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« I AM THE PRETTY THING THAT LIVES IN THE HOUSE » (2016)

Oz Perkins est le fils d’Anthony Perkins auquel il adresse un clin d’œil en montrant un extrait de « LA LOI DU SEIGNEUR » sur un poste de TV. Il n’est d’ailleurs pas le seul Perkins au générique.PRETTY

Ceci établi, on est bien embarrassé de dire quoi que ce soit de constructif sur « I AM THE PRETTY THING THAT LIVES IN THE HOUSE » ! Film de fantômes ultra-conceptuel, comme le sera « A GHOST STORY » sorti l’année suivante, c’est un pensum incompréhensible, interminable, soporifique (qui serait capable de rester éveillé jusqu’au bout ?). Une jeune infirmière (Ruth Wilson) vient s’occuper d’une vieille romancière, jouée par une Paula Prentiss, vedette des sixties totalement méconnaissable, dans sa demeure hantée. Elle sent la présence d’une « entité », découvre des lettres jaunies et se laisse progressivement posséder par la maison. Du moins, est-ce la conclusion à laquelle on peut parvenir, car le scénario est abscons et ne donne aucune clé, ou si peu. Le pire est encore la photo, sous-exposée et verdâtre, qui tue tout espoir d’intérêt ou de mystère. On passe de pièce en pièce, accompagnés d’une musique de « rumble » oppressante, sans rien y voir, bercé par une voix « off » omniprésente qu’on finit par ne plus écouter. Les comédiens n’y peuvent pas grand-chose : Ruth Wilson sembler jouer au ralenti, Bob Balaban apparaît de temps en temps.

Le fils de Norman Bates semble lui-même hanté par ses propres fantômes, mais il n’a pas vraiment su traduire à l’écran ses obsessions et ses tourments. « I AM THE PRETTY THING… » est un film hermétique, rébarbatif, d’un ennui colossal, qui ressasse les vieux thèmes de la bâtisse dévoreuse d’âmes de « LA MAISON DU DIABLE » ou « SHINING » mais n’a certes pas les moyens de ses prétentions. À éviter.

 

ALBERT UDERZO : R.I.P.

UDERZO

ALBERT UDERZO (1927-2020), UN DES DERNIERS GÉANTS DE LA BD, IL A DESSINÉ LES AVENTURES D’ASTÉRIX SCÉNARISÉES PAR GOSCINNY

 

FRANÇOISE BONNOT : R.I.P.

BONNOT

FRANÇOISE BONNOT (1939-2018), CHEF-MONTEUSE D’EXCEPTION, 48 FILMS SEULEMENT  À SON ACTIF MAIS UN NOMBRE IMPOSANT DE CLASSIQUES.

 
 

« LA VEUVE NOIRE » (1954)

WIDOW2« LA VEUVE NOIRE » est un des huit films réalisés par le scénariste Nunnally Johnson. C’est une ingénieuse histoire de chantage à tiroirs, de machination narrée en flash-backs à plusieurs points-de-vue et parvenant à maintenir le suspense et l’intérêt jusqu’au bout.

Première surprise, malgré son casting et son ambiance de ‘film noir’, le film est tourné en CinémasCope et en couleurs, là où on aurait pu s’attendre à un bon vieux noir & blanc contrasté. Ensuite, le personnage de Peggy Ann Garner n’est pas sans évoquer celui de « ÈVE » de Joseph L. Mankiewicz sorti quatre ans plus tôt, ce qui enrichit considérablement la psychologie de tous les protagonistes. Tourné en plans larges dans de jolis décors de studio, « LA VEUVE NOIRE » contient suffisamment de bons acteurs pour supplanter la fadeur de Van Heflin, qui semble toujours jouer de la même façon, quel que soit le rôle. Reginald Gardiner lui pique aisément la vedette en mari/esclave d’une star de Broadway jouée par Ginger Rogers, parfaite en langue-de-vipère exubérante. Gene Tierney hélas, fait tapisserie dans un rôle effacé d’épouse incertaine. Et George Raft, tiré à quatre épingles, incarne un flic imperturbable et compétent.

Très théâtral dans sa mise-en-scène et même dans son écriture, « LA VEUVE NOIRE » se suit avec plaisir et on se laisse balader par le bout du nez par les auteurs, d’un suspect à l’autre. Il n’est pas très difficile de démasquer l’assassin, bien sûr, si on a un peu l’habitude de la mécanique des bons vieux ‘whodunits’ des familles, mais celui-ci est bien agencé, très finement trompeur et sa conclusion à double détente tombe comme un coup de tonnerre. Sans oublier que le dialogue contient quelques jolies vacheries sur les comédiens et comédiennes, qu’on sent écrites d’une plume vengeresse.

WIDOW

PEGGY ANN GARNER, VAN HEFLIN, GEORGE RAFT ET GINGER ROGERS