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Archives Mensuelles: février 2017

BRUNELLA BOVO : R.I.P.

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BRUNELLA BOVO (1932-2017), ACTRICE DES ANNÉES 50, CONNUE POUR SON RÔLE DANS « COURRIER DU COEUR » DE FELLINI.

 
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Publié par le 28 février 2017 dans CARNET NOIR, CINÉMA ITALIEN

 

« WHERE NO MAN HAS GONE BEFORE » : film-pilote de « Star Trek »

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SALLY KELLERMAN ET GARY LOCKWOOD

« WHERE NO MAN HAS GONE BEFORE » est l’épisode-pilote de la série « STAR TREK », réalisé par James Goldstone.

Bavard et visiblement sous-budgété, il n’en demeure pas moins intéressant pour découvrir d’où la série est partie pour arriver à maturité quelques mois plus tard. Dans cette histoire assez statique, l’Enterprise traverse un champ magnétique, connaît des dommages et deux de ses membres d’équipage, Gary Lockwood vieil ami du capitaine Kirk et Sally Kellerman, une scientifique, semblent « possédés » par une force mystérieuse. Cela se traduit par des yeux aux iris argentés, une capacité à développer ses sens à une vitesse inquiétante et surtout à un désir irrépressible de devenir… un dieu. Et de massacrer tout l’équipage, cela va sans dire !

Tout le monde philosophe beaucoup, s’envoie des rayons d’énergie à la figure et finit par se boxer rageusement dans la rocaille d’une planète abandonnée. C’est sympathique et longuet, on peut s’amuser à découvrir les premières tenues de nos héros : des pulls à col roulé couleur caca-d’oie, à constater que le maquillage de Mr Spock n’était pas encore tout à fait au point et à déplorer l’absence de ‘Doc’ McCoy, remplacé ici par un vieux toubib campé par le shérif de « L’HOMME À LA CARABINE » : Paul Fix. James Doohan et George Takei, déjà présents, ne font que passer dans des silhouettes à peine esquissées.

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LEONARD NIMOY ET WILLIAM SHATNER

Malgré tout, les bases sont bel et bien là, et après un dépoussiérage et quelques tours de vis, « STAR TREK » était prête à décoller pour 79 épisodes étalés sur trois ans.

 

« CE PLAISIR QU’ON DIT CHARNEL » (1971)

carnalInspiré des dessins de presse pour adultes signés Jules Feiffer, « CE PLAISIR QU’ON DIT CHARNEL », réalisé par le caustique Mike Nichols, est une sorte d’autopsie sans indulgence du mâle américain des seventies.

Suivant plusieurs étapes de la vie de deux copains de fac, le cynique et amoral Jack Nicholson et le naïf Art Garfunkel (oui, de Simon et…), le scénario est une chronique des fantasmes masculins confrontés à la dure réalité de la femme qui évolue et prend son autonomie. Chacun à sa façon, les protagonistes sont terrifiés par le sexe opposé. Nicholson en multipliant les conquêtes, à la recherche de la « bimbo » idéale, mais qui manifeste des petits soucis érectiles et Garfunkel qui au fond, ne comprend rien à rien et ne fait que s’ennuyer à mourir.

On a un peu de mal au début à croire que les deux copains et Candice Bergen, l’étudiante qu’ils se « partagent » ont à peine vingt ans, ce qui fausse légèrement le propos et la compréhension de leurs actions. Mais la description quasi-clinique et pas spécialement drôle de ces individus immatures et complètement creux, est d’une terrible acuité. Nicholson excelle à jouer les machos misogynes et colériques cherchant à tout prix à masquer sa fondamentale impuissance. En face d’eux, le seul personnage intéressant est Ann-Margret, qui apparaît souvent dénudée dans toute la splendeur de ses formes plantureuses, et qui incarne LA femme dont rêvent tous les ados lecteurs de Playboy ou Penthouse. À part que si on creuse – et c’est ce que fait le film – on devine l’être humain derrière le fantasme stéréotypé et la triste réalité (la dépression, la dépendance) au-delà des mensurations de rêve.

Œuvre intelligente, lucide, mais sombre et désespérée, « CE PLAISIR QU’ON DIT CHARNEL » malgré ses promesses affriolantes, laisse un arrière-goût amer. Même le charisme naturel de Nicholson se retourne contre lui, en particulier dans la dernière séquence, avec la prostituée campée par Rita Moreno, où il devient carrément pitoyable.

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CANDICE BERGEN, JACK NICHOLSON ET ANN-MARGRET

À noter que dès le générique, en voyant les cadrages, l’utilisation de la musique et même la façon de jouer des comédiens, on se dit que le film a dû avoir une forte influence sur Woody Allen à partir de « ANNIE HALL », tourné six ans plus tard.

 

HAPPY BIRTHDAY, VINCENTE !

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VINCENTE MINNELLI (1903-1986), RÉALISATEUR DE L’ÂGE D’OR HOLLYWOODIEN, À L’AISE DANS LE MÉLODRAME COMME DANS LE ‘MUSICAL’.

 
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Publié par le 28 février 2017 dans ANNIVERSAIRES

 

« THE NOGOODNIK » : Charles Bronson dans « Hennesey »

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CHARLES BRONSON

« THE NOGOODNIK » réalisé par Don McGuire, est le second épisode de la sitcom « HENNESEY » auquel participa Charles Bronson en tant que « guest star » dans le même rôle du ‘lieutenant-colonel Steve Ogrodowski’, un enquêteur dur-à-cuire de la police de l’U.S.-Navy.

Un jeune marin (Alan Reed, Jr.) a été blessé en tentant de s’évader. Accusé d’avoir volé 800 dollars, il jure à Jackie Cooper, notre héros médecin qu’il est innocent et nie même avoir voulu se faire la belle. Ému par sa détresse et son apparente sincérité, Cooper prend et fait cause pour lui, mais comprend que Bronson lui, le croit coupable. Aussi mène-t-il sa propre investigation parallèle, se brouillant au passage avec le peu patient Charley qui déteste qu’on piétine ses plates-bandes. Il s’avèrera que le jeune homme est bel et bien un « nogoodnik » (un bon-à-rien), un voleur mythomane et fauteur de troubles qui a profité de la naïveté de Cooper pour le manipuler à sa guise.

Un épisode sympathique, plus psychologique et moins ouvertement comique que « HENNESEY À LA GUN » que Bronson tourna l’année précédente. Avec sa coupe de cheveux des « 7 MERCENAIRES », son bel uniforme, celui-ci campe ce flic mal embouché et soupe-au-lait avec réalisme. Il n’hésite pas à bousculer violemment Cooper quand notre pauvre « doc » a le malheur de l’agacer. Il le pétrifie même sur place avec son « œil du tigre » bronsonien.

Bronson a un bon monologue à la fin, quand il explique à Jackie Cooper qu’il existe des malfaiteurs qui sont des cas désespérés, mais que cela ne doit pas l’empêcher de rester généreux et combatif. On sourit devant un bref aparté à la toute fin, quand Cooper demande à Ogrodowski s’il l’aurait vraiment cogné lors de leur prise de bec. Bronson se contente de sourire et de faire « oui » de la tête, ce qui ne les empêche pas de se réconcilier. Plaisant instant de complicité entre deux comédiens.

À noter que Bronson se promène pendant toute la durée de l’épisode avec sa casquette d’officier à la main, mais ne la pose jamais sur sa tête. Pas une seule fois ! Sans doute préférait-il son vieux chapeau de cowboy à encoches…

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JACKIE COOPER, CHARLES BRONSON ET ALAN REED, JR.

 

HAPPY BIRTHDAY, TIMOTHY !

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TIMOTHY SPALL, GRAND ACTEUR DE COMPOSITION À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE. INOUBLIABLE DANS TOUTES SES COLLABORATIONS AVEC MIKE LEIGH.

 
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Publié par le 27 février 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« CROSSING GUARD » (1995)

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JACK NICHOLSON

« CROSSING GUARD » est le second long-métrage en tant que réalisateur de Sean Penn après le beau « INDIAN RUNNER », déjà interprété par David Morse quatre ans plus tôt.guard3

Le scénario est simple : Jack Nicholson, joaillier dépressif et divorcé attend la sortie de prison du chauffard (Morse) qui tua sa fille, avec la ferme intention de l’abattre. Les trois jours qui séparent la première rencontre assez ridicule des deux hommes (Freddy a oublié de charger son pistolet !) et leur confrontation finale, vont être décisifs pour leur existence. Cela aurait pu être un énième film de « vigilante » et de vengeance, mais Penn opte pour une approche cassavetsienne de son histoire et se repose sur la présence écrasante de Nicholson. Amaigri, le visage hâve, fripé, il n’a semble-t-il jamais été autant « à nu » que dans ce rôle terrible et antipathique de quidam détruit, qui perd sa vie dans les boîtes de strip sordides à boire avec des minables et à rentrer chez lui avec des prostituées. Sa seule obsession : tuer le temps en attendant de tuer… l’assassin de sa fille. Personnage tragique, pathétique, presque grandiose dans sa médiocrité, ‘Freddy’ est une des plus belles performances de Nicholson, qui ne ressort aucun de ses vieux « trucs » d’acteur. À peine perçoit-on le spectre du Jack Torrance de « SHINING » dans son ultime face-à-face avec son ex-femme, campée par Anjelica Huston, qui se trouve être… l’ex de Nicholson ! C’est dire l’authenticité plus que dérangeante de leurs affrontements, l’aigreur et la rancœur qui s’en dégagent et qui placent le public en position de voyeur.

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ANJELICA HUSTON ET DAVID MORSE

« CROSSING GUARD » ne maintient hélas, pas toujours le même niveau. Ainsi toutes les scènes où apparaît l’irritante Robin Wright, plaquées sur l’action, sont incroyablement faibles et complaisantes. Comme tirées d’un autre film et datant des années 70, qui plus est. Heureusement, on a plaisir à retrouver de grands seconds rôles comme Penny Allen en obsédée des trajets en bus, Joe Viterelli en barman, Piper Laurie et Richard Bradford en parents dévoués ou John Savage dans un monologue poignant, dans de très courtes apparitions.

Penn se regarde souvent filmer, abuse d’effets inutiles, mais la photo de Vilmos Zsigmond est splendide, certaines séquences ont une portée émotionnelle irrésistible. De toute façon, le film – malgré ses nombreux défauts – se doit d’être vu pour Jack Nicholson, dont l’intensité autodestructrice crève littéralement l’écran. Comme jamais auparavant, peut-être.

À noter : les parents de Sean Penn, Eileen Ryan et Leo Penn apparaissent dans des petits rôles.