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Archives Mensuelles: février 2019

ANDRE PREVIN : R.I.P.

PREVIN

ANDRE PREVIN (1929-2019), MUSICIEN D’ORIGINE ALLEMANDE QUI FIT CARRIÈRE À HOLLYWOOD ET FINIT PAR SE CONSACRER AU JAZZ.

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Publié par le 28 février 2019 dans CARNET NOIR

 

THE REIVERS !

REIVERS BR

SORTIE ALLEMANDE EN BLU-RAY DE « REIVERS », UN DES FILMS LES MOINS CONNUS DE McQUEEN. PISTE ET SOUS-TITRES ANGLAIS ANNONCÉS !

 

« SABOTAGE » (1936)

SABOTAGE.jpgAdapté d’un roman de Joseph Conrad, « SABOTAGE » est un des films les plus connus de la période anglaise d’Alfred Hitchcock. C’est un modeste suspense focalisé sur un saboteur (Oscar Homolka), directeur d’un cinéma à Londres et surveillé par un agent du Scotland Yard (John Loder). Celui-ci tombe amoureux de la jeune épouse (Sylvia Sidney) du traître. Les choses s’accélèrent quand Homolka envoie le frère de sa femme déposer une bombe à sa place…

Le scénario est bien empaqueté en 76 minutes, les protagonistes sont intrigants, sans qu’on ne sache rien de leur rencontre ou de leur passé (comment la jolie Sylvia s’est-elle retrouvée mariée à ce type si bizarre ?). Homolka est particulièrement étrange avec son visage sourcilleux, son œil clair halluciné et sa voix douce à la Michel Lonsdale. Il forme un couple déséquilibré avec Miss Sidney, expressive et à fleur de peau. Le film suit son bonhomme de chemin, s’attarde sur le flic « undercover » (il se fait passer pour un marchand de fruits et légumes) et son amour naissant pour l’héroïne, mais il ne devient réellement prenant qu’avec le long morceau de bravoure de la dernière partie, où le jeune frère (Desmond Tester) transporte la bombe – à son insu, bien entendu – à travers un Londres embouteillé et grouillant de monde, alors que l’heure tourne inexorablement. Hitchcock commence à maîtriser des techniques de manipulation de public, qu’il affinera par la suite jusqu’à devenir et pour toujours, le « maître du suspense ». Il réutilisera d’ailleurs ce même genre de situation dans un épisode de « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE », où un gamin se balade avec une arme à la main, sans savoir qu’elle est chargée.

Sans rien révolutionner, « SABOTAGE » se laisse voir avec plaisir, ne serait-ce que pour ses extérieurs londoniens donnant une idée de la vie quotidienne il y a 80 ans et des poussières.

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SYLVIA SIDNEY ET OSCAR HOMOLKA

 

« MATCH POINT » (2005)

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SCARLETT JOHANSSON

Il faut être très fort pour reconnaître le style de Woody Allen dans « MATCH POINT », production anglaise située dans « l’Upper Class » et contant l’ascension d’un jeune Irlandais pauvre (Jonathan Rhys Meyers) qui épouse une fille riche (Emily Mortimer) et voit ses ambitions professionnelles compromises par sa passion dévorante pour une belle actrice américaine (Scarlett Johansson) devenant de plus en plus envahissante.MATCH

Mais çà et là, par certains signes (la voix « off » entre autres), on se retrouve en terrain familier et, malgré la longueur très inhabituelle chez l’auteur – plus de deux heures ! – on reconnaît, pratiquement tel quel, le thème de son chef-d’œuvre « CRIMES ET DÉLITS », à savoir : le meurtre « nécessaire » d’une maîtresse ingérable et le dilemme moral auquel se confronte le criminel épargné par la justice divine et même celle des hommes. Malgré sa durée, « MATCH POINT » (allusion au premier métier du protagoniste : prof de tennis), est passionnant de bout en bout. Totalement antipathique et opaque, Rhys Meyers n’en demeure pas moins le pivot de l’histoire et suscite une sorte d’empathie mal placée qui pervertit notre regard sur ses actes. Emily Mortimer écope d’un rôle qu’aurait probablement tenu Mia Farrow quelques années plus tôt, celui de l’épouse geignarde, agaçante et peu attirante, et Johansson a rarement été plus sexy et intoxicante que dans ce rôle de « femme-kamikaze » si souvent décliné par Allen au fil de sa filmographie. Parmi les excellents seconds rôles, Brian Cox et Penelope Wilton (« DOWNTON ABBEY ») en parents riches et attentifs.

Même si esthétiquement et même narrativement, « MATCH POINT » ne ressemble en rien à un film de son réalisateur, on retrouve peu à peu ses obsessions, ses doutes, sa douloureuse lucidité aussi, en filigrane, ainsi qu’une certaine misogynie développée avec le temps. Une réussite atypique, mais qui vaut vraiment le déplacement.

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JONATHAN RHY MEYERS, EMILY MORTIMER ET SCARLETT JOHANSSON

 

LISA SEAGRAM : R.I.P.

SEAGRAM

LISA SEAGRAM (1936-2019), ENTREVUE CHEZ CASSAVETES OU DMYTRYK, ELLE A SURTOUT FAIT CARRIÈRE À LA TV DANS LES SIXTIES.

 
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Publié par le 27 février 2019 dans CARNET NOIR

 

« RADIO DAYS » (1987)

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RENÉE LIPPIN, SETH GREEN, MICHAEL TUCKER ET JULIE KAVNER

Tourné en plein dans la plus prolifique partie de la carrière de Woody Allen, « RADIO DAYS » est basé sur ses souvenirs d’enfance à New York dans les années 40, bercés par les émissions de radio écoutées nuit et jour par toute la famille.RADIO.jpg

C’est indéniablement un des plus jolis films de l’auteur, qui assure la voix « off » tout du long. Une mosaïque nostalgique, à l’ironie bienveillante, qui brosse un portrait à la fois lucide et attendri de la vie d’un clan familial pittoresque, un peu ridicule, mais extrêmement attachant et chaleureux. La vie quotidienne est entrecoupée de vignettes sur la vie rêvée des stars de la radio, des personnages hauts-en-couleur, dont Woody Allen relate les beaux jours avec les yeux émerveillés de l’enfance et le désenchantement de l’âge adulte. On retrouve l’influence fellinienne de « STARDUST MEMORIES » dans cet amoncèlement d’images, de chansons, le Fellini de « AMARCORD », cette fois. « RADIO DAYS » est un véritable chef-d’œuvre d’équilibre et de tendresse. Autour du petit Seth Green, idéale incarnation de Woody enfant, le casting est un pur miracle : Michael Tucker et Julie Kavner sont drôles et émouvants en parents qui ne cessent de se houspiller en s’adorant, Dianne Wiest trouve son plus joli rôle en tante malchanceuse en amour (scène sublime avec un de ses « soupirants », joué par Robert Joy, qui s’avère être homosexuel !), Mia Farrow est formidable en gourde à la voix suraiguë qui couche pour réussir, il faudrait citer aussi les apparitions de Danny Aiello, Wallace Shawn, Tony Roberts, etc. Sans oublier le délicieux caméo de Diane Keaton, le temps d’une chanson.

Un enchantement donc, que ce « RADIO DAYS » qui en révèle tant, sans en avoir l’air, sur la personnalité de Woody Allen. Le genre de film si foisonnant, si riche visuellement et thématiquement, qu’on peut le revoir fréquemment sans jamais en être complètement rassasié. Dans le top five du réalisateur.

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WALLACE SHAWN, MIA FARROW, TONY ROBERTS, DIANE KEATON, DIANNE WIEST ET ROBERT JOY

 

BEVERLY OWEN : R.I.P.

OWEN

BEVERLY OWEN (1937-2019), JEUNE PREMIÈRE DE TV DES ANNÉES 60, SURTOUT CONNUE POUR LA SÉRIE COMIQUE « THE MUNSTERS ».

 
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Publié par le 25 février 2019 dans CARNET NOIR