Woody Allen, en grand bourgeois poussé à faire assassiner sa maîtresse et attendant un châtiment divin qui n’arrive jamais. « HOLLYWOOD MISTRESS » lui offre un beau personnage de producteur has-been prêt à toutes les compromissions. Il trouve la consécration et le rôle de sa vie dans « ED WOOD » de Tim Burton, où il incarne Bela Lugosi, l’acteur lessivé qui incarna Dracula dans les années 30, et se retrouve âgé, drogué jusqu’à l’os et abandonné de tous. Ou presque. Il obtient un second Oscar amplement mérité pour cette splendide composition. On le revoit en Gepetto dans « PINOCCHIO », dans des films sympathiques comme « EN DIRECT SUR ED TV », « SHINER » ou « THE MAJESTIC » où il est toujours excellent dans des emplois plus routiniers.

Landau malgré le grand âge, ne ralentit jamais son rythme de travail : il tourne pour la TV, le cinéma, tout et n’importe quoi. On le retrouve vieilli, diminué, mais encore et toujours remarquable dans « REMEMBER » d’Atom Egoyan.

Martin Landau s’en est donc allé. Il ne fut jamais une grande star, une « icône » pour reprendre cette expression galvaudée. Mais un artisan infatigable, un saltimbanque prêt à toutes les expériences qui ne quitta jamais le devant de la scène. C’était un des derniers géants de la génération « Actors Studio ». RIP.

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« STAGECOACH TO DANCER’S ROCK » ET « CRIMES ET DÉLITS » AVEC JERRY ORBACH

 
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Publié par le 17 juillet 2017 dans ACTU DE BDW2, IMAGES DE LÉGENDE, MYTHOLOGIE

 

DÎNER AU SOMMET…

Pour le plaisir de l’œil, une photo tirée d’un article de presse glané sur le site de l’acteur Steve Rowland et datant vraisemblablement de 1965. Clint Eastwood – portant sa barbe de « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » et Charles Bronson dînent avec Rowland.CLINT CHARLEY

Où ? À quelle occasion ? On ne peut que faire des hypothèses. Voici le résultat de la petite enquête de « BDW2 » : pendant cette période, les trois hommes se trouvaient en Espagne. Bronson et Rowland pour « LA BATAILLE DES ARDENNES » et Eastwood à l’occasion du second western de Sergio Leone cité plus haut. Un cliché rare donc, scellant les brèves retrouvailles de Clint et Charley, qui venaient de tourner côte à côte dans un épisode de « RAWHIDE » quelques semaines auparavant.

On notera au passage que l’ami Charley semble avoir mangé beaucoup plus vite que ses camarades et qu’il fumait à table. En 1986, se croisant à nouveau pour l’émission « ALL-STAR PARTY FOR CLINT EASTWOOD », les deux acteurs échangèrent une poignée de mains et Clint fit une allusion à ce fameux repas, laissant entendre qu’il devait toujours une invitation à Charley depuis 1965 !

 
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SO LONG, BATMAN !

WEST HOMMAGE

 

LE JACKPOT MEXICAIN !

Voilà bien longtemps que « BDW2 » n’avait pas déniché une jaquette DVD destinée à arnaquer le gogo. C’est aujourd’hui réparé avec « MEXICAN JACKPOT », un petit bijou venu d’Allemagne !

JACKPOTLe film apparaît comme un blockbuster d’aventures exotiques, où Lee Van Cleef de dos, mais dont le nom apparaît en énorme au-dessus du titre, jouerait une sorte d’Indiana Jones chevelu armé d’une tronçonneuse et prêt à affronter des guerriers africains poursuivant une jeune femme en monokini sur un pont de lianes. De quoi attiser la curiosité des cinéphiles et des obsédés !

Bien sûr, le titre étant « LE JACKPOT MEXICAIN », on peut se demander pourquoi on se retrouve en Afrique. Alors évidemment, un peu méfiants, on fait une rapide recherche et on s’aperçoit qu’il s’agit en fait de « THIEVES OF FORTUNE », une série B de 1990, le tout dernier film de Van Cleef, qui y joue un vieux rancher et… qui meurt au bout de cinq minutes !

Cette incroyable jaquette n’a donc strictement rien, mais RIEN à voir avec le contenu du film qu’il est censé vendre. Et par conséquent, il a toute sa place dans le musée de horreurs illustrées de « BDW2 ». Dommage, tout de même, on l’aurait bien acheté ce DVD pour voir ‘Sentenza’ emperruqué se bastonner avec des guerriers masaï à coups de tronçonneuse.

 

HOMMAGE…

MERRILL RIP

DINA MERRILL, LA CLASSE INCARNÉE. ON SE PREND À REGRETTER QUE SA ROUTE N’AIT JAMAIS CROISÉ CELLE D’ALFRED HITCHCOCK…

 
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Publié par le 23 mai 2017 dans ACTU DE BDW2, IMAGES DE LÉGENDE