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Archives Mensuelles: mai 2017

FAREWELL, ROGER…

MOORE copie

OUI ! « AMICALEMENT VÔTRE » EST SORTI EN SALLES EN ITALIE !

Même s’il allait allègrement sur ses 90 ans, qu’on ne le voyait plus beaucoup à l’écran ou en public, Roger Moore faisait partie de ces icônes qu’on finit par croire réellement immortelles.

ROGER 007

Il débute comme figurant dans les années 40 et c’est Richard Brooks qui lui offre son premier rôle conséquent, celui d’un playboy suave, dans « LA DERNIÈRE FOIS QUE J’AI VU PARIS », face à Liz Taylor. On le revoit dans d’autres productions américaines comme « MÉLODIE INTERROMPUE », « DIANE DE POITIERS » ou « LE VOLEUR DU ROI », toujours séduisant, légèrement ironique, mais sans jamais crever l’écran.

C’est le petit qu’il finit par crever grâce au rôle-titre de la courte (39 épisodes) série « IVANOHÉ ». Il tient également la vedette de « THE ALASKANS » aux U.S.A. et remplace James Garner en cousin british de ‘Bret’ dans « MAVERICK ». Mais c’est « LE SAINT » et le personnage de ‘Simon Templar’ qui cristallisent définitivement la personnalité de Moore au fil de 118 épisodes où s’affine son jeu en constante autodérision, en clins d’œil goguenards et en séduction désinvolte.

MOORE4Il surprend dans « LA DOUBLE MORT D’HAROLD PELHAM » en business man rigide peu à peu remplacé par un avatar beaucoup plus sympathique que lui. La courte série « AMICALEMENT VÔTRE » où il forme un tandem comique avec Tony Curtis, marque durablement les esprits. Il y trouve son emploi idéal : un lord oisif et dilettante, éminemment affable.

Puis, il remplace son ami Sean Connery dans la franchise des « JAMES BOND ». De « VIVRE ET LAISSER MOURIR » à « DANGEREUSEMENT VÔTRE », Moore campera un 007 adoré du public mais rejeté par les puristes. Cela ne l’empêchera pas de tourner sept opus, jusqu’à l’âge de 58 ans.

Au fil des années et entre deux 007, on le retrouve égal à lui-même dans de grosses productions comme « LES OIES SAUVAGES », « PAROLE D’HOMME », « LES LOUPS DE HAUTE-MER », ou « LE COMMANDO DE SA MAJESTÉ », il est un Holmes étonnant dans « SHERLOCK HOLMES IN NEW YORK » pour la TV, se pastiche lui-même dans « L’ÉQUIPÉE DU CANNONBALL » en cinglé qui se prend pour… Roger Moore. Puis sa carrière s’effiloche progressivement, il tourne avec Jean-Claude Van Damme et les Spice Girls, puis ne fait plus que de brève apparitions en forme d’hommage.

Fut-il un grand acteur ? Probablement pas. Richard Harris, son partenaire dans « LES OIES SAUVAGES », le tannait pour qu’il prenne son job de comédien plus au sérieux. Mais Roger n’en avait cure. Il aimait voyager, donner des interviews, se rendre à des festivals, prêter son image à de bonnes causes. Difficile de l’en blâmer. Aujourd’hui, sa mort prend tout le monde au dépourvu et laissera sans doute un vide auquel on ne s’attendait pas.

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UN DUO INOUBLIABLE AVEC TONY CURTIS

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans ACTU DE BDW2, MYTHOLOGIE

 

« MONIKA » (1953)

MONIKA« MONIKA », sous ses dehors de fable bucolique et sensuelle sur le premier amour de deux adolescents et leur découverte de la liberté, est – à n’en pas douter une seconde – bel et bien une œuvre d’Ingmar Bergman.

Un jeune manutentionnaire rêveur (Lars Ekborg) tombe amoureux d’une toute jeune fille fantasque (Harriet Andersson). Malheureux chez eux, ils s’enfuient en bateau sur une presqu’île et passent un été magique, seuls au soleil, à faire l’amour, à se découvrir l’un l’autre, à échafauder des projets. Mais ce séjour au jardin d’Éden s’obscurcit à mesure que l’automne approche : la violence d’abord, avec l’intrusion de l’ex de ‘Monika’, qui s’achève en bagarre sanglante, puis la « vraie vie » qui fait irruption quand elle apprend qu’elle est enceinte. Ils décident alors de retourner en ville et de se marier. À partir de là, la belle et pure histoire d’amour part en lambeaux, rattrapée par la médiocrité du quotidien, l’amour qui s’effiloche, la paresse et les trahisons de Monika.

La dégringolade est minutieusement décrite par un Bergman à l’œil affuté, cruel et peut-être légèrement misogyne. La charmante et potelée Monika, qu’on ne voit plus avec les yeux de l’amour, apparaît soudain moins sexy, moins intelligente, plus vulgaire et ingrate. Et quand le pauvre mari cocu se retrouvera seul avec son bébé dans les bras, il repensera à ce si bel été au paradis avec nostalgie. Mais le reflet que lui renvoie le miroir dans la rue, n’est plus celui d’un gamin amoureux, mais d’un homme presque déjà vieux.

« MONIKA » est un beau film dont les thèmes font progressivement surface, dont les personnages se révèlent peu à peu tels qu’ils sont. Harriet Andersson est extraordinaire de joie-de-vivre, mais aussi de stupidité crasse. Elle maintient constamment l’équilibre pour ne pas rendre Monika haïssable. Lars Ekborg (qui évoque parfois Leonardo DiCaprio) est d’une sobriété et d’une profondeur jamais prises en défaut. Encore un film sur le couple, en fin de compte, sur les illusions perdues, sur la fin de la jeunesse, d’un pessimisme qui laisse des traces.

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LARS EKBORG ET HARRIET ANDERSSON

 

HAPPY BIRTHDAY, ALFRED !

MOLINA

ALFRED MOLINA, ACTEUR PUISSANT À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE, AUSSI INQUIÉTANT QU’IL PEUT ÊTRE À L’AISE DANS LA COMÉDIE.

 
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Publié par le 24 mai 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

ROGER MOORE : R.I.P.

MOORE

ROGER MOORE (1927-2017), LE HÉROS DE TÉLÉ DES SIXTIES, LE TROISIÈME 007, LE GENTLEMAN IRONIQUE PAR EXCELLENCE. UNE ICÔNE.

 
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Publié par le 23 mai 2017 dans CARNET NOIR, CINÉMA ANGLAIS

 

HOMMAGE…

MERRILL RIP

DINA MERRILL, LA CLASSE INCARNÉE. ON SE PREND À REGRETTER QUE SA ROUTE N’AIT JAMAIS CROISÉ CELLE D’ALFRED HITCHCOCK…

 
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Publié par le 23 mai 2017 dans ACTU DE BDW2, IMAGES DE LÉGENDE

 

« LE RETOUR DE LA MOMIE » (2001)

MOMIE 2 2« LE RETOUR DE LA MOMIE » a été tourné deux ans après « LA MOMIE » par le même Stephen Sommers, mais l’action se situe neuf ans après et nos fougueux héros ont eu un fiston, aussi brave que ses parents.

Après un prologue « mythologique » consacré au ‘Roi Scorpion’ campé par un Dwayne Johnson quasi-débutant, le film retrouve les accents du n°1, mais cette fois l’anecdote/prétexte est démultipliée, le rythme endiablé et le dosage entre l’aventure et l’humour est mieux ajusté. On retrouve avec plaisir Brendan Fraser et surtout Rachel Weisz encore plus craquante que précédemment (surtout dans les flash-backs en fille du pharaon), le gaffeur John Hannah et le majestueux Oded Fehr, sans oublier Arnold Vosloo et Patricia Velasquez, couple infernal sans cesse ramené d’entre les morts. Petite mention au duo comique formé par le petit Freddie Boath et l’imposant Adewale Akinnuoye-Agbaje, colosse colérique que le morveux rend complètement chèvre. Leurs petites scènes ensemble sont de vrais régals.

Que dire de plus sur un tel film ? Pas grand-chose, puisqu’il est essentiellement visuel et procure un plaisir immédiat qui ne nécessite guère l’usage de sa matière grise : c’est une débauche d’action ininterrompue, de bagarres, de fusillades, de fuites en dirigeable, de nuées de cafards, d’attaques de pygmées momifiés (sic !), etc. La castagne finale est spectaculaire, d’autant qu’elle est divisée en trois actions bien distinctes évoluant simultanément : une véritable prouesse de montage, d’autant plus que ce n’est jamais confus. C’est dire qu’on ne s’ennuie pas une seconde, qu’on retombe en enfance sans trop de résistance et qu’on retrouve encore une fois le plaisir des Indiana Jones, mêlé à une candeur et une bonne humeur héritées des vieilles BD d’antan.

Une sequel parfaitement digne du film original donc, et peut-être même légèrement meilleure, à voir pour se délasser pendant deux heures et rire de temps en temps.

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BRENDAN FRASER, FREDDIE BOATH, RACHEL WEISZ, ARNOLD VOSLOO ET DWAYNE JOHNSON

À noter : le personnage du ‘Roi Scorpion’ donnera lieu à un ‘spin-off’ éponyme, également incarné par Dwayne Johnson.

 

HAPPY BIRTHDAY, JOAN !

COLLINS

JOAN COLLINS, ACTRICE ANGLAISE À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE, QUI SE FIT CONNAÎTRE PAR LE SOAP À SUCCÈS « DYNASTIE ».

 
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Publié par le 23 mai 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS