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Archives Mensuelles: août 2016

HAPPY BIRTHDAY, ARGENTINA !

BRUNETTI

ARGENTINA BRUNETTI (1907-2005), ACTRICE DE SECOND PLAN D’ORIGINES ARGENTINES, QUI FIT UNE LONGUE CARRIÈRE AMÉRICAINE.

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Publié par le 31 août 2016 dans ANNIVERSAIRES

 

GEORGE KACZENDER : R.I.P.

KACZENDER

GEORGE KACZENDER (1933-2016), RÉALISATEUR HONGROIS QUI SIGNA PLUSIEURS FILMS AU CANADA ET ACHEVA SA CARRIÈRE À LA TV.

 
 

« UN TUEUR DANS LA FOULE » (1976)

En plein boum des films-catastrophe, « UN TUEUR DANS LA FOULE » en emprunte la construction générale et les poncifs et semble même s’appuyer sur le récent succès des « DENTS DE LA MER » dont il tente d’adapter la structure (un sniper remplaçant le requin, grosso-modo !), pour signer un suspense dont la plus grosse faiblesse vient de son concept même.p673_p_v8_aa

Un match de foot, un tireur sur un toit, des flics craignant la panique, un président des U.S.A. en route pour le stade : le décor est posé. Pour le reste, ce sont de petits vignettes sur des personnages périphériques et potentielles victimes du tueur : un couple de « beaufs » en crise (David Janssen et Gena Rowlands complètement gaspillés), un pickpocket sénile (Walter Pidgeon reprenant plus ou moins son rôle de « HARRY IN YOUR POCKET »), un jeune père de famille anxieux (Beau Bridges), etc. On passe énormément de temps avec un capitaine de police incarné par un Charlton Heston très grimaçant et sans rien à jouer et un sergent des SWAT, campé par un John Cassavetes qui offre la meilleure prestation du film, dans ce qui est tout de même un contremploi. Le gros souci, est qu’il ne se passe pratiquement rien avant les dix dernières minutes ! On fait artificiellement monter la pression avec un montage en mosaïque sur le match, la stratégie policière et sur des gros-plans du flingueur, avec une musique stressante. Mais à la moindre baisse de régime, on constate que tout le monde s’agite pour rien : on n’attend au fond qu’une chose : que le bonhomme – dont on ne saura jamais rien – se décide enfin à ouvrir le feu pour qu’on sorte du ronron.

Le look a beaucoup vieilli, les deux heures semblent souvent longues et le beau casting n’a pas grand-chose à faire. « UN TUEUR DANS LA FOULE » vaut pour sa scène de panique finale très bien réalisée et montée, pour le plaisir de revoir John et Gena, même s’ils n’ont aucune scène ensemble et pour des faciès familiers comme Martin Balsam, Jack Klugman, Robert Ginty (qui vend des chapeaux à l’entrée du stade) ou Mitchell Ryan en curé.

TUEUR

CHARLTON HESTON, MARTIN BALSAM, DAVID JANSSEN, GENA ROWLANDS ET JOHN CASSAVETES

À noter : une version longue de 141 minutes a été montée exclusivement pour la TV avec une pléiade d’acteurs absents du montage cinéma : Joanna Pettet, Rossano Brazzi, Paul Shenar, Joseph Maher ou William Prince. L’accent était mis sur l’identité du tireur et sur les raisons du massacre.

 

SO LONG, GENE…

WILDER RIP

GENE WILDER, INOUBLIABLE « FRANKENSTEIN JUNIOR » POUR MEL BROOKS.

 
 

HAPPY BIRTHDAY, ELIZABETH !

ASHLEY

ELIZABETH ASHLEY, JEUNE PREMIÈRE DES ANNÉES 60 ET 70, BEAUCOUP VUE À LA TV.

 
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Publié par le 30 août 2016 dans ANNIVERSAIRES

 

MISS SADIE THOMPSON IN BLUE…

SADIE BRSortie Blu-ray aux U.S.A. chez Twilight Time en édition limitée d’une des prestations les moins mémorables de notre mascotte Charles Bronson : « LA BELLE DU PACIFIQUE », un film de Curt Bernhardt de 1953 tourné en 3D (le Blu-ray contient une copie en relief).

Si notre ami Charley se contente d’un rôle minuscule de marine tire-au-flanc et chaud-lapin aux côtés d’Aldo Ray, le film vaut le détour pour ses paysages exotiques et surtout pour Rita Hayworth qui a rarement été plus belle et rayonnante dans le rôle de ‘Sadie Thompson’ personnage sulfureux créé par le romancier W. Somerset Maugham. La fascinante « entraîneuse » en exil fut déjà incarnée par Gloria Swanson dans « RAIN », une version muette réalisée par Raoul Walsh qui joua lui-même le rôle tenu ici par Aldo Ray. Dommage que cette première adaptation n’ait pas été incluse dans ce Blu-ray en guise de supplément, d’ailleurs !

Comme pour « L’HOMME AU MASQUE DE CIRE », autre film de Bronson tourné en 3D à la même période, l’image HD n’a rien d’exceptionnel et semble pâle et granuleuse. Mais le format d’origine de 1.85 :1 est respecté pour la première fois. De toute façon, Rita vaut le détour. Et Charley joue des pectoraux. Alors !

SADIE BR2

CHARLEY, DIX ANS AVANT URSULA ANDRESS DANS « DR. NO » !

 

« ÉCHAPPEMENT LIBRE » (1964)

ECHAPPEMENTEn 1964, c’est-à-dire quatre ans après « À BOUT DE SOUFFLE », Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo se retrouvent à l’écran pour « ÉCHAPPEMENT LIBRE ». Dès leurs premiers plans ensemble, on cherche inconsciemment l’ombre de Patricia et Michel, l’alchimie naturelle qu’ils dégageaient à l’image sans jamais les retrouver, pas même un instant. Et cela finit par handicaper le film de Jean Becker.

Le sujet (un couple d’escrocs au service de gros trafiquants fait passer une voiture bourrée d’or de frontière en frontière) annonce un peu « LE CORNIAUD » avec un an d’avance, mais la comparaison s’arrête là : ce n’est pas drôle, pas très bien construit et le dialogue manque cruellement de mordant. On s’ennuie gentiment, on visite Rome, Beyrouth, Brême, etc. dans un Scope noir & blanc et on attend que ça décolle. Il faut dire que la musique jazzy omniprésente et la cacophonie d’accents divers et variés n’aident pas à la concentration !

Belmondo, en toute petite forme, joue une pâle crapule pas spécialement futée, virevoltant à vide, un loser plus fatigant que vraiment sympathique. Seberg semble éteinte, pas très à l’aise en femme fatale. Gert Fröbe est un gros méchant ricanant, on reconnaît des seconds couteaux de ‘spaghetti western’ (Roberto Camardiel, Fernando Sancho), Fernando Rey apparaît brièvement en flic… libanais et Jean-Pierre Marielle vient faire un petit tour amical en richard libidineux. À noter que Romain Gary – alors époux de Jean Seberg – fait un fugitif caméo en silhouette dans un lobby d’hôtel.

ECHAPPEMENT2 copie

JEAN SEBERG ET JEAN-PAUL BELMONDO

Pas grand-chose d’autre à dire sur « ÉCHAPPEMENT LIBRE », qui se laisse regarder d’un œil indifférent, par nostalgie et parce qu’on aime bien les gens qui l’ont conçu. On préfèrera définitivement se souvenir de Jean avec ses cheveux courts vendant le Herald Tribune sur les Champs Élysées et de Belmondo passant son pouce sur ses lèvres pour imiter Bogart. Les miracles, et ce film en est bien la preuve, ne se produisent qu’une fois.