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Archives de Catégorie: IMAGES DE LÉGENDE

BRANDO INÉDIT…

Un peu d’archéologie, aujourd’hui ! Marlon Brando, acteur mythique parmi les mythiques, roi du comeback, fauteur de troubles invétéré, personnage insaisissable et ingérable, n’a tourné en fait qu’une petite quarantaine de films entre 1950 et 2001.

Tous ces films sont connus, répertoriés, commentés au fil des livres le concernant, des diffusions télé et des rééditions en DVD ou Blu-ray. Ce qu’on sait moins, c’est qu’avant de débuter au cinéma avec « C’ÉTAIENT DES HOMMES » directement en tête d’affiche, Brando avait tourné deux téléfilms.

Le premier, adapté d’une histoire de Henry Kane, fait partie de la collection « ACTOR’S STUDIO ». Diffusé en 1949, « I’M NO HERO » (réalisateur inconnu) voit Brando en jeune médecin obligé d’opérer un gangster blessé, qui le menace de son arme. Ce face-à-face entre la sensation de Broadway et le second rôle Harry Bellaver durait 26 minutes.BRANDO TV

L’année suivante, Marlon apparaît dans « COME OUT FIGHTING » réalisateur anonyme également, téléfilm d’une même durée, qui aurait dû être le pilote d’une série jamais tournée. Il y incarne un boxeur nommé ‘Jimmy Brand’ aux côtés de Richard Boone (qu’il retrouvera 18 ans plus tard dans « LA NUIT DU LENDEMAIN » au cinéma), Lee Tracy, J. Edward Bromberg et Audrey Christie. Ces deux œuvres n’ont jamais refait surface depuis leur sortie. Ont-elles disparu corps et biens ? Sont-elles récupérables dans les archives d’une chaîne de TV ? On serait bien aise de les voir exhumées un jour ou l’autre. Par simple curiosité…

 

QUAND LOLA RENCONTRE CHARLEY…

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« THE WOMAN WHO WANTED TO LIVE »

Dernier petit hommage de « BDW2 » à la très belle et remarquable comédienne Lola Albright, récemment décédée à l’âge de 92 ans.

Elle fut, en 1962, et à quelques semaines d’intervalle, deux fois la partenaire de notre mascotte Charley Bronson. Deux comédiens de la même génération (il avait trois ans de plus qu’elle), dégageant le même genre d’énergie à l’image. Un duo qui fonctionna magnifiquement dans « THE WOMAN WHO WANTED TO LIVE », épisode de « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », où Lola, prise en otage par le tueur Bronson, finissait par l’abattre à bout-portant dans son lit de motel ! Ils ne firent hélas, que se croiser dans « UN DIRECT AU CŒUR », véhicule pour Elvis Presley où ils partagèrent une petite scène au début du film. Leur bref face-à-face de 26 minutes dans le mini film noir de TV restera donc leur unique opportunité de jouer ensemble, au grand regret de leurs admirateurs. Quel couple de cinéma ils auraient formé !

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« UN DIRECT AU COEUR »

 

SO LONG, BILL…

En hommage à Bill Paxton qui vient de disparaître à l’âge de 61 ans, voici une image de sa brève apparition en punk agressif au début de « TERMINATOR » aux côtés de Brian Thompson. Le réalisateur James Cameron refera appel à Paxton pour jouer un marine trouillard dans « ALIENS – LE RETOUR », un mytho dans « TRUE LIES » et un chercheur de trésors dans « TITANIC ».

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BILL PAXTON, À GAUCHE, DÉFIE LE TERMINATOR…

On se souvient aussi de Paxton, comédien versatile et éminemment sympathique, en vampire-loubard dans « AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE », en flic m’as-tu-vu dans « PREDATOR 2 », en shérif hyperactif dans « UN FAUX MOUVEMENT ». Il participe à de grosses productions comme « TWISTER » ou « APPOLO 13 », joue un des frères Earp dans « TOMBSTONE », trouve un de ses meilleurs rôles dans « UN PLAN SIMPLE » en loser particulièrement malchanceux.

Il réalise deux longs-métrages dont l’étrange « EMPRISE » en 2001. Il éclate vraiment à la TV en jouant le Mormon marié à trois femmes dans la série « BIG LOVE », en campant un des McCoy dans « HATFIELDS & McCOYS » et le général Houston dans la minisérie « TEXAS RISING ».

Sa brutale disparition va laisser un grand trou dans le paysage audiovisuel américain.

 

QUAND MIKE RENCONTRE CHARLEY…

En hommage à Krekor Ohanian, plus connu sous le pseudonyme de ‘Mike Connors’, qui vient de nous quitter à l’âge de 91 ans, « BDW2 » ne reculant devant aucun sacrifice a déniché une image de son unique rencontre avec notre mascotte bien-aimée, Charley Bronson.

L’événement s’est produit en l’an de grâce 1956, devant la caméra de William A. Seiter, pour le tournage de « HAVE CAMERA, WILL TRAVEL », le pilote d’une série comique qui ne vit d’ailleurs jamais le jour.

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CHARLES BRONSON, PAUL GILBERT ET MIKE CONNORS

« Touch » Connors (ainsi qu’il était crédité au générique) et Paul Gilbert jouaient deux journalistes incompétents et trouillards, pris en otages par Charley, un tueur à peine évadé du pénitencier.

Dans cette séquence, nos deux comiques concoctent un ragoût destiné à empoisonner Bronson, mais celui-ci n’est pas tombé de la dernière pluie et les oblige à goûter d’abord.

Après cet immortel chef-d’œuvre, Connors et Bronson se croiseront à nouveau trente ans plus tard, à l’occasion de la cérémonie des cent ans d’Hollywood.

 

QUELQUES TRACES…

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QUATRE AFFICHES SÉLECTIONNÉES AU HASARD, AU MILIEU D’UNE FILMOGRAPHIE PHÉNOMÉNALE… HAPPY BIRTHDAY, KIRK ! 

 

CRAZY JACK…

« NOT SO QUIET ON THE SET », le livre de souvenirs de l’assistant et producteur Robert Relyea, qui travailla beaucoup avec John Sturges et Steve McQueen, n’est pas de la grande littérature, mais on y trouve quelques anecdotes croustillantes qui en justifient amplement la lecture, d’autant que les personnages fréquemment cités sont des icônes de « BDW2 ». Ainsi celle-ci, pas très politiquement correcte, mais vraiment drôle.relyea-palance

Alors qu’il tournait le film de prison « LA CAGE AUX HOMMES » dans un vrai pénitencier, Relyea discutait avec l’acteur principal Jack Palance, qui lui racontait le dernier film qu’il avait vu au cinéma. Pendant qu’il parlait, Palance n’avait pas vu que 400 forçats (des vrais, pas des figurants !) s’approchaient d’eux. L’un d’eux, un colosse de deux mètres, s’adressa à lui : « Il paraît qu’à Hollywood, c’est bourré de tapettes ». Palance s’excusa poliment auprès de son ami et s’avança à son tour tout près du taulard à qui il répondit : « Non, on les a toutes jetées en prison ».

Après cela, il n’y eut plus jamais de problèmes avec les prisonniers…

 

LE SEUL ANNIV’ DE CHARLEY…

Alors que chaque année, le 3 novembre, « BDW2 » fête l’anniversaire de son inoxydable mascotte Charles Bronson, l’acteur fidèle à sa réputation de « Monsieur Moins » ne l’a pratiquement jamais célébré à l’écran !

Malgré sa copieuse filmographie, au cinéma ou à la télévision Charley – et sauf oubli de notre part – n’a connu qu’un seul et unique anniversaire à l’écran et ce fut en 1986 dans le téléfilm « ACT OF VENGEANCE ». Et encore, parce qu’il incarnait un personnage réel. Son épouse Ellen Burstyn lui a préparé une surprise en rentrant du cinéma : ses enfants et ses amis l’attendaient à la maison avec un gros gâteau plein de bougies !cb-anniv

Le vrai Bronson ne fête jamais rien, parce qu’il n’a pas de famille et à bien y réfléchir, probablement pas de date de naissance. Charley n’est-il pas un homme de nulle part ?